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Travailler doux : nouvelle philosophie de Vie !

J’entends très souvent dire qu’il faut « travailler dur » si on veut arriver à obtenir ce qu’on veut dans la Vie. Si on creuse un peu, ça sous-entendrait donc que, dans la Vie, on n’a rien sans fournir des efforts répétés et, de préférence, douloureux…

On n’aurait donc jamais rien sans suer sang et eau ? Pourquoi tout ça sonne faux et m’écorche les tympans ?

Je ne comprends pas qu’on nous rabâche la soi-disant nécessité de travailler dur depuis des lustres. Je pense que cette idée, une fois bien enregistrée par notre cervelet, provoque des situations désagréables ou difficiles pour confirmer la croyance première.

En gros, si on croit qu’il faut galérer pour avoir éventuellement droit à des micro poussières de miettes de ce qu’on veut vraiment, cette croyance va créer des circonstances qui vont venir prouver que c’est vrai. Ça va créer les cailloux et les rochers sur lesquels on va se péter les dents, quoi !

Quand j’ai commencé en tant que « freelance »… j’utilise de moins en moins ce terme car le mot « free » a un peu une connotation de travail gratuit et ça me dérange depuis que j’ai remarqué ça…

Donc, quand j’ai débuté, j’entendais souvent les gens, entrepreneurs ou non, dire qu’il fallait en gros attendre 5 ans pour savoir si une entreprise allait vraiment marcher. C’est comme si on disait « il faut galérer minimum 5 ans avant de pouvoir souffler et peut-être réussir (seulement si t’as une énorme chance) ». Le cerveau enregistre cette information et ça se vérifie car il y a énormément d’entreprises ou start-up qui décollent ou coulent au bout de ces fameuses 5 années fatidiques…

Tout pour dissuader de se lancer à son propre compte…

 

Une question persiste : Pourquoi doit-on travailler dur ??

En quel honneur ? Pourquoi ça ne suffirait pas de travailler tout court et de faire de son mieux ?

J’ai été adepte de cette façon de voir la Vie et d’agir. J’étais un tyran avec moi-même pendant plusieurs années, la barre était toujours trop haute et je pensais que je ne faisais jamais assez d’efforts, donc je me flagellais encore plus… A force, j’ai réalisé que cette façon de me traiter me bloquait et me traumatisait, je perdais confiance en moi et je me trouvais nulle, j’étais figée et je n’osais plus rien faire.

Mais, je remarque que beaucoup de personnes estiment que le fait de ne pas travailler dur est un signe de médiocrité, de mollesse d’esprit ou de fainéantise.

 

Je viens justement de trouver une traduction de l’article Hard Work de Steve Pavlina (ça me donne envie de hurler et de m’arracher les cheveux !)

Il est dit : « Si vous voulez atteindre des objectifs vraiment grands et intéressants, vous devrez apprendre à aimer le fait de travailler dur. Le dur labeur fait la différence. C’est ce qui sépare les enfants des adultes. Vous pouvez continuer de vivre comme un enfant et désespérément vouloir que la vie soit toujours facile, mais alors vous serez bloqué dans un monde enfantin »

Alors, déjà, je ne vois aucun rapport entre le fait de travailler dur et de rester un enfant… En fait, c’est comme si en devenant adulte, on devait forcément se taper pleins de trucs chiants à faire et pleins de sacrifices, la Vie devient une souffrance perpétuelle et apparemment, on est censés rechercher cette lutte quotidienne, sinon ça veut dire qu’on est encore des gros gamins… Je ne peux pas être d’accord avec cette vision des choses. Je trouve ça tyrannique et débile de dire ça et de faire des liens qui n’ont pas lieu d’être. Bon, après chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais je trouve ça assez dangereux de mettre ce genre d’idées dans la tête des enfants… Et je comprends mieux pourquoi j’ai traîné la patte aussi longtemps pour ne pas devenir adulte, c’est carrément le bagne ! Je ne sais pas si je suis vraiment adulte ni même si je le serai un jour et encore moins si j’en ai envie si être adulte ça veut dire devoir lutter chaque jour pour avoir une vie de dépressive anonyme dans laquelle je me flagelle dès que j’ai l’impression de ne pas faire assez d’efforts pour ne pas obtenir ce que je veux réellement… oui, car les rêves ne sont pas faits pour être réalisés, mais juste pour nous faire avancer comme des ânes… Donc, il faudrait accepter de travailler dur en gardant le sourire, tout ça pour ne pas avoir ce qu’on veut ?? Ça donne mal à la tête…

Perso, je passe mon tour hein ! Pas le temps de dépenser bêtement mon énergie…

Ensuite, il est aussi dit : « Quand vous vivez en poursuivant un but significatif, alors travailler dur n’est pas une option. C’est une nécessité. »

Idem. Toujours pas d’accord… j’essaie de contenir mon agacement haha… Je crois que ce qui m’énerve le plus, c’est qu’une partie de moi croit à ces bullshit de dur labeur et travailler dur et sacrifices en tous genres… et ça me pourrit la Vie depuis des années… Après, ce n’était peut-être pas mon choix d’y adhérer à l’époque, mais j’ai aujourd’hui le choix de jeter toutes ces fadaises à la benne et de brûler la poubelle par la même occasion !

Car on pourra dire ce qu’on veut, mais j’en vois bien plus des personnes qui travaillent dur parce qu’elles trouvent ça normal voire obligatoire et qui galèrent pourtant et qui ne sont ni épanouies ni heureuses… Parce que même quand on estime avoir bien mérité sa place et ce qu’on voulait après des années de galère, souvent le cerveau s’est habitué à ces schémas de manque et de souffrance donc il fera tout pour avoir sa dose quotidienne de difficulté. C’est donc un cercle vicieux qui n’a jamais de fin, à moins qu’on dise Stop et qu’on descende du manège !

Comme d’habitude et comme pour tout : le choix nous appartient !

Et moi, je décide que je n’ai pas envie, plus envie de devoir galérer et travailler dur pour obtenir ce que je veux et ça ne veut pas dire pour autant que je sois une personne fainéante ou molle ou médiocre. J’ai juste développé une allergie à la souffrance et au sacrifice…

 

J’estime que j’ai le droit d’avoir tout ce dont j’ai besoin dans la plus douce des fluidités.

On en revient à l’histoire de la vague (cf. mon article sur la surfistique), si je lutte contre la vague, j’ai le plus de chance de me noyer. Et, comme toujours, on a toujours en notre possession qu’un seul morceau du puzzle. Souvent, on ignore pendant très longtemps à quoi vont servir les pièces qu’on a dans nos mains. Et, c’est seulement des jours, des semaines, des mois ou même des années après que tous les liens concordent et qu’on comprend tout !

Pourquoi lutter quand on ne sait même pas pourquoi les choses bloquent ? Pourquoi lutter tout court ?

Comme avec l’exemple de mes BD, le moment où j’ai lâché, c’est là que tout s’est enclenché tout seul, mais tant que j’étais dans la lutte et que j’insistais parce que je voulais que les choses se fassent exactement comme je l’avais décidé, tout était bloqué.

Voilà pourquoi je ne peux pas être d’accord avec une « philosophie de vie » qui prône le dur labeur comme une valeur noble et recommandée pour tous sans modération. Ça va à l’encontre de toutes mes croyances et de tout ce que j’ai pu expérimenter jusqu’ici…

J’ai plutôt envie de prôner plus de douceur et d’écoute de soi. Plus de compassion pour soi-même et les autres. Plus d’acceptation et plus d’ouverture. Plus d’imperfections et de tolérance. Plus de bienveillance.

Et j’ai aussi envie de cultiver mon grain de folie qui fait que je ne suis pas un robot ni un mouton qui avance sagement dans le troupeau en « broutant dur ». Je n’ai plus envie de donner le bâton pour me faire défoncer la face ! Violence inutile et pas du tout constructive.

Enfin voilà, c’était mon avis sur ce sujet (qui me hérisse le poil…) Chacun est libre d’être d’accord ou non.

Mais, petite question avant de vous quitter : ce que vous faites en travaillant dur, ne pourrait-il pas être aussi bien fait (voire mieux) en étant simplement constant et discipliné ?

En tout cas, moi je décide à partir d’aujourd’hui de Travailler doux !

 

Much Love to you all 💖

TeeNa

2 commentaires

  • Bliah

    Super article!! j’aime beaucoup « travailler doux » valeur essentielle à transmettre, à partager, à incarner (-;
    Merci pour cet article qui nous ramène à plus de douceur à notre enfant intérieur

    • TeeNa

      Merci pour ton commentaire <3 !!
      Je suis vraiment heureuse que mes "épiphanies" puissent transmettre des choses positives aux autres. J'ai envie d'incarner cette valeur de douceur et de montrer que c'est possible ! 🙂

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