Change tes circuits neuronaux !,  J'ai testé...

Un monde d’adulescents

Je réfléchis à ce sujet depuis des années (avec angoisse) : le fait de devenir adulte !

Si on en parlait ? Chic chic !

Commençons par une petite définition.

J’en ai trouvé plusieurs :

  • Le Larousse nous dit qu’un adulte est un individu « qui est parvenu au terme de sa croissance, à son plein développement. Qui fait preuve d’équilibre, de maturité (par opposition à infantile).»
  • Wikipédia, quant à lui, définit l’adulte comme « un individu biologiquement stable qui, ayant acquis sa maturité sexuelle, est susceptible de se reproduire. »

Alors, en théorie, c’est bien joli tout ça, mais dans la réalité, comment ça se passe concrètement ? Bah, les choses sont beaucoup moins tranchées… et joyeuses, disons-le clairement.

D’ailleurs, on observe de plus en plus fréquemment un phénomène étrange qui a pour effet de prolonger la période adolescente jusqu’à plus soif.

On appelle cette période, située à mi-chemin entre l’adolescence et l’âge adulte, l’adulescence ! Et, un adulescent est un jeune adulte dont le comportement rappelle celui des adolescents.

Un peu comme si on voulait retarder le moment fatidique de sauter dans le grand bain…

Quel charabia, quand on y pense ! Car, en y réfléchissant bien, je me demande si les adultes existent vraiment… Quand je regarde les gens interagir les uns avec les autres, j’ai juste l’impression de voir des enfants, très grands en taille certes, dans la cour d’école, en train de se chamailler. Regardez les personnes que vous côtoyez au travail, des enfants tous des enfants. J’en fait d’ailleurs également partie, de ces grands enfants.

Si on regarde même dans les plus hautes sphères de la société (politiques et autres) : des enfants encore !

Je crois que notre monde est gouverné par des enfants malheureux qui ont mal grandi… ce qui explique la tronche de la société dans laquelle on vit.

Je crois que personne n’a envie de devenir adulte. Et en même temps, qui voudrait se taper pleins de responsabilités plus chiantissimes les unes que les autres, être privé de sa liberté, ne plus pouvoir s’amuser, faire le pitre, être émerveillé de la Vie, faire du toboggan, de la corde à sauter, de la balançoire… être heureux, quoi !

Si on nous donnait le choix, qui voudrait sérieusement devenir adulte ??? Je vous le dis : personne !

 

Pendant des années, j’avais une peur panique de passer à « l’âge adulte », comme on le nomme si bien. Mais, quel est cet âge, au juste ? A quel âge devient-on adulte ?

Est-ce qu’on peut considérer l’âge de la majorité comme un passage à l’âge adulte ? Je le croyais… avant d’avoir 18 ans.

On s’attend souvent, en changeant d’âge, à se réveiller un matin avec la sagesse, les « attributs », tous les outils dont on aura besoin pour être reconnu socialement et avancer dans notre nouvelle vie… Mais, ça ne se passe jamais comme ça.

Personnellement, avoir 18 ans ne m’a fait ni chaud ni froid, ça m’a même plutôt amusée. C’est plutôt le passage à 20 ans qui m’a traumatisée (oui, je sais, je me traumatise d’un rien haha !) J’ai eu la désagréable sensation de prendre 10 ans d’un coup, rien qu’en changeant de dizaine. Et, pour couronner le tout, j’étais plus perdue que jamais… j’étais à la fac… je ne vais pas me répéter dans cet article car ceux qui ont retenu ce que j’ai dit dans les articles précédents vont penser que je radote comme une vieille mamie…

En tout cas, j’ai beaucoup appréhendé le fait de devenir adulte, j’en avais des sueurs froides car je ne savais pas si je serai à la hauteur un jour et encore moins si je saurais enfilé ce costume trop grand pour moi… et je ne voulais pas non plus avoir à dire adieu à ma joie de vivre.

Pourquoi voir le fait de devenir adulte d’un œil aussi négatif ? « J’en sais rien, j’suis pas Julie Lescaut » (dédicace à une amie avec cette expression absurde haha)

Je ne sais pas d’où me vient cette croyance bien ancrée que l’âge adulte est morne, ennuyeux, synonyme de désespoir et de renoncement aux rêves les plus chers à notre cœur.

Peut-être car on entend trop souvent l’injonction selon laquelle il faudrait être raisonnable en devenant adulte, arrêter de rêver en couleur (c’est vrai que c’est tellement plus excitant de rêver en noir et blanc…), ne surtout pas croire à ses rêves car ils sont impossibles et irréalisables, farfelus, débiles, naïfs, enfantins… ils ne sont que des rêves et les rêves ne sont pas faits pour être réaliser, mais juste nous garder en mouvement, comme l’âne avec la carotte…

Le problème avec le fait de voir les choses de cette façon et de croire que nos rêves ne se réaliseront jamais, c’est qu’on se tue à petits feux, ces croyances négatives et pessimistes sont du pur poison qu’on s’injecte à haute dose tous les jours dès qu’on passe la barre de « l’âge adulte ».

Ne vous êtes-vous jamais demandés pourquoi depuis quelques années, les bun-out ont explosés ?

Ma théorie, c’est qu’à force d’étouffer nos désirs, le corps dit juste « Stop ! », il lâche l’affaire en gros, il démissionne comme on démissionne aussi en niant notre Moi profond, en bâillonnant nos rêves et nos désirs les plus authentiques.

Comment être motivé pour se lever le matin quand on mène une vie qui ne nous ressemble pas, qui ne nous fait pas vibrer et que l’endroit où on passe le plus de temps (au travail, donc) est un lieu qui nous donne des haut-le-cœur, avec des personnes qu’on aimerait plutôt claquer, mais à qui on est obligés de faire de grands sourires hypocrites ?

 

Et le problème de notre société, c’est qu’elle attend de nous qu’on devienne ces personnes fausses, bien lisses et bien rangés dans le troupeau, qui se nient pour ne pas être exclus, rejetés, bannis. Et, pour y arriver, c’est nous-mêmes qu’on exclut, qu’on rejette et qu’on banni.

Il y a un certain mépris pour les personnes qui arrivent à rester connectées à leur cœur et à toutes ces belles choses qu’on a héritées de l’enfance.

Quand je me suis lancée en tant qu’illustratrice, j’ai eu beaucoup de critiques, on me prenait pour une folle d’oser croire pouvoir réaliser mon rêve d’enfant. Il y a même une personne qui m’avait dit que c’était un « métier fictif » (j’ai déjà mentionné ça dans l’article sur le travail passion, il me semble…)

Pourquoi autant de négativité, de méchanceté et de pessimisme ? Pourquoi ne pas s’inspirer des gens qui osent réaliser leurs rêves et se dire que s’ils y arrivent, on peut le faire aussi ?

En tant qu’adulte, on a tous les moyens à notre disposition et la maturité nécessaire pour agir et créer, alors que quand on est enfant, on ne peut en général faire que rêver.

Pourquoi alors ne pas voir l’âge adulte comme l’opportunité de réaliser ses rêves d’enfant ?

Vu comme ça, c’est tout de suite moins stressant et oppressant, on a même hâte de devenir adulte pour pouvoir enfin passer à l’action.

On a le droit de s’autoriser à rester alignés à notre cœur, c’est ce qui fait la particularité de chaque personne. On est certes tous connectés les uns aux autres, mais chacun apporte son unicité pour colorer le monde. C’est comme les flocons de neige qui sont tous différents mais qui, ensemble, crée ces magnifiques manteaux de neige qu’on adore tant.

Je retiendrai donc ceci :

  • L’enfance est faite pour rêver, découvrir la Vie, trouver ce qu’on aime faire, faire ce qu’on aime, être dans la Joie
  • L’âge adulte est fait pour passer à l’action et rendre nos rêves réels, continuer à rêver encore plus, découvrir, faire ce qu’on aime et kiffer la Vie avec encore plus de Joie !

Moi, ça me donne la pêche de penser comme ça !! Pas vous ?

Much Love to you all ❤

TeeNa

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *