Les mouches à miel

J’étais en train de profiter du soleil sur mon balcon quand j’ai entendu une mouche se cogner frénétiquement sur la vitre pour rentrer dans mon appartement… (no comment, déjà)
Ça m’a fait réaliser quelque chose : on est tous comme des mouches !

Je m’explique…
Cette mouche est libre, elle peut aller où elle veut, aussi loin qu’elle veut… Et pourtant, elle vient se cogner la tête pour rentrer dans mon appartement, qui est un espace clos, fini, limité et restreint comparé à la vastitude du monde. Mais, elle ne le sait pas… Ce n’est qu’une fois entrée dans ce minuscule espace qu’elle se rend compte de son erreur et veut retourner à l’air libre (en se cognant la tête, en sens inverse, cette fois …)

On les juge bêtes, stupides et pire encore, mais on fait exactement la même chose que ces mouches… Pourquoi parler de mouches à miel ? Je ne sais pas, c’est ce qui m’est venu comme terme quand j’ai vu cette mouche. Pourtant, je viens de regarder la définition, et en fait, « mouche à miel », c’est le nom de l’abeille de type Apis. Donc, totalement HS haha !

Bref, en tout cas, dans mon exemple, ce serait une mouche attirée par du miel et qui se retrouverait ensuite engluée et prisonnière. Ça représente bien ce que je veux dire : On ne se rend compte de sa liberté qu’une fois qu’on l’a perdue…

Qui n’a jamais fait des pieds et des mains pour trouver un travail…travail qui lui donne envie de vomir et de se pendre au lustre au bout de quelques heures ?
Qui n’a jamais cherché obsessionnellement un partenaire…partenaire qu’on a envie d’étrangler et qui nous sort par les trous de nez, après une semaine de relation ?

Réponse : tout le monde a fait ces erreurs au moins une fois dans sa vie (ou sinon, bravissimo pour le discernement !!)
Je vous le demande : Pourquoi se faire souffrir pour obtenir des choses qui nous exècrent une fois qu’elles sont en notre possession ?
Pourquoi ne pas savourer notre liberté et faire des choses qui nous font plaisir, nous apportent de la joie et du bonheur ?
Pourquoi ne pas faire des choix plus judicieux et alignés avec notre vraie nature ?
Pourquoi faire sans cesse des choses qui nous rendent malheureux et nous font nous sentir prisonniers ?!

Moi, je dis STOP au masochisme !!!

Si vous ne vous sentez pas concernés par les propos que je tiens dans cet article, regardez attentivement votre vie actuelle et posez-vous ces quelques questions :
• Etes-vous heureux ?
• Vivez-vous la vie à laquelle vous aspiriez étant plus jeune ?
• Quel est votre état émotionnel le plus fréquent ? (Amour, Joie, paix, sérénité… Colère, tristesse, peur, doute…)
• Arrivez-vous à avoir une vision optimiste pour votre avenir ? Vous projeter dans 1 an, 5 ans, 10 ans ?
• Vous sentez-vous aligné avec votre nature profonde ?

J’ai mis des années avant de pouvoir répondre favorablement à ces questions. Il m’a fallu accepter de lâcher mes croyances et mes idées préconçues sur la Vie, les gens…et moi-même. Ce qui n’est pas toujours évident car on a nos habitudes et on ne veut pas qu’elles changent car ça nous rassure au fond, même si on en souffre souvent…
Il faut donc beaucoup d’humilité pour réussir à tout remettre en question, sans pour autant se jeter la pierre en pleine tronche. Beaucoup de compassion est aussi nécessaire pour ne pas tomber dans l’auto-flagellation et la culpabilité…

Voilà, sur ce, je m’en retourne kiffer le soleil !!

Much Love to you all ❤
TeeNa

Commencer par le meilleur !

Bien que le titre de l’article ne l’indique pas, je vais parler ici de l’adage bien connu selon lequel il faut toujours « garder le meilleur pour la fin ».

En prenant mon petit déjeuner tout à l’heure, j’ai eu envie de manger un chausson aux pommes, il y en avait deux, un très beau et l’autre un peu écrasé. Ma main s’est tout de suite dirigée vers le plus appétissant, mais d’un coup, je me suis arrêtée en me disant : « Mais non, je le mangerai plus tard, je le garde pour la fin ! » et je me dirigeais vers le moins beau quand je me suis stoppée net…

Pourquoi doit-on toujours commencer par faire ce qu’on aime le moins ?

J’ai réalisé que j’ai toujours fait ça finalement : commencer par les choses qui me font le moins plaisir pour finir sur le délice des choses que je préfère. Mais, je me rends compte aujourd’hui que c’est un peu du masochisme (bon, même si la douleur est moindre…) et que le temps de faire ces choses que j’aime moins, je reste dans l’attente de ce qui me fait vibrer.

Est-ce que le plaisir est diminué si on commence par faire ce qu’on aime le plus ? Où est la logique là-dedans ?

Certains diront que c’est justement pour se motiver, comme une espèce de carotte qui fait avancer l’âne (ici, l’âne, c’est nous !) Le problème, c’est que beaucoup s’arrêtent à cette carotte et passent toute leur vie dans l’attente d’un mieux, d’un ailleurs, tout en se refusant de créer et vivre ce qu’ils aiment vraiment. Un peu comme une punition au final. D’autres rêvent même à un futur meilleur dans l’au-delà… Mais, personnellement, je ne crois pas qu’on soit ici pour naître, souffrir et juste mourir. Après, chacun ses croyances, bien sûr, mais je trouve juste dommage de se contenter du minimum et des poussières de miettes en espérant avoir mieux un jour prochain, s’ils ont fait assez d’efforts et assez souffert…

J’en ai pour preuve une personne qui adore dessiner, mais qui se sent contrainte de garder son job alimentaire qu’elle déteste et qui m’a dit « C’est sûr, à la retraite, je ferai ce que j’aime vraiment ! » Cette personne a environ 37 ans…il lui reste donc plus d’une vingtaine d’années à « tenir » avant de s’autoriser à réaliser son rêve… C’est si peu à l’échelle d’une vie… haha !

Je me rappelle mon choc quand j’avais entendu cette excuse bidon… Et, j’ai pensé « Mais, mec, qui dit que tu seras encore vivant à la retraite ? Ta vie, c’est maintenant ! »

Son exemple est malheureusement trop répandu dans notre société…

Et, ça m’a, en tout cas, aidée à arrêter de me trouver des excuses pour mettre ma vie entre parenthèses et subir des choses que je déteste faire en attendant mieux.

Personnellement, je pense qu’en commençant, au contraire, par les choses qui nous font vraiment envie, on garde le plaisir intact et on savoure donc encore plus l’expérience. C’est pour ça que j’ai absolument voulu faire ma BD en tout premier, avant de collaborer avec je ne sais qui sur je ne sais quel projet qui n’est pas de moi. D’abord mes rêves, ensuite les collaborations !

Je le vois beaucoup dans les carrières artistiques car c’est le milieu dans lequel j’évolue, mais je vois bien qu’aucune catégorie professionnelle et personne n’est épargné par ce syndrome de « plutarité » (non, ce mot n’existe pas, mais il exprime bien le fait de remettre à plus tard)… ou de procrastination !

Pour remédier à tout ça et éviter de me forcer à vivre une vie merdique en demi-teinte le temps d’avoir le courage de vivre une vie remplie de couleurs chatoyantes, j’ai décidé de me lancer un défi : Toujours commencer par le meilleur ! Donc inverser mes habitudes, faire switcher mes circuits neuronaux en me concentrant sur ce que j’aime le plus faire et en le faisant en premier, avant tout le reste.

Et vous, y’a-t-il des choses que vous remettez sans cesse au lendemain ? Qu’est-ce que ça vous coûterait d’oser les faire ?
Et, finalement, qu’est-ce que cela vous coûte de ne pas vivre la vie dont vous rêvez ?

TeeNa ★