« Paye ta vie ! » ou l’expression du sacrifice

En prenant le bus, j’ai aperçu l’autre jour un tag qui disait « Paye ta vie ». Je sais que c’est une expression beaucoup utilisée ces derniers temps, mais j’ai trouvé ça assez violent sur le coup et j’ai commencé à me questionner sur le sens de cette phrase. Visiblement, tout le monde est censé savoir ce que ça veut dire…mais j’avoue que ce n’est pas mon cas !

Alors, je me suis amusée à décortiquer cette expression… « Oh non ! Encore… » Eh oui hihi !

Commençons d’abord par étudier l’utilisation du mot « payer », qui est, à mon sens, très parlante. C’est comme si on avait une espèce de dette à régler. Comme si on naissait déjà endetté et qu’on devait passer sa vie à rembourser son dû, d’où notre société fondée sur la notion de travail portée par l’expression « gagner sa vie ». Mais, petite question anodine (genre…) :

est-ce que si on déteste son boulot et/ou sa vie, on rembourse plus vite sa dette ?

Car derrière l’intention de « gagner sa vie », il y a la volonté de lutte, compétition et victoire OU défaite. On parle d’ailleurs aussi de « rater sa vie » (si on n’a pas de Rolex à 50 ans, tout ça…), ce qui voudrait dire qu’on a échoué dans la tentative de « gagner sa vie » et donc pas qu’on n’a pas réussi à rembourser sa dette.

Tout ça découle peut-être de la notion de sacrifice, si chère au cœur de notre bonne vielle société judéo-chrétienne. Société pour laquelle le fait de « gagner son paradis » en passant par la souffrance (donc en étant martyr, quelque part) est une condition indispensable à toute vie réussie qui se respecte. Le dur labeur est exigé pour obtenir même une poussière de miette. C’est d’ailleurs tout ce qu’on peut obtenir en se saignant aux quatre veines (pourquoi quatre, d’ailleurs ?) De toute façon, même si on obtenait exactement ce qu’on veut en cravachant, il y a fort à parier que la satisfaction ne sera pas au rendez-vous car après avoir trimé autant, on espère toujours bien plus que ce qu’on arrive à avoir.

J’ai recherché la signification précise du terme sacrifice, pour être sûre qu’on parlait bien de la même chose. Le sacrifice, à la base, c’est donc une « offrande à une divinité et, en particulier, immolation de victimes. Effort volontairement produit, peine volontairement acceptée dans un dessein religieux d’expiation ou d’intercession. » Donc, c’est bien ça, le sacrifice sert à expier ses péchés, autrement dit, la dette qu’on a contracté à la naissance et qu’on doit payer tout au long de sa vie en trimant et en souffrant mille morts.

Car c’est bien connu, ceux qui réussissent trop facilement vont forcément le payer à un moment donné… C’est en tout cas ce qu’attendent les autres, ceux qui triment toute leur vie et trouvent injuste que d’autres accèdent à leurs rêves sans autant galérer. Tout le monde doit bien passer à un moment ou en autre par le sacrifice. Personne n’a le droit d’y échapper, sous peine d’être rejeté du clan. Voilà ce qui explique qu’on peut voir des personnes « fauchées en pleine gloire », c’est une sorte d’auto-sabotage sacrificiel (Ouaw ! Je suis allée le chercher loin, celui-là *o*) ! Il faut bien souffrir à un moment donné alors autant s’infliger cette punition soi-même, ce sera bien moins douloureux ! On s’auto-savonne la planche, on coupe l’herbe sous notre propre pied, on s’empêche de trop réussir, pas trop vite et surtout pas trop haut, quel sacrilège !

Et, quand il s’agit du bonheur, c’est encore pire ! De quel droit serait-on heureux quand autant de personnes souffrent dans le monde…dans notre entourage ?! Quel affront, quel égoïsme ! Autant être tous dans la même m*rde, à galérer et s’enfoncer les uns les autres, pour rester à se noyer dans la même bouse… Il ne faut surtout pas trop étaler son bonheur devant les autres, c’est indécent. Si vous trouvez que je vais trop loin, regardez donc ces personnes qui incendient les gens (sur les réseaux sociaux) qui osent montrer qu’ils sont heureux, seuls ou en couple, qu’ils voyagent, vivent leurs rêves… Au lieu de s’en inspirer et de se dire que c’est possible pour eux aussi, la plupart des gens vont se mettre à être jaloux et critiquer ceux qui leur montrent que leur propre vie pourrait être tellement mieux s’ils se l’autorisaient. Ils voient plutôt ça comme un affront, une façon de les narguer en leur montrant que leur vie est pourrie. Comme pour tout, il s’agit du point de vue qu’on a de la Vie et des choses sur lesquelles on veut se focaliser.

Moi, j’ai décidé de me focaliser sur le fait que cette histoire de pseudo-dette qu’on a dès notre naissance, je m’en tamponne le coquillard avec une patte de grenouille, car ce n’est qu’une façon de plus de se punir et de saboter ses chances d’être heureux. Je pense qu’il y a tellement de belles choses qu’on pourrait réaliser si on n’avait pas ce sentiment de culpabilité pour étouffer nos rêves. Le sacrifice n’a jamais aidé personne, bien au contraire. Quel intérêt de souffrir tous ensemble sans aucune lueur d’espoir ? Si vous avez la réponse, je veux bien l’entendre !

TeeNa ★

Atelier-conférence de reconnexion à son enfant intérieur

Le mois de juin a marqué une étape décisive dans ma vie et dans mon parcours de développement personnel.

J’ai obtenu un diplôme de technicien en PNL en avril dernier et le 23 juin, j’ai eu l’occasion d’animer mon premier atelier de coaching ! Devant des vraies personnes et tout, et tout ! J’étais hyper excitée et en même temps anxieuse car c’était la première fois que je me présentais en tant que professionnelle du coaching devant un public.

Avant ça, ce qui m’a le plus stressée c’était de trouver un thème d’atelier accrocheur et sur lequel je puisse m’exprimer avec entrain et énergie car ce serait un sujet que je maîtriserais. Je me suis pris la tête plusieurs jours car je ne voulais pas me tromper (même si on ne se trompe jamais et tous les choix sont bons finalement !), et puis, quand je m’y attendais le moins, le sujet s’est imposé à moi de lui-même : la reconnexion à l’enfant intérieur !

J’avais eu beaucoup de signes convergeant dans cette direction les semaines précédentes, l’enfant intérieur ! C’était tellement logique, ça coulait de source car tout commence avec lui…bon, d’autres diront que ça commence avant même la conception, mais nous ne parlerons pas de ça dans cet article J

Donc, une fois mon thème choisi, il a fallu que je me penche sur le texte de présentation que j’allais rédiger pour le site Eventbrite et pour le proposer à l’espace de coworking Anticafé, à Paris. Car, j’ai eu la chance de rencontrer les gérants du lieu et qui étaient déjà intéressés par mon idée de faire des ateliers de développement personnel.

Voici le texte d’accroche en question :

« Avez-vous l’impression d’avoir grandi trop vite ? Que votre vie ne ressemble pas du tout à ce que vous espériez étant enfant ? Vous sentez-vous parfois à côté de vous-même, blasés, découragés ? Ou avez-vous la sensation d’avoir fait les mauvais choix ?

Dans notre société hyper connectée, où tout va de plus en plus vite et où les apparences ont la belle vie, il peut arriver qu’on se sente déconnecté de soi-même.

Si ces problématiques résonnent en vous, nous vous invitons à appuyer sur « pause » et à venir participer à l’atelier-conférence de reconnexion à votre enfant intérieur.

L’enfant intérieur est la représentation de ce petit être que nous avons tous été et que beaucoup ont exilé très loin au fond d’eux-mêmes, une fois arrivé le temps de devenir adultes.

Sans pour autant se transformer en Peter Pan, se reconnecter à son enfant intérieur, c’est dire OUI à la Vie, sortir de ses carcans rigides et oser retourner à soi de façon intelligente pour retrouver du sens.

Au programme, un peu de théorie mais surtout des exercices pratiques et ludiques pour :

  • Partir à la découverte de votre enfant intérieur
  • Prendre conscience de ce qui compte vraiment pour vous
  • Renouer avec la fraîcheur, la vitalité et l’intensité de vos premières années
  • Rétablir le dialogue avec votre enfant intérieur

À l’issue de cet atelier, vous aurez acquis des outils précieux pour :

  • Adoucir votre regard sur la Vie
  • Vous autoriser à être vous-mêmes
  • Retrouver l’impulsion et la motivation pour mener à bien les projets qui vous tiennent vraiment à cœur
  • Arrêter de passer à côté de votre vie»

Bilan de cette première expérience ?

J’ai trouvé qu’1 heure, c’était beaucoup trop court ! Je me suis rendue compte que j’avais en fait énormément de choses à raconter et que j’aurais aimé pouvoir entendre les histoires de chacun pour les conseiller sur les problématiques qu’ils rencontrent.

J’ai adoré faire faire une « visualisation méditative » aux participants et la pépite a été de voir le visage d’une d’entre eux complètement transformé à la fin 😀 !! Sachant que j’ai totalement improvisé cette partie et qu’à la fin de chaque phrase, je ne savais pas ce que j’allais dire ensuite…

Ça m’a donné envie de recommencer et de traiter tellement d’autres sujets !

Ça m’a donné confiance en moi et je me sens plus légitime en tant que coach, même si je débute dans le métier ! 🙂

Que du positif, quoi !

Voici quelques photos prises avant et pendant l’atelier :

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Premiers pas en tant que coach professionnelle surkiffés par…

TeeNa ★