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Trop de beauté tue la beauté ?

Quel est ce titre bizarroïde ?

N’avez-vous jamais entendu dire « c’est trop beau pour être vrai » ? Cette phrase est la meilleure amie de « arrête de rêver en couleur » (pourtant, c’est le secret du bonheur, comme le dit si bien le slogan de mon blog hihi)

Je parle ici de ce genre de phrases rabat-joie qu’on nous balance ou qu’on se balance à soi-même avec pour but inconscient de saper tous nos espoirs d’une vie plus joyeuse.

Je sais, je pars toujours d’une goutte d’eau et j’en fais un océan… Mais, mon cerveau est très actif, il faut bien que ça serve à quelque chose haha !

Je me suis donc demandé : pourquoi les choses qu’on considère comme étant « trop belles » devraient forcément être fausses ou moins réalistes comparées à des choses hyper pourries ou plus moches que la mochitude incarnée ?

En quoi est-ce logique ?

Qui en a décidé ainsi ? Pas moi, ça c’est sûr !

 

Je ne comprendrai jamais cette manie de ternir les choses positives, comme si on avait peur que si elles brillaient trop, elles attireraient le malheur ou la jalousie et l’envie des autres. On se précipite donc pour minimiser leur aspect génialissime et clinquant, on les lynche sur place, avant que quelqu’un d’autre ne remarque leur existence. Mais, c’est une sorte d’auto-sabotage car on n’a même pas le temps de savourer ce qui nous arrive qu’on doit déjà cracher dessus…

C’est comme si on avait peur de trop attirer l’attention sur soi et de se faire punir par le « vieux barbu sur les nuages », qui se rendrait ainsi compte qu’il a fait une erreur en nous donnant des cadeaux… une fois son erreur remarquée, il nous accablerait d’une avalanche de rochers et d’embûches en tous genres. Et toute cette souffrance peut être évitée grâce à une mini action : refuser les belles choses qui nous arrivent ou minimiser leur impact positif sur nous.

Je crois qu’il y a aussi la croyance qu’on ne mérite pas le meilleur, ce qui fait qu’on a beaucoup de mal à l’accepter quand il se présente à nous. Dans ce cas, est-ce que le pire serait plus confortable et plus facile à gérer ?

Si on part du principe que dans la Vie, il y a plus souvent de moments difficiles, gris, douloureux et négatifs, c’est donc la normalité, la norme, tout le monde vit au rythme de cette musique infernale. Les bons moments, la Joie, le Bonheur, la Paix et toutes les choses qu’on voit comme positives sont uniquement les éclaircies passagères dans le ciel orageux qu’est censée être la Vie.

Comment ressentir et exprimer de la gratitude quand on a ce genre de croyances et que des situations positives (attendues ou non) se présentent à notre porte et qu’on les dégage à grands coups de pied bien placés ?

 

D’ailleurs, vous avez sûrement déjà remarqué ce type d’individus qu’on appelle communément « les rageux », qui passent leur temps à critiquer tout ce que les autres ont, font et vivent. Bien souvent, c’est aussi pour ne pas s’attirer les foudres de ce genre de personnes qu’on peut avoir le réflexe auto-destructeur de limiter notre bonheur. On va brider notre plussoyance pour ne pas trop éblouir les autres. On va confiner nos talents et nos potentiels sous une couche de fausses excuses.

La liste est longue… Mais, en gros, on se pourrit la Vie nous-mêmes pour ne pas être rejetés par la société ou détestés de ceux qui n’ont pas envie d’être heureux ou n’y arrivent pas (comme ils le voudraient, en tout cas).

Beaucoup de personnes se plaignent de leur vie qui n’est jamais assez bien à leur goût, tout ce qu’elles ont, elles le voudraient différent et même quand elles ont finalement ce qu’elles veulent, elles ne sont toujours pas satisfaites… En même temps, elles passent le plus clair de leur temps à se comparer aux autres et à trouver injuste de ne pas avoir les mêmes opportunités d’être heureuses, sans voir que juste devant leur pif, elles ont des cadeaux parfaitement taillés pour elles…

J’en ai fait partie de ce genre de personnes par le passé, ce n’est donc pas une critique en soi, juste une constatation de l’énergie et du temps perdu à envier les autres et à se rendre malheureux gratuitement…

Le nombre d’années que j’aurais gagné et l’énergie que j’aurais économisée si j’avais su… Mais, c’était sûrement nécessaire car aujourd’hui, je vois clairement l’intérêt de ne se comparer qu’à soi-même. Finalement, on est vraiment la seule personne à laquelle on peut vraiment se comparer car il n’y a personne au monde qui a exactement la même histoire que nous-mêmes. Il peut y avoir des ressemblances troublantes, mais même des jumeaux ont des vécus et des ressentis différents. Quelle est alors la valeur ajoutée de se prendre la tête pour quelque chose qui n’a aucun sens et ne fait que nous rendre plus malheureux et aigris ?

Quand on est dans l’envie et la jalousie, on vibre très bas énergétiquement et je crois que ça agit comme un aimant qui attire à nous des situations encore plus merdiques à vivre. C’est en tout cas ce que j’ai vécu à une époque de ma vie. Je ne comprenais pas pourquoi les choses allaient de plus en plus mal, comme si je sautais de champignons en champignons et qu’ils s’écroulaient tous les uns après les autres dès que je me posais sur eux… Haha sorry, une référence pourrie à Mario m’est venue, mais je ne suis même pas sûre qu’il doive toucher les champignons dans le jeu, ils sont toxiques, me semble-t-il…

 

Enfin bref, tout ça pour dire qu’avec des pensées de haine, d’envie et de jalousie, on ne construit jamais une solide confiance en soi et encore moins une Vie heureuse… Ceux qui ont réussi sont libres de me contredire et s’exprimer ici…

Et puis, un autre avantage à ne se comparer qu’à soi-même : c’est forcément toujours positif car la Vie est évolution, on finit donc toujours par évoluer à un moment donné.

Moi, par exemple, si je me compare à la TeeNa de… 2008 = OUAW !!! Le jour et la nuit ! En 10 ans, j’ai tellement grandi intérieurement. Je rêvais de devenir qui j’étais réellement et c’est celle que je suis enfin aujourd’hui !

Mais, sans aller aussi loin dans le temps, si je me compare même à celle que j’étais il y a 1 an ou 6 mois, j’ai énormément évolué, j’ai fait des sauts quantiques, des bonds de conscience ! Et je suis encore plus alignée à l’heure qu’il est.

Je suis passée par des moments pas toujours agréables (pour ne pas dire complètement flippants…), mais j’ai gardé le cap et j’en suis sortie bien plus forte et surtout : bien plus Moi !

J’ai enlevé les couches d’oignon superflues pour être plus authentique et me montrer telle que je suis. Ce qui est beaucoup plus facile à porter qu’un masque qui pèse de plus en plus lourd chaque jour… c’est aussi très dur de se nier jusqu’à oublier qui on est vraiment… et cet oubli nous pousse à chercher en l’autre une identité.

Et, finalement, si on n’est pas soi-même, comment être heureux pour les autres à qui il arrive de belles choses ? Comment apprécier ce qui nous arrive de beau ?

Si l’autre est l’identité qu’on se choisit, on ne peut qu’être jaloux et médisant quand il est heureux alors qu’on est malheureux… c’est un cercle vicieux sans fin et il fait qu’on répand notre bile sur les autres à travers des comportements de rageux !

J’ai déjà éprouvé de la jalousie au point d’en avoir mal au ventre. Je voulais absolument être la personne que je jalousais, je voulais vivre ce qu’elle vivait, je trouvais qu’elle ne méritait pas d’être heureuse et surtout pas alors que moi j’étais si malheureuse… Ce type de comportement ne peut provoquer que plus de haine. Et, ce que je ne voyais pas, à l’époque, c’est que je ne m’occupais pas de ce qui était fait pour moi, je n’en voulais pas, comme si je voulais absolument manger dans l’assiette de quelqu’un d’autre en snobant ce qu’il y a dans ma propre assiette.

Mais, le truc bizarre, c’est que quand on reçoit enfin ce merveilleux cadeau tant attendu, quand on a enfin en face de soi, le plat qu’on convoitait depuis si longtemps dans l’assiette du voisin, la première réaction que beaucoup d’entre nous avons : c’est l’incrédulité ! Ce qui est quand même le summum de la connerie, selon moi…

Peut-être que le but n’est pas vraiment d’avoir ce qu’on veut, mais simplement de désirer ces choses, histoire de dire qu’on est comme tout le monde à vouloir des trucs qu’on n’obtient jamais et que c’est très bien comme ça… Donc, on est censés vivre comme des ânes, en train de courir toute notre vie après une pauvre carotte moisie et avoir pleins de regrets sur notre lit de mort ? A quoi ça sert au juste, à part se frustrer ?

N’y aurait-il pas une peur du bonheur cachée derrière tout ça ? Ce bonheur qu’on voit comme quelque chose d’instable et d’éphémère.

Il apparaît admis par la majorité que le bonheur ne dure qu’un temps. Serait-ce alors une forme de protection contre la déception de perdre ce qu’on a tant et si longtemps attendu ? On va donc anticiper la fin imminente de ce bonheur pour ne pas trop y prendre goût et limiter la sensation de vide profond qui suit obligatoirement…

Pour Sa Seigneurie le Malheur, la Vie est bien plus douce et longue. Il a tous les privilèges et jouit d’une longévité éternelle… On a beau s’en méfier, il finit toujours par nous retrouver et s’abattre sur nous tel l’aigle qui fond sur sa proie…

Pourquoi le malheur a plus de fans et de partisans ? Pourquoi croire qu’il est plus réel que le bonheur ?

 

Est-ce que ça veut vraiment dire quelque chose ?

Je pense que le monde est loin d’être manichéen, il est plutôt fait d’un camaïeu de gris plus ou moins intenses et c’est finalement nous qui donnons du sens aux expériences que nous vivons et qui les teintons selon nos propres filtres.

Si on a le choix : pourquoi choisir de donner plus d’espaces et de corps à des choses qui nous rendent malheureux ?

A moins d’être masochistes, je ne vois pas…

 

Stop au masochisme !

Osons vouloir vivre de belles choses, être reconnaissants de ce qui nous arrive et savourer les cadeaux merveilleux qu’on reçoit à leur juste valeur, sans se soucier de ce que les autres en penseront et en diront !

 

Much Love to you all 💖

TeeNa

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