Trouver sa Joie

On parle souvent du fait de l’importance de trouver sa voie. En général, on nous fait croire qu’il n’y en a qu’une et qu’une fois qu’on l’a trouvée, on doit y rester… pour les 40 prochaines années. Bon, c’est vrai, c’est déjà bien de nous pousser à trouver notre voie dans nos sociétés, c’est une forme de liberté qui n’existe pas partout. Pourtant, j’ai l’impression qu’il y a souvent un effet pervers derrière tout ça… My God ! Je viens de me rappeler d’un épisode de ma Vie, quand j’étais perdue lors de ma deuxième année de fac (et que j’avais encore arrêté car je me sentais totalement perdue et pas du tout à ma place). Je m’étais inscrite à des ateliers de la Mission Locale d’une ville près de chez moi. Le but était de nous guider, nous les jeunes, pour qu’on puisse trouver notre voie et y aller. Je me rappelle que j’étais tellement perdue à cette période, que je ne savais même plus ce que je voulais faire. J’avais totalement enterré l’idée de faire du dessin mon métier. Le problème, c’est que dans ses ateliers, il fallait choisir un métier pour qu’on puisse nous aider à y accéder. On faisait des tours de table, et à chaque fois que venait mon tour, j’étais hyper stressée en ne sachant pas quoi dire. C’était assez horrible à vivre, maintenant que je m’en souviens… A l’époque, je n’avais aucune expérience professionnelle autre que mon stage de 3ème, que j’avais fait dans une crèche (pour faire comme ma soeur…) La dame qui animait l’atelier s’est jetée sur ce détail comme une morte de faim et elle m’a matrixé le cervelet (rappelons que j’étais jeune, perdue et angoissée par l’avenir, donc très influençable). Elle m’a demandé si j’avais bien aimé mon stage, j’ai dit oui et d’un coup, elle me sort que je pourrais devenir Educatrice de jeunes enfants. Euhhh WTF ?? C’était la première fois que j’entendais parler de ce métier et si j’avais pu m’écouter, j’aurais tout de suite su que ça ne me correspondait pas du tout. Mais, il y avait urgence car il fallait que la dame ait placé tous les jeunes qu’elle suivait dans des stages ou des formations pour des métiers précis avant une certaine date. J’avais aussi des rendez-vous individuels avec elle et je sentais qu’elle me mettait la pression pour que « je me case dans une branche » peu importe laquelle finalement… Mais, j’avais pas vu ça comme ça, à ce moment-là. Je me disais juste que j’avais un problème à ne pas savoir ce que je voulais faire, alors que tout le monde semblait trouver très facilement. En plus, c’était une période où je ne m’aimais pas, donc les autres avaient toujours raison et moi tort, je ne me soutenais jamais… En tout cas, je n’ai pas eu le temps de me poser pour réfléchir à ce que j’avais vraiment envie de faire de ma Vie. L’autre greluche m’a harcelée pour que je fasse une lettre de motivation pour demander un stage dans la crèche de ma ville. Elle m’a même poussée à faire une lettre pour la Mairie, pour viser plus de crèches de la ville… Elle n’a pas écouté ce que je voulais vraiment : du temps. Elle ne pensait qu’au rendement. Finalement, heureusement, l’Univers a pris les choses en main. Il a tout bloqué dans mes démarches pour devenir Educatrice de jeunes enfants. Je n’ai jamais eu de réponses, ni de la Mairie, ni de la crèche. J’en suis tellement reconnaissante, car aujourd’hui, je serais peut-être encore en train d’exercer ce métier qui m’indiffère, au lieu d’être illustratrice et auteure BD et je serais sûrement malheureuse. Je n’aurais même pas pu fait un tiers de tout ce que j’ai réalisé dans ma Vie. Alors, je me suis posé une question : ne serait-il pas plus judicieux de trouver sa Joie plutôt que de trouver sa voie ? Je pense que quand on suit sa Joie, il n’y a aucune erreur possible ! Si, depuis le début, j’avais suivi ma Joie, je n’aurais jamais fait 8 ans d’études et frôler la dépression… En même temps, cette expérience m’a appris à ne plus résister quand je ne me sens pas à ma place quelque part et à partir le plus rapidement possible. Chaque expérience que j’ai vécu, positive ou challengeante (j’évite de dire négative car je crois aujourd’hui qu’il y a toujours quelque chose à apprendre), m’a apporté son lot de beaux enseignements de Vie. Même ces fois où je n’ai pas réussi à m’écouter et que j’ai donc expérimenté des choses douloureuses et que j’en ai souffert ensuite. Ça m’a appris à être davantage à l’écoute de ce qui vibre en moi et de me faire confiance sur ce que je ressens. On est aussi ici pour apprendre. La Vie est comme une école. J’en parlais d’ailleurs dans mon article ici. En fait, c’est normal de tâtonner, d’échouer, de se relever, de réajuster. La Vie, c’est ça ! Et, quand on est enfants, on le sait parfaitement. J’avais déjà utilisé cet exemple car il est vraiment puissant pour moi : combien de fois tombent les bébés avant de réussir à marcher ? Des centaines de fois. Est-ce qu’ils abandonnent pour autant ? Heureusement que non, sinon on serait tous encore en train de ramper. Une planète d’adultes rampants haha Je crois que notre seul vrai ennemi, c’est notre jugement par rapport à tout ce qu’on entreprend et qu’on ne trouve jamais assez bien. Le bébé se relève jusqu’à ne plus tomber, jusqu’à se tenir debout, jusqu’à faire un pas, jusqu’à marcher, jusqu’à courir. C’est instinctif ! Ensuite, c’est vrai qu’on est très nombreux à être formatés pour abandonner au premier échec. Mais, qui dit que l’échec en question n’est pas juste la parfaite occasion de se repositionner et de réaffirmer son choix, son engagement ? Si on ne diabolisait pas les échecs, si on ne les considérait pas comme quelque chose de négatif, je pense que ça changerait énormément de choses. Quand le bébé tombe, ses parents l’applaudissent et l’encouragent à se relever. S’ils l’engueulaient ou le traitaient d’incapable et d’abruti, pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre qu’il resterait par terre. Finalement, c’est juste notre perception et notre regard sur nos expériences qu’il faudrait réussir à changer. Ne pas les juger du tout serait encore bien mieux, mais allons-y mollo ! Et, pour en revenir au sujet de cet article, après des années à y réfléchir, je pense que le but de la Vie (de la mienne, en tout cas), c’est de trouver sa Joie, et pourquoi pas de la transmettre ensuite aux autres. J’aime vraiment l’idée de diffuser l’Amour et la Joie autour de moi. Ça fait très New Age et Flower Power, mais ça me rend joyeuse de me dire que je vais me concentrer là-dessus désormais : suivre ma Joie et diffuser la Joie ! Quel beau projet de Vie !! Je sais, en plus, que si je passe mon temps à me concentrer sur ces belles énergies, l’Univers m’enverra encore plus d’expériences de ce genre (car la Loi de l’Attraction se mettra en action) et ça me réjouit d’avance ! Vous voyez, la Joie attire la Joie 😀   Much Love to you all  Christelle alias TeeNa