Quand je serai grande, je serai dessinatrice de bandes dessinées, et vous ?!

Il y a quelques mois, je vous parlais de ma campagne de financement participatif pour auto-éditer ma première BD : Rodham Willows !

Après moult péripéties, ça y est, l’album est imprimé et je l’ai reçu !!

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Jamais je n’aurais imaginé autant galérer à finaliser ce projet. Je pensais naïvement que je dessinerai comme je l’ai toujours fait quand je faisais mes BD en amateur étant enfant… Que nenni !

J’ai été submergée de doutes, de peurs, d’angoisses toutes aussi castratrices artistiquement les unes que les autres. Je n’osais le dire à personne au début, mais j’ai passé plusieurs mois à ne pas pouvoir dessiner une seule page, pas même une mini case, tellement mes blocages étaient énormes ! C’était comme un raz-de-marée, un tsunami d’angoisses qui déferlait à toute vitesse sur moi et me paralysait, me faisait perdre tous mes moyens et toute confiance en mes  capacités.

En boucle, dans ma tête, il y avait les fameuses phrases : « Tu te prends pour qui ? » et ses meilleures amies : « T’es personne ! », « En quoi t’es plus légitime qu’un(e) autre pour faire de la BD ? », « Laisse tomber, t’y arriveras jamais ! T’as pas assez de talent ! », « C’est pas parce que tu faisais des BD quand t’étais petite que tu peux en faire en tant que professionnelle, t’y connais rien ! » et « T’es une « imposteuse » ! Tu arnaques les gens, ils vont demander à être remboursés ! »

Je vous laisse deviner dans quel état nerveux j’étais… Le pire, c’est que ces phrases tournaient en mode gros traître de sous-marin, donc je les entendais pas clairement, j’avais juste les sensations négatives et les angoisses correspondantes et qui ont suffi à m’empêcher de toucher un crayon pendant des mois.

Ce qui m’a bizarrement posé un énorme problème, c’est aussi le fait de gagner autant d’argent et aussi rapidement pour un projet qui me tenait autant à cœur ! Mon ego (Doom =p) ne l’a pas supporté et il a tout fait pour que je m’auto-sabote afin de rester fidèle et très loyale aux croyances limitantes héritées de mes ancêtres, qui ont toujours guidé ma vie jusqu’à présent…

Grâce à un atelier The Work, basé sur la méthode mise en place par Byron Katie (j’écrirai un article à ce sujet prochainement ^^), j’ai eu un déclic et j’ai pu enfin dessiner à nouveau une fois que j’ai pu entendre ce brouhaha intérieur et voir qu’il n’était rien d’autre que des mensonges destinés à m’éloigner de mon épanouissement.

J’ai repris le dessin et l’histoire avançait très bien, j’avais un bon rythme de travail, mais sur la fin, je me suis quand même auto-sabotée. J’allais être en retard et sur la fin, j’ai dû passer toutes mes journées à ne faire que de la BD. Je me levais à 6h et je me mettais direct à coloriser mes pages parfois jusqu’à 1h du matin… Je devais même refuser des sorties, tellement j’avais peur de ne pas pouvoir finir à temps… Vive l’angoisse !

Les 23HBD m’ont permis de donner un coup d’accélérateur et de finaliser les pages encrées. Mais, la colorisation m’a pris énormément de temps aussi.

Mais, je ne savais pas que les impressions allaient aussi me prendre la tête ! J’avais envoyé mes fichiers début avril et pendant 6 jours, je recevais des mails me disant « fichier non conforme » et me demandant de renvoyer des fichiers adaptés. Je me suis arraché les cheveux ! Je commençais à stresser à fond car ma date de dédicace à Cultura approchait à grands pas…

La date de livraison ne cessait d’être repoussée… J’ai même eu une date après ma dédicace à Cultura, j’étais là : « Nan, mais SERIOUSLY ??? ». J’ai dû annuler la première commande et en faire une autre plus chère pour avoir mes livres plus tôt. Heureusement, je suis tombée sur une hôtesse très aimable qui m’a vraiment aidée et rassurée, elle était très patiente… Mais, les galères continuaient d’arriver par pelletées entières… A un moment, j’étais tellement excédée par tout ça que je me suis dit que ce n’était pas normal et que je ne devais peut-être pas aller à cette dédicace, c’était trop bizarre que ça bloque autant, ça ne m’était jamais arrivé avant… J’essayais de savoir si c’était moi qui bloquais tout énergétiquement parce que tout devenait concret et que ça me faisait peur… mais non ! Je me suis donc vue tout annuler : ma dédicace à Cultura, mes impressions et tout le reste ! J’ai totalement lâché prise et à la fin, je ne voulais même plus avoir mes BD tellement ça avait été épuisant de lutter pour les avoir.

Le week-end est arrivé trop vite et je n’ai pas pu appeler pour annuler ma commande. J’ai donc rappelé le lundi à la première heure, et là j’apprends quoi : mes BD sont parties en impression, la commande ne peut plus être annulée ! WHAT ???!!!

Je voulais récupérer mon argent parce que je ne trouvais pas normal d’avoir dû payer plus cher pour avoir une commande encore repoussée donc j’ai poussé un coup de gueule (pauvre mec innocent, quand j’y pense xD) ! Mais, il ne pouvait plus rien annuler vu que la BD était en cours d’impression… La meuf qui ne sait pas ce qu’elle veut et qui râle alors que ça fait des jours qu’elle attendait ce moment en mode obsession haha !

Et, ce qui m’a énervée encore plus, c’est quand il me dit que si je veux que mes BD arrivent plus tôt, il faut rajouter 100€ pour l’envoi en express par avion… Euhhh !! Tu m’as pris pour Crésus ou bien ?! J’ai refusé tout net en disant qu’ils se foutaient de ma gu****, en gros et que j’étais pas du tout contente (genre, trop menaçante, quoi !)… Mais bon, il ne pouvait rien faire donc on a raccroché là-dessus. Mais, j’ai de la ressource, donc j’ai eu l’idée de bloquer le virement pour que mon argent me soit remboursé, même s’ils ne voulaient pas et à ce moment-là, je m’en fichais totalement de ce qui allait arriver à mes BD déjà imprimées.

Plus tard, une femme toute mielleuse m’appelle en me demandant pourquoi j’ai bloqué mon virement (wesh xD) et j’invente un mytho en disant que j’avais bloqué avant de savoir que mes BD étaient parties en impression… Là, elle me dit un truc intéressant : si je débloque l’argent, mes BD me seront envoyées dès le lendemain (le 11 avril, sachant qu’elles devaient arriver le 14, la veille de ma dédicace) sans payer les 100€ de frais d’envoi express ! Même avec cette proposition alléchante, j’étais assez hésitante…Mais, j’ai fini par accepter du bout des lèvres.

Finalement, dans ma commande, la date de livraison était le 12 avril, mais c’était toujours mieux que le 14… Le 11 avril, je donnais un cours de dessin quand un numéro inconnu m’appelle. Un homme me dit : « Vous êtes bien Madame Stone ? J’ai 5 colis pour vous »… Et mes BD sont en fait bien arrivées le 11 ! J’ai pu les récupérer le soir, après mon cours.

C’était un peu long, mais je pense que j’avais besoin de me purger de tout ça à l’écrit !

J’ai retenu un très beau message de cette expérience : quand c’est compliqué ou douloureux, c’est que c’est pas le bon chemin ! Le lâcher-prise est la clé et la fluidité est la normalité !

A partir du moment où j’ai totalement lâché prise sur mes BD, c’est là que tout s’est accéléré et elles sont même arrivées en avance, tellement c’était fluide !

Souvent, on a le réflexe de s’acharner encore plus quand c’est dur et compliqué, en se disant que si on fait encore des efforts, ça finira par payer, qu’un peu de souffrance au début va nous amener une grande satisfaction à la fin…. On est bien d’accord sur le fait que ça n’arrive jamais, non ?!

La souffrance est banalisée voire normalisée et on l’accepte à tort et à travers, alors que si on ne l’envisage pas, elle ne pointe pas le bout de son nez. Certains disent que plaisir et douleur doivent être équilibrés dans nos vies…rendant donc la douleur légitime voire incontournable.

Je ne suis clairement pas d’accord avec ces théories ! Pourquoi devrait-on forcément souffrir ? En quoi est-ce plus normal de souffrir que d’être bien ?

Personnellement, je trouve que l’exemple de l’impression de ma BD prouve clairement le contraire. Quand j’étais dans la douleur et l’obsession, tout était bloqué et quand j’ai abandonné toute attente de résultats, tout s’est fluidifié !

Je ne veux pas forcément vous convaincre. Mais, je vous invite à regarder plus attentivement votre vie, vous y trouverez sûrement une foultitude d’exemples similaires à mon expérience.

Voili ! Je voulais partager avec vous l’aventure que j’ai vécue pour mettre au monde ma première BD Rodham Willows : mon premier bébé, en fait hihi ! Maintenant, c’est réel, c’est concret, c’est palpable. Ma BD existe, ce n‘est plus simplement dans ma tête ! Les gens l’ont lu et donné leur avis.

C’est donc officiel : je suis dessinatrice de bandes dessinées ! J’ai réalisé mon rêve d’enfant !! <3

Il me faudra un peu de temps pour assimiler cette info. Mais, je sais en tout cas que le Tome 2 sera plus fluide, je connais désormais les pièges à éviter. Merci !!

Premier Tome de Rodham Willows surkiffé par…

TeeNa ★

Et si on constellait sa famille !

Si je vous dis « Constellation familiale », ça vous parle ?

Allez, une petite définition pour bien commencer 🙂

La thérapie systémique en constellation familiale a été développée par Bert Hellinger dans les années 1980.

Sa méthode est basée sur l’observation de la mise en scène d’une image de la famille que porte en soi le consultant. Selon lui, la famille, le clan, est un système qui possède une conscience collective. Tout système fonctionne avec un ordre, un équilibre, vers quoi il tend naturellement. Dans une famille, chacun tient une place particulière. Tout brouillage des places perturbe le système. Presque toujours, quelqu’un d’autre dans la famille prendra en charge ce qui n’aura pas été honoré, pas mis en ordre, et cela de façon tout à fait inconsciente.

Le but de cette méthode est de rendre hommage aux aïeux et réintégrer sa lignée. Et, je dirai même de reprendre sa vraie place car souvent on joue les rôles de nos ancêtres sans même s’en rendre compte.

J’ai, pour ma part, entendu ce terme pour la première fois il y a de ça 1 an maintenant. Comme vous le savez, je suis assez passionnée par tout ce qui touche à la famille et surtout les transmissions qui ont lieu d’une génération à l’autre. Ça me fascine littéralement de voir qu’on peut reproduire des drames (ou non) d’un parent éloigné ou d’un arrière-arrière-arrière je ne sais quoi qu’on n’a même pas connu !

Quand ce sont des ressources qui sont transmises aux générations suivantes, tout va bien et c’est parfait comme ça. Mais, on sait tous que la plupart du temps, il y a beaucoup plus de traumatismes qui se propagent comme des virus informatiques dans la lignée et contaminent tous les membres de la famille.

Les drames familiaux, les morts prématurées, suspectes ou non, les suicides, les fausses couches, les faillites, les trahisons, les secrets et les non-dits (qui, bizarrement, alors qu’on n’en a pas connaissance font beaucoup de dégâts justement parce qu’ils sont cachés), les échecs pas dépassés, etc. Il y a parfois même des meurtres et des histoires vraiment atroces, comme des incestes, qui se produisent au sein d’une famille et qui sont cachés. Mais, quand la vérité est connue de tous, il peut naître des sentiments tels que la honte ou encore la culpabilité. Et, ce sont très souvent les descendants en « bout de chaîne » qui se retrouvent à devoir porter tout ce que leurs ancêtres n’ont pas pu ou pas voulu porter eux-mêmes.

Et, en parlant de chaîne, il peut arriver qu’on se sente entravé dans nos mouvements, qu’on se sente contraint d’agir d’une certaine façon. Il m’est souvent arrivé de savoir que je me comportais « mal », mais me voir en train de continuer à agir de la sorte sans réussir à m’en empêcher…et ensuite m’en vouloir, bien sûr !

« C’est plus fort que moi », ça vous rappelle quelque chose ?

Je crois qu’on est malheureusement bien trop nombreux à être dans ce cas de figure. Mais, rassurez-vous, il y a des solutions concrètes pour stopper d’agir contre soi-même et se libérer des loyautés familiales et du carcan familial (si le besoin est ressenti de s’en libérer en tout cas).

Et, c’est justement le sujet de mon article !

J’ai toujours su que la plupart des problématiques qui m’empêchaient d’être épanouie dans ma vie venaient de ma famille et de mes ancêtres. Pendant de nombreuses années, je me positionnais en victime en maudissant ces ancêtres de m’avoir refilé leurs tares, leurs « malédictions » et je disais que c’était leur faute si j’étais malheureuse et gnagnagna… « L’Oscar de la Reine des victimes est décerné à TeeNa ! »

J’ai fini par comprendre que blâmer les autres pour ce qui bloquait dans ma vie était bien trop facile et qu’en plus, ça m’enlevait tout mon pouvoir car ça m’empêchait de trouver des solutions à mettre en place, je restais dans la plainte et rien ne bougeait. Au bout de quelques temps, j’en ai eu assez de voir que tout le monde avançait sauf moi, donc je me suis mise à chercher ce qui pourrait m’aider à couper les liens toxiques qui m’éloignaient de mon bonheur.

C’est comme ça que je suis tombée « par hasard » sur des ateliers de Constellations familiales. J’ai senti que le groupe m’aiderait à faire un bond de conscience…et j’avais raison !

J’ai choisi mon atelier au feeling sur le site internet de Christine Louveau : http://sophro-analyse.org/

J’étais vraiment en confiance quand j’y suis allée car je savais que j’étais enfin prête à lâcher mes anciens modes de fonctionnement. L’atelier s’est déroulé sur un week-end et ça a été deux jours hyper intenses où chacun des participants à l’atelier a pu avoir sa propre constellation !

Pour vous expliquer un peu comment ça se passe, je vais prendre mon exemple. Imaginons que ce soit ma constellation. Je vais choisir 3 personnes parmi les participants à l’atelier : une personne pour me représenter, une autre pour représenter ma problématique et une dernière pour ma solution. J’ai les yeux fermés et c’est moi qui place chaque personne dans la pièce, selon mon ressenti. Ensuite, je retourne m’asseoir à côté de la « maîtresse de cérémonie », donc ici, Christine Louveau, qui supervise le tout.

C’est là que ça devient magique !

Des émotions, des réactions, des sensations, des sentiments commencent à émerger chez les 3 « personnages » (comme on les appelle). Et, au fur et à mesure qu’on leur pose des questions, leur identité se dévoile et laisse place aux messages que la personne qui fait sa constellation a besoin d’entendre, ici, moi-même !

Je ne sais pas si ma façon d’expliquer est très claire… C’est un peu indescriptible comme expérience, il faut vraiment l’avoir vécu. Et, je peux vous dire que pour avoir été choisie pour incarner un rôle dans la constellation d’autres participants, ce qu’on ressent est juste surréaliste ! Personnellement, c’était surtout la colère, la violence, la froideur et la rage que je ressentais… émotions et sentiments très répandus chez les femmes de mes lignées paternelle et maternelle. Coïncidence ? Je ne crois pas, non !

En tout cas, ma constellation a vraiment eu un effet d’électrochoc sur moi !… Bon, sur le coup, j’étais plutôt déçue parce que j’étais venue avec une idée précise de ce dont je voulais libérer et vu que ce qui s’est montré dans ma constellation n’avait rien à voir, mon mental (que j’appelle Doom haha !) était en boucle sur ce fait inintéressant et me répétait « Nan, mais allô ! C’est pas du tout ce qu’on est venues libérer ! C’est quoi ce binz ?! gnagnagna »

Très futé, le Doom, parce que je n’ai rien pu entendre de ce qui s’est dit dans ma constellation, ce qui fait que j’étais hyper déçue de ne pas avoir eu les réponses auxquelles je m’attendais. Mais, heureusement, j’ai été beaucoup plus futée que lui et j’avais tout enregistré sur mon téléphone. J’ai donc pu tout réécouter au calme chez moi. Et j’avais envie de crier « Merci, la Vie !!! <3» car les messages de ma constellation étaient EXACTEMENT ce que j’avais besoin d’entendre pour reprendre ma vie en main ! Et, il y a vraiment eu un avant et un après ce week-end de constellation familiale ! J’ai pu retrouver l’énergie qu’il me manquait pour faire avancer et concrétiser des projets que j’avais entamés depuis des années et me bouger pour passer à l’action au lieu d’attendre que peut-être par le plus grand des hasards, on m’apporte sur un plateau d’argent exactement tout ce que je veux sans que j’ai besoin de faire même un mini pas en direction de mes rêves…

Il suffit très souvent de donner juste une impulsion et le reste se fait tout seul, mais le premier pas est primordial, sinon comment la Vie peut savoir ce qu’on veut si on reste assis sur son canapé à regarder Les Anges saison 39 ?!

Quoiqu’il en soit, à l’avenir, je serai vraiment plus vigilante avec Doom parce qu’en réécoutant ma constellation, j’ai constaté que je n’avais rien pu entendre de ce qui s’est dit vu qu’il était en mode brouhaha. Ça m’a fait un peu flipper qu’il ait autant d’emprise sur moi. Je me suis demandé combien de fois il m’a fait le coup dans ma vie ! Combien de fois il a réussi à me polluer l’esprit avec ses remarques et ses monologues négatifs en m’empêchant d’entendre ma petite voix (qui, elle, est une voix d’Amour pur) ??

Je ne suis plus adepte de la manie d’insulter mon mental ni de le considérer comme mon ennemi car je sais qu’il a simplement été programmé pour remplir sa mission : assurer ma survie. Mais bon, c’est sûr que c’est comme si un parent insultait son enfant ou lui mettait des coups tout ça parce qu’il s’inquiète pour lui et préfère le faire souffrir, du moment qu’il est en vie… On a juste envie de dire : « Serioulsy ??? »

Enfin voilà, je ne vois plus quoi ajouter à cet article ! Je ne pourrai que vous conseiller de tester un atelier de constellation familiale si vous vous sentez bloqué dans votre vie, vous pourriez être vraiment très surpris des réponses que vous obtiendrez ! Après, c’est un choix qui doit être personnel car la personne doit être prête à entendre ce qui va être révélé !

Je vous laisse avec une petite vidéo qui explique rapidement ce qu’est une constellation familiale :

Atelier de constellation familiale méga surkiffé par…

TeeNa ★

Pour aller plus loin :

http://sophro-analyse.org/

L’argent est mon ami !

Ah, l’argent ! Lui aussi en a fait couler de l’encre depuis plusieurs siècles. Tout le monde y va de son avis sur lui…

TeeNa Stone_Money Money

Je remarque que la plupart du temps, c’est un avis négatif. J’ai encore lu il y a quelques jours « l’argent est la racine de tous les maux »… Comment s’étonner de ne pas réussir à le garder / de tout faire (inconsciemment ou non) pour s’en débarrasser avec de telles croyances ?

Laissez-moi vous exposer mon point de vue sur la question.

Après, comme d’habitude, chacun est libre de penser ce qu’il veut et même de ne pas être d’accord avec moi. On est dans un pays libre, j’ai envie de dire !

Dans nos sociétés, nombreux sont ceux qui ont ce qu’on appelle des « problèmes d’argent », des « difficultés financières ». Nombreux sont également ceux qui sont à découvert chaque mois, « ric rac », qui doivent « se serrer la ceinture » pour pouvoir « joindre les deux bouts »… Autant d’expressions de manque concernant l’argent et qui sont usées jusqu’à la corde tellement elles sont souvent utilisées.

Finalement, en parlant d’argent, on évoque quasiment toujours le manque ou des sentiments très négatifs, en tout cas. L’abondance et la prospérité, rares sont ceux qui les connaissent et les expérimentent. Et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas une question de chance (on avait compris que je ne crois ni à la chance ni au fait que certaines personnes seraient privilégiées alors que d’autres seraient condamnées à crever la gueule ouverte car la Vie leur en veut personnellement… Balivernes !)

Vous me direz que depuis la « crise », les temps sont plus durs, que la vie est plus chère, que les prix ont augmenté alors que les salaires ont stagné et/ou baissé et j’en passe… Mais bon, tout le monde ne vit pas cette même réalité, ce qui m’amène à la remettre en question. Cependant, loin de moi l’idée de nier ce que certains vivent comme difficultés, elles sont bien réelles pour eux… Mais, je ne peux m’empêcher de me dire qu’il y a forcément un autre point de vue à adopter, peut-être plus judicieux…

Si, de base, l’argent était considéré à sa juste valeur, comme une énergie neutre, je pense qu’il n’y aurait plus de problème !

Les gens désirent l’argent, mais au fond d’eux, ils sont persuadés que s’ils en ont, ça va pourrir leur vie (voire leur âme) et leurs relations avec les autres, et même qu’ils peuvent se transformer en monstre sanguinaire avec des euros ou des dollars à la place des yeux… On nous rabâche depuis toujours que l’argent est mauvais, qu’il change les gens mais notre société nous fait courir après lui, quitte à faire des choses qui nous exècrent pour en obtenir un peu plus… De quoi devenir schizo ! On a l’impression qu’il faut toujours en faire des tonnes, tout ça pour obtenir juste un centime de plus, on se crève la santé pour avoir encore plus de dépenses et moins d’économies et finalement, on ne vit même pas, vu qu’on passe sa vie à travailler plus pour gagner plus…de problèmes…

Je suis persuadée que les vraies raisons qui font qu’on a de l’argent ou non, ce sont nos croyances profondes. Si c’est normal pour nous d’avoir de l’argent, d’en gagner facilement car on a grandi dans un environnement où c’était la norme, il y a fort à parier qu’on vive dans l’abondance financière sans ressentir aucune culpabilité.

Si par contre, on a été élevé dans une famille, un environnement où l’argent était critiqué, rejeté, considéré comme sale ou pire et qu’on a vu notre entourage galérer, se déchirer à propos de l’argent, ou même s’entretuer à cause de lui, qu’on a connu des gens qui ont fait des faillites, des dépressions… Si on a entendu des phrases comme « l’argent ne pousse pas sur les arbres » (ce qui est faux car le papier utilisé pour fabriquer les billets provient bien des arbres haha)… Si les mots « dette », « dépense », « factures » et autres termes du genre ont toujours été associés à l’argent dans votre vocabulaire, je vous laisse deviner à quoi ressemblent vos finances…

Une des causes majeures à ces problèmes d’argent, c’est aussi le fait qu’on a tout appris de l’argent de personnes qui n’en savaient pas plus que nous et qui galéraient avec l’argent. C’est comme si on se faisait coacher pour courir un marathon par un poissonnier ou que notre boulanger nous donnait des conseils en mécanique… Ceci dit, ce n’est pas impossible que ces deux personnes s’y connaissent très bien, après tout ! Le mieux c’est quand même d’être guider par des experts des domaines dans lesquels on veut… Mais bon, quand on est enfant, on n’a bizarrement pas le réflexe de dire à nos parents : « Ecoute, Papa / Maman, vu l’état de tes finances, je te prierais d’éviter de me donner des conseils, merci bien ! » Et c’est bien dommage, car ça réglerait le problème illico ! C’est d’ailleurs aussi le cas pour les autres domaines de la Vie, comme l’Amour par exemple, on se fait souvent conseiller par des personnes qui galèrent ou sont malheureuses et qui se sentent légitimes pour nous donner des leçons de Vie car elles ont vécu des choses « contrairement à nous ». Et leur avis et leurs expériences désastreuses deviennent des références en la matière…

Ce qu’il faudrait réussir à faire, c’est s’immuniser dès l’enfance contre les pensées toutes faites et les croyances limitantes des autres… et surtout celles de nos parents car en tant qu’enfant très loyal, on a vite fait de se les approprier et de revivre les mêmes expériences négatives que nos chers géniteurs !

Pourquoi ne pas se refaire une virginité financière ? Haha

Dit comme ça, j’avoue que c’est bizarre et ça a l’air hyper tordu, mais c’est peut-être la solution pour commencer à changer de point de vue sur l’argent.

Je pense que c’est aussi important de changer de langage par rapport à l’argent afin de modifier son opinion sur lui et de l’attirer plutôt que de le repousser sans cesse (plus ou moins inconsciemment)… Ce qui n’est pas forcément évident quand on a été abreuvés de pensées et croyances négatives à son sujet et qu’en plus notre entourage continue de nous gaver à propos de leurs difficultés financières…

Et pourquoi ne pas voir tout ça comme un jeu, après tout ?

Il y a quelques années, j’avais adoré aller dans un magasin chic et essayer les vêtements les plus chers ! J’avais même essayé un manteau à 1569€ (je me souviens encore du prix tellement j’étais choquée !!)

Ce qui est marrant, c’est l’effet que ça a provoqué sur moi ! Je me voyais dans les rayons à chercher la perle rare la plus chère et dire quand je tombais sur un vêtement qui valait 500€ « Ah non ! 500€, c’est pas assez cher ! Je veux minimum 1000€ ! » Vous pouvez trouver ça déplacé ou carrément outrageux, mais ce qui se passe dans votre cerveau à ce moment-là est juste un délice et totalement à l’inverse de tout ce que vous avez pu vivre jusqu’à présent ! On se sent riche rien qu’avec cette petite pensée car on se focalise sur le meilleur et on pense pouvoir se l’offrir, c’est littéralement MAGIQUE !! Et en plus, il n’y a aucun enjeu car on ne fait qu’essayer les vêtements et ensuite, on les repose en rayon et on repart tranquillement sans avoir dépensé un sou, mais avec le sentiment d’avoir gagné plein d’argent !

S’il y a quelque chose que je peux vous conseiller, c’est bien cet exercice, c’est hyper fun de s’imaginer riche et ça crée des miracles 😀

D’ailleurs, pourquoi ne pas voir l’argent comme un ami, un partenaire de vie bienveillant qui nous aide à réaliser nos projets ? Avoir ce genre de pensée peut aussi agir pour attirer l’argent.

A vous de tester maintenant !

TeeNa ★

Histoire de loyautés familiales

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu quelqu’un dire (avec beaucoup de colère) « Je ne deviendrai jamais comme ma mère / mon père ! » et constaté quelques années plus tard que la personne qui avait proféré ces paroles a finalement complètement tourné comme sa mère ou son père.

TeeNa_Loyautés Familiales

Contradictoire, me direz-vous ! Eh bien, je vous répondrai « pas tant que ça ! »

Si vous avez déjà entendu parler de la Loi de l’Attraction, vous savez que vos pensées créent votre réalité, et cela va encore plus loin car ce à quoi vous résistez le plus va persister. Donc, inutile de vous dire que si vous ne voulez absolument pas faire quelque chose, ressembler à quelqu’un, c’est exactement ce que vous vivrez. Autant se concentrer sur ce qu’on veut dans ce cas.

J’affectionne particulièrement tout ce qui touche au fonctionnement du cerveau, des connexions neuronales, des choses qui nous font agir, réagir, des techniques pour orienter nos actions en faveur de nos rêves et bien d’autres choses encore, mais il y a une chose qui me passionne encore plus : la psychogénéalogie et la psychanalyse transgénérationnelle.
Je doute que vous soyez nombreux à avoir déjà eu connaissance de ces termes. On n’en parle pas beaucoup, ‘faut dire ! et pourtant, des clés essentielles sont cachées dans ces approches analytiques !
Depuis très jeune, j’avais compris d’où venaient les blocages que je pouvais avoir dans certaines situations, dans mes relations aux autres, par exemple, j’avais attribué ça à l’éducation que mes parents m’avaient donnée. Je les ai souvent blâmés de n’avoir pas su me donner les bons outils pour avancer dans la Vie et d’avoir au contraire accentué mes névroses. Mais, même si je connaissais la cause de mes souffrances, je n’arrivais toujours pas à m’en libérer… Je sentais bien qu’il persistait des choses que je n’arrivais pas à appréhender encore et ça me rendait folle de rage, je m’en voulais d’avoir des connaissances aussi limitées.

Je sais aujourd’hui que si j’avais entraperçu même 1% de ce que je sais, je n’aurais pas pu y faire face à l’époque car je n’étais pas du tout outillée pour gérer toutes ces vérités. Mais, c’est seulement avec le recul et la maturité que je comprends tout ça ! Du haut de mes 17 ans, je voulais juste avoir les réponses et je m’en fichais de savoir si je pourrais les encaisser ou non…
C’est souvent ce qui arrive. On veut tout contrôler et ça nous rend malades quand une situation nous échappe, alors que si on pouvait juste faire confiance à la Vie, on en éviterait, des ulcères ! Il y a une phrase que j’aime bien en anglais qui dit: « Here I am is exactly where I need to be ! I trust the perfect timing of my life ! » Donc en gros, avec la traduction : « Je suis exactement à l’endroit où j’ai besoin d’être ! Je crois au timing parfait de ma vie ! »
Alors, oui, je vous l’accorde, quand on est en pleine tourmente et qu’on souffre dans une situation, c’est pas toujours évident de se rappeler ces bonnes paroles… Et pourtant, la Paix qu’on pourrait ressentir si seulement on arrivait à s’extirper ne serait-ce qu’une nano-seconde de notre corps de souffrance ! On a trop souvent tendance à s’identifier à nos émotions alors qu’elles ne nous définissent en aucun cas, elles sont juste des informations qu’on devrait traiter avec recul.

Je ferai un prochain article sur l’identification aux émotions. Mais, pour l’heure, je voulais parler avec vous de psychogénéalogie, de psychanalyse transgénérationnelle et de loyautés familiales.

J’ai entendu parler des loyautés familiales pour la première en 2015. Et, tout de suite, ce terme a résonné comme si c’était la réponse que j’avais attendu toutes ces années (des décennies, à ce niveau-là) !
Pour comprendre les loyautés familiales, il faut se pencher sur la psychanalyse transgénérationnelle.
C’est, pour le dire simplement, tout ce qu’on hérite de nos ancêtres, ce qui se transmet de génération en génération, mais on s’intéresse là au niveau symbolique et non matériel, donc on parle pas d’argent, mais plus des comportements, des blocages, des résistances, des façons de penser, etc. Par exemple, on peut retrouver dans une lignée familiale des individus du même sexe (ou non) qui, au même âge, vont divorcer, vivre une tragédie ou faire un accident.

Souvent, les expériences traumatisantes vécues par des ancêtres qui n’ont pas réussi à les dépasser, et ont gardé en eux des blessures à vif, vont se retrouver plus bas dans l’arbre généalogique comme des drames à répétitions. Et les descendants peuvent revivre les mêmes drames être bloqués dans leur vie.
Je pense qu’il est très important de connaître son histoire et son héritage familial car ils peuvent tous deux aider à contourner des éventuelles répétitions de schémas dramatiques.
Dans notre société, nombreux sont ceux qui se traînent des boulets émotionnels et des fantômes et qui n’arrivent pas à construire leur vie en étant eux-mêmes car ils sont, sans le réaliser, des ersatz de leur ancêtres… ça peut faire peur car on a parfois l’impression d’être possédés quand on se voit agir contre notre bien et faire des choses qui nous font souffrir en disant : « c’est plus fort que moi ! »
On peut avoir l’impression de se dédoubler, comme dans les dessins animés où on a un petit ange et un petit démon qui se chamaillent sur les épaules, et bien sûr, on a plus tendance à écouter celui qui nous fait foncer droit dans le mur et rigole quand il nous voit ramasser nos dents par terre, après l’impact destructeur…
Il arrive souvent qu’on s’en veuille d’agir contre soi-même, mais il faut savoir que ce n’est pas vraiment nous qui agissons, c’est comme si on était guidés par des fils, comme des pantins ou qu’on était liés à nos ancêtres par des chaînes invisibles qui dirigent nos actions selon leurs expériences à eux. Ce serait ça, les loyautés familiales, le fait de respecter tous les interdits, les non-dits (dont on a toujours conscience inconsciemment), les secrets, les tabous. On reste loyal comme si notre naissance dans une famille nous faisait jurer (donc signer un pacte avec notre sang) qu’on revivrait les mêmes expériences que les personnes nous ayant précédés. Dans cette configuration, le libre-arbitre n’existe pas et c’est comme si on vivait en prison dans notre propre famille.

Heureusement, on n’hérite pas que du pire de nos ancêtres, leurs forces et leurs ressources se transmettent également, mais si on parle principalement des souffrances et des drames, c’est parce que ce sont eux qui font de nos vies un enfer sur Terre.
Se rendre compte de ces liens est primordial. La conscientisation est une première étape vers la guérison. Il faut ensuite réussir à rendre tout ce qui ne nous appartient pas à qui de droit.

J’ai très longtemps eu la haine contre mes ancêtres car je pensais qu’ils avaient voulu que je galère dans ma vie et que je vive toutes ces difficultés, toutes ces souffrances, comme eux, mais j’ai compris il y a quelques jours que la vérité est toute autre. En fait, chacun d’eux a fait comme il a pu avec les moyens dont il disposait et sa compréhension du moment (et, dans le temps, il n’y avait pas Youtube pour les aider à connaître toutes ces techniques pour se reconnecter à sa guidance), il y a des situations face auxquelles ils n’ont pas pu aller de l’avant et ils sont restés bloqués dans leur souffrance, mais ce n’est pas ce qui doit me permettre de les juger car s’ils avaient su comment faire autrement et guérir, ils auraient certainement agi différemment. Ils ont fait ce qu’ils ont pu et ils n’ont en aucun cas voulu que leurs enfants et leur descendance souffrent de leurs limitations, ils ne savaient pas que ça pouvait se transmettre aussi facilement.

Cette compréhension m’a libérée de la rancœur que je pouvais éprouver envers des personnes bien précises de mon arbre généalogique. J’ai même réussi à éprouver de la compassion en m’imaginant à la place de ces personnes, vivant les mêmes drames… Ça peut être très utile comme exercice pour lâcher sa colère, ça a marché sur moi, en tout cas.
Je dirai qu’avant de juger les autres, il faudrait pouvoir réussir à se mettre à leur place et comprendre qu’ils n’ont pas forcément les mêmes outils que nous pour dépasser les situations qui sont douloureuses pour eux. On s’est aussi souvent retrouvés face à des choix cornéliens ou des moments qui nous font disjoncter du cervelet, tellement on est perdus et qu’on ne sait pas comment agir. Rappelons-nous de ces instants pour développer plus de compassion envers les autres.

Enfin, c’est personnellement ce que j’ai l’intention de faire. Après, chacun est libre de ne pas agir de la sorte !

Je vous laisse avec une vidéo de Bruno Clavier, psychanalyste, psychologue clinicien et formateur spécialisé en analyse transgénérationnelle, qui l’explique très clairement :

Approches analytiques surkiffées par…

TeeNa ★

« Paye ta vie ! » ou l’expression du sacrifice

En prenant le bus, j’ai aperçu l’autre jour un tag qui disait « Paye ta vie ». Je sais que c’est une expression beaucoup utilisée ces derniers temps, mais j’ai trouvé ça assez violent sur le coup et j’ai commencé à me questionner sur le sens de cette phrase. Visiblement, tout le monde est censé savoir ce que ça veut dire…mais j’avoue que ce n’est pas mon cas !

Alors, je me suis amusée à décortiquer cette expression… « Oh non ! Encore… » Eh oui hihi !

Commençons d’abord par étudier l’utilisation du mot « payer », qui est, à mon sens, très parlante. C’est comme si on avait une espèce de dette à régler. Comme si on naissait déjà endetté et qu’on devait passer sa vie à rembourser son dû, d’où notre société fondée sur la notion de travail portée par l’expression « gagner sa vie ». Mais, petite question anodine (genre…) : est-ce que si on déteste son boulot et/ou sa vie, on rembourse plus vite sa dette ?

Car derrière l’intention de « gagner sa vie », il y a la volonté de lutte, compétition et victoire OU défaite. On parle d’ailleurs aussi de « rater sa vie » (si on n’a pas de Rolex à 50 ans, tout ça…), ce qui voudrait dire qu’on a échoué dans la tentative de « gagner sa vie » et donc pas qu’on n’a pas réussi à rembourser sa dette.

Tout ça découle peut-être de la notion de sacrifice, si chère au cœur de notre bonne vielle société judéo-chrétienne. Société pour laquelle le fait de « gagner son paradis » en passant par la souffrance (donc en étant martyr, quelque part) est une condition indispensable à toute vie réussie qui se respecte. Le dur labeur est exigé pour obtenir même une poussière de miette. C’est d’ailleurs tout ce qu’on peut obtenir en se saignant aux quatre veines (pourquoi quatre, d’ailleurs ?) De toute façon, même si on obtenait exactement ce qu’on veut en cravachant, il y a fort à parier que la satisfaction ne sera pas au rendez-vous car après avoir trimé autant, on espère toujours bien plus que ce qu’on arrive à avoir.

J’ai recherché la signification précise du terme sacrifice, pour être sûre qu’on parlait bien de la même chose. Le sacrifice, à la base, c’est donc une « offrande à une divinité et, en particulier, immolation de victimes. Effort volontairement produit, peine volontairement acceptée dans un dessein religieux d’expiation ou d’intercession. » Donc, c’est bien ça, le sacrifice sert à expier ses dettes, la dette qu’on a contracté à la naissance et qu’on doit payer tout au long de sa vie en trimant et en souffrant mille morts.

Car c’est bien connu, ceux qui réussissent trop facilement vont forcément le payer à un moment donné… C’est en tout cas ce qu’attendent les autres, ceux qui triment toute leur vie et trouvent injuste que d’autres accèdent à leurs rêves sans autant galérer. Tout le monde doit bien passer à un moment ou en autre par le sacrifice. Personne n’a le droit d’y échapper, sous peine d’être rejeté du clan. Voilà ce qui explique qu’on peut voir des personnes « fauchées en pleine gloire », c’est une sorte d’auto-sabotage sacrificiel ! Il faut bien souffrir à un moment donné alors autant s’infliger cette punition soi-même, ce sera bien moins douloureux ! On s’auto-savonne la planche, on coupe l’herbe sous notre propre pied, on s’empêche de trop réussir, pas trop vite et surtout pas trop haut, quel sacrilège !

Et, quand il s’agit du bonheur, c’est encore pire ! De quel droit serait-on heureux quand autant de personnes souffrent dans le monde…dans notre entourage ?! Quel affront, quel égoïsme ! Autant être tous dans la même m*rde, à galérer et s’enfoncer les uns les autres, pour rester à se noyer dans la même bouse… Il ne faut surtout pas étaler son bonheur devant les autres, c’est indécent. Si vous trouvez que je vais trop loin, regardez donc ces personnes qui incendient les gens sur les réseaux sociaux qui osent montrer qu’ils sont heureux, seuls ou en couple, qu’ils voyagent, vivent leurs rêves… Au lieu de s’en inspirer et de se dire que c’est possible pour eux aussi, la plupart des gens vont se mettre à être jaloux et critiquer ceux qui leur montrent que leur propre vie pourrait être tellement mieux s’ils se l’autorisaient. Ils voient plutôt ça comme un affront, une façon de les narguer en leur montrant que leur vie est pourrie. Comme pour tout, il s’agit du point de vue qu’on a de la Vie et des choses sur lesquelles on veut se focaliser.

Moi, j’ai décidé de me focaliser sur le fait que cette histoire de pseudo-dette qu’on a dès notre naissance, je m’en tamponne le coquillard avec une patte de grenouille, ce n’est qu’une façon de se punir et de saboter ses chances d’être heureux. Je pense qu’il y a tellement de belles choses qu’on pourrait réaliser sin on n’avait pas ce sentiment de culpabilité pour étouffer nos rêves. Le sacrifice n’a jamais aidé personne, bien au contraire. Quel intérêt de souffrir tous ensemble sans aucune lueur d’espoir ? Si vous avez la réponse, je veux bien l’entendre !

TeeNa ★