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Shérif, fais-moi peur !

En ce moment, je revisionne les épisodes de Desperate Housewives.

On passera sur le fait que revoir tout ça avec mon nouveau regard est prodigieusement… irritant, pour rester polie… j’allais dire, surtout pour le personnage de Susan… mais, tous les personnages me saoulent à un moment ou un autre haha

Je vois à quel point on peut se prendre la tête et aussi en arriver à être fourbe et manipuler les autres pour atteindre ses objectifs… et cette façon d’agir me déplaît vraiment. Je ne vous parlerai même pas de la fin de la série, qui m’a vraiment hyper déçue. Sans en dire trop, je n’ai pas compris pourquoi c’est le personnage gentil (le moins hypocrite de tous, en tout cas) qui finit avec une vie de merde, alors que tous les autres filent le parfait bonheur…. Ce n’est pas le sujet de cet article, mais je voulais quand même dire quelques mots là-dessus parce que cette fin m’a carrément exaspérée… Bref !

Donc, la peur. Cette chère peur !

Pourquoi je vous parle de Desperate Housewives, si mon article ne concerne pas ce sujet ? Car dans un épisode, Marie Alice, la narratrice (celle qui s’est suicidée au début de la série… pour des raisons vraiment… rocambolesques) dit une phrase qui m’a interpelée : « Vivre dans la peur, c’est ne pas vivre du tout ».

J’ai trouvé ça vraiment très juste. Mais, pour la plupart d’entre nous, la peur est une compagne de tous les jours. On aimerait bien qu’elle nous lâche la grappe de temps en temps, juste histoire de respirer un peu, quoi ! Mais non, elle nous colle aux basques, comme un vieux chewing-gum fusionné avec un siège de métro…

Je crois qu’il y a plusieurs façons d’appréhender la peur.

Elle peut nous bloquer au jour le jour, nous paralyser et nous empêcher de passer à l’action. Et ça arrive si on essaie de contrer, d’ignorer, d’enfouir ce qu’on ressent. Car une peur non identifiée donc non comprise et refoulée, grossit jusqu’à nous engloutir totalement… D’ailleurs, quand on regarde le monde à travers les lunettes de la peur, tout ce qu’on voit n’est qu’illusion. On vit alors dans un monde fait d’illusions terrifiantes et angoissantes basées sur nos peurs. Voilà encore un sacré cercle vicieux ! Et, tant qu’on reste figés dans nos peurs, on leur donne corps, on les rend réelles, donc notre monde extérieur s’aligne à notre monde intérieur et tout ce qu’on craint se matérialise sous nos yeux dans la vraie Vie.

Mais, tout peut au contraire devenir fluide si on sait faire de la peur une alliée. Il faut savoir rester à l’écoute et faire face à ce qui nous effraie. Ce qui n’est pas évident car… ça fait vraiment peur, vous vous en doutez… Mais, quand on accepte de la regarder bien en face, la peur peut nous servir de moteur pour poser les actions adaptées pour se dépasser car elle nous aide à savoir ce qui compte vraiment pour nous, ce qu’on veut vraiment réaliser dans la Vie.

Finalement, encore une fois, c’est le regard qu’on pose sur les choses qui leur donne corps, les rend concrètes. Donc, si on se crispe et qu’on se braque, nos peurs s’amplifient et on devient incapables d’agir et encore moins de les affronter.

Pour se libérer de ses peurs, il faudrait pouvoir réussir à les voir sous un autre angle, un angle où elles ne nous paraissent plus aussi menaçantes. Mais, comment faire quand la seule pensée de nos peurs nous pétrifie ?

Peut-être qu’un avis extérieur peut nous aider à voir les choses différemment. Le mieux, c’est donc d’être entouré de personnes bienveillantes qui vont nous ramener dans la réalité en nous montrant que ce qui nous effraie n’est pas aussi réel qu’on le croit. Quand on est paralysé dans nos peurs, on est totalement coupés de nos sens, ce qui fait qu’on peut avoir du mal à faire la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.

Quand on vit dans la peur, on n’ose rien faire, on procrastine, on annule, on trouve des excuses, on attend les bonnes opportunités et on espère que les choses changent d’elles-mêmes. Quand on agit de la sorte, on ne vit pas réellement : on vivote. A la longue, ça peut nous entraîner lentement mais très sûrement vers la dépression, le burn out et autres pathologies et/ou maladies encore plus sympas…

Je me rappelle d’une personne que j’avais rencontrée dans mon groupe de dessin (j’ai l’impression d’avoir déjà raconté cette anecdote… si c’est le cas, c’est qu’elle est vraiment bonne haha), on parlait du métier de dessinateur et je lui disais que je me donnais à fond pour réussir, l’autre (qui détestait son métier de brancardier, au passage…) me sort : « De toute façon, moi c’est sûr, à la retraite, je ferai du dessin ! » En gros, il attendait la retrait pour oser se lancer… J’avais envie de lui dire : « Mec, qui te dit que tu vas pas devenir tétraplégique juste avant ta retraite ? » qui dit qu’il sera encore en vie ou même sans aller aussi loin dans l’extrême, qui dit qu’il sera en bonne santé… Personne ne peut le prédire ! Alors pourquoi ne pas faire les choses qui nous font vibrer quand on a l’énergie, le temps et l’envie ? Pourquoi toujours attendre qu’il soit trop tard (donc juste avant de trépasser) ? Est-ce que c’est pour pouvoir dire « Bah, tu vois, mon rêve était irréalisable, la preuve, j’ai pas réussi… » ? Oui, mais bon, avec cet état d’esprit, même une baleine se noierait dans l’océan… Et, je suis persuadée que bien souvent, ça nous arrange quand les choses qu’on veut réellement restent hors de notre portée car ça peut faire vraiment peur de réaliser ses rêves et de réussir à vivre notre vie de rêve.

Combien de personnes se sont auto-sabotées et ont chuté violemment après une belle ascension vers leurs rêves ? On ne les compte plus.

Parfois, on préfère même avoir fait un pas et échouer pour avoir l’impression d’avoir vraiment essayer de changer les choses car sortir de sa zone de confort, et de son confort tout court, c’est pas facile tous les jours à assumer, surtout si l’entourage ne soutient pas, ne suit pas et/ou critique.

Il y a aussi la peur de dépasser les autres, qu’ils nous détestent et qu’ils nous rejettent en récompense de notre audace, de notre affront. Finalement, quand on agit pour avoir une vie différente de la majorité, c’est comme une critique, une remise en question du chemin choisi. Voilà pourquoi la plupart des gens réagissent aussi mal en voyant les autres réussir car ça les renvoie au fait qu’ils le pourraient aussi s’ils le voulaient vraiment. Ils culpabilisent de ne pas mettre ce qu’il faut en place pour réussir à leur tour, ce qui est trop douloureux et ils préfèrent donc casser ceux qui osent. Très souvent, tout se joue au niveau inconscient, bien sûr.

Certaines personnes vont s’autoriser 2 petites secondes à toucher leur rêve du doigt avant de tout torpiller sans raison apparente. Ce qui motive cet auto-sabotage, c’est en fait la peur d’être exclu du clan, donc de se retrouver seul… qui cache en réalité la peur de finir seul. Ça crée donc une sorte de solidarité malsaine qui fait que tout le monde doit rester dans la même merde et qui empêche chacun de s’élever.

Et, finalement, notre société est basée sur ce système débile. Ceux qui réussissent à s’élever, on leur crache dessus et on leur jette des cailloux (voir des rochers parfois, quand on voit la violence avec laquelle les rageux les traitent…) Les réseaux sociaux sont un très bon exemple de ce phénomène de lynchage gratos. On en voit souvent des personnes qui n’ont rien d’autre à faire que de laisser des commentaires haineux sous des vidéos, des photos, des articles de blog… Mais, quel est l’intérêt au juste ?? Personnellement, quand je n’aime pas un contenu, je ne perds pas mon temps à le regarder et encore moins à le commenter… mais, apparemment, je suis une des rares personnes à trouver ça logique…

Comme je le disais plus haut, je pense que les rageux sont tellement frustrés de la rondelle dans leur vie pourrie qu’ils ont besoin de se venger sur ceux qui leur renvoient à quel point ils n’ont rien de ce qu’ils voudraient et à quel point ils se privent de leur bonheur. J’ai souvent vu des gens se plaindre de ceux qui « étalent leur bonheur »… ça veut dire quoi au juste ? Donc, parce que certains sont malheureux ou trop peureux pour s’autoriser à être heureux, il faudrait s’empêcher d’être heureux et/ou le cacher ?? ‘Faut arrêter, là ! C’est plus de la solidarité, c’est carrément du sacrifice ! (Et vous savez à quel point je déteste ce mot haha) Il n’y a aucune logique dans ce raisonnement stupide… et je suis persuadée que ces même trolls sont les premiers à se vanter quand il leur arrive enfin quelque chose, les gros égoïstes qui veulent être les seuls à être heureux.

La peur peut rendre haineux si on s’interdit de vivre ce qu’on a envie d’expérimenter car les autres, eux, ne se privent pas du bonheur qu’ils méritent. La seule injustice, c’est nous-mêmes qui nous l’infligeons, alors pourquoi détester les autres ? Car je pense que c’est bien plus facile que de se haïr encore plus. Et si l’autre est coupable, alors on est victime et on peut rester dans notre mal-être à se plaindre et à le blâmer de ne pas réussir à avoir la vie et les choses qu’on veut. C’est bien plus confortable car on est sûrs de ne pas avoir à changer.

Il y a quelques années, je blâmais certaines circonstances de mon enfance, qui étaient comme des chaînes et des boulets que j’avais aux pieds et qui m’empêchaient d’avoir la vie que je voulais, pensais-je. Mais, en mûrissant et en ouvrant mon esprit, j’ai réalisé que la seule personne qui m’empêchait de faire quoique ce soit, c’était moi-même… aidée de mes peurs. Et, vu qu’à l’époque, je n’avais pas les connaissances que j’ai aujourd’hui, ça m’a arrangée pendant encore un temps de rejeter la faute sur mon entourage, et la Vie aussi en prenait pour son grade. Si j’avais dépassé ma peur et osé voir que la clé qui ouvrait le cadenas se trouvait dans ma main, tout aurait pu être différent et beaucoup plus doux à vivre.

Mais, je crois que la principale peur finalement est la peur de notre toute puissance, de notre pouvoir illimité de création. On est comme dans un labyrinthe, les yeux bandés et il faut avancer sans toujours savoir où on va, ce qui est assez angoissant en soi, mais rajouter à ça la possibilité de créer tout ce qu’on veut, c’est une trop grosse responsabilité que bien peu de gens sont prêts à assumer. On aimerait être pris par la main, comme quand on était enfants et qu’on nous dise exactement quoi faire pour obtenir ce qu’on veut, mais on reste souvent sourds aux signes que la Vie nous envoie.

A chaque seconde qui passe, on a le choix. On peut choisir d’adhérer à nos peurs et vivre en enfer ou bien croire en la Vie, suivre notre coeur et être en paix. On est donc toujours mis face à ces 2 choix très simples : la peur ou l’Amour ! Je le disais très justement dans mon article ici.

Peut-être que la solution pour sortir de la peur est simplement de se mettre à l’écoute. A l’écoute de nos émotions, de nos sensations, de notre corps, de ce qui nous fait vibrer. Finalement, c’est se mettre à l’écoute de la Vie.

Voilà, maintenant, passons à l’action et donnons-nous une vraie chance d’être heureux et de faire ce qui nous fait vraiment vibrer !

Much Love to you all 💖

TeeNa

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