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« Rien ne sert de courir sans Cherrios »

Vous connaissez sûrement tous cette expression « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » (bon, pour mon titre, je trouvais ça plus drôle de citer la pub Cherrios haha) tirée des Fables de La Fontaine, Le lièvre et la tortue ?

Vous l’aurez compris, l’article du jour portera sur la patience… et l’impatience également.

La morale de la fable Le lièvre et la tortue insiste sur le fait qu’il ne sert à rien de se précipiter et que ce n’est pas parce qu’on fait les choses plus vite qu’on les réussit mieux, bien au contraire. Il vaut mieux prendre le temps de bien faire les choses plutôt que de les bâcler. Toute tache demande un temps plus ou moins long pour sa réalisation et il est nécessaire de prendre ce temps et de s’appliquer.

Je ne sais pas si je suis vraiment impatiente, mais je dirai que j’ai souvent la flemme d’attendre, surtout quand je sais exactement ce que je veux et que ça traîne… Et, à l’inverse, il y a des fois où je suis d’une patience infinie qui m’étonne moi-même. Je pense que je suis un peu des deux, et selon les situations, un côté ressort plus que l’autre.

On est comme les deux faces d’une même pièce, un côté pile et un côté face. On est rarement à 100% timide, 100% grincheux, 100% radin ou 100% drôle. Il y a toujours une situation où on va montrer l’autre côté de la pièce.

Une amie me disait dernièrement qu’elle n’avait pas confiance en elle. J’entends d’ailleurs très souvent des gens dire ça d’eux-mêmes, se mettre dans une case rigide des gens qui n’ont pas confiance en eux. Mais, je crois que le fait de s’enfermer de la sorte crée encore moins de possibilités de faire des choix et d’agir différemment. Je disais donc à mon amie « pas confiante » que ce n’étais pas possible qu’elle ait 0% de confiance en elle dans TOUS les domaines de sa vie… et elle a reconnu que c’était vrai et que dans certains domaines, elle avait confiance et était sûre d’elle-même, je lui ai donc suggéré de se défaire de ce tic de langage car ça la conditionnait à se sentir limitée. Ça vaut d’ailleurs pour moi aussi, car il y a eu des moments où j’ai commencé à croire que je n’avais pas confiance en moi… Mais, ça fonctionne pour tout ! J’ai connu une personne qui se disait timide. Sa phrase favorite, c’était « je suis timide donc je ne peux pas faire ça » et elle attendait donc de moi que je fasse ces choses à sa place. Au début, je l’aidais volontiers, jusqu’à ce que je réalise qu’elle se servait de sa timidité pour rester dans sa zone de confort et qu’elle l’agitait comme un drapeau quand ça l’arrangeait, j’ai dû lui mettre les points sur les i et lui dire clairement que je ne l’excuserai plus sous prétexte qu’elle était « timide » pour qu’elle commence enfin à sortir de son rôle de victime de la Vie car c’était vraiment épuisant…

Souvent, les traits de caractère qu’on se donne nous sont bien utiles pour ne pas avoir à changer ou s’ouvrir aux autres. On les utilise parfois comme des barrières censées nous protéger du monde extérieur et des autres car ça les dissuade de nous approcher de trop près.

Si on prend l’exemple d’une personne qui se dit « colérique », les gens auront peur de ses sautes d’humeur et ne voudront, en général, pas trop fréquenter cette personne (en tout cas, pas moi…), ce qui est une aubaine si elle s’en sert pour faire fuir les autres.

Moi, j’ai eu ma période grande gueule mixée avec les taquineries. Tout le monde me voyait, m’entendait et me taquinait… parfois, ça dérapait et des choses blessantes étaient dites. C’est à ce moment-là que j’ai pu réaliser que je ne voulais plus de ce genre de relations et j’ai pu aussi voir que ce n’était tout simplement pas moi. Ma phobie des groupes m’avait fait créer une carapace impénétrable, qui avait pour but d’éloigner les autres de moi et d’une certaine façon, je gardais le contrôle. C’était rassurant jusqu’à devenir étouffant.

Le piège, quand on se crée un rôle basé sur un trait de caractère particulier, c’est que les gens qui nous côtoient nous associent à cette particularité et on se retrouve facilement enfermés sans avoir le droit de changer de cap. Donc, si ce n’est pas nous-mêmes qui nous enfermons, les autres s’en chargeront volontiers pour nous. Le mieux, c’est de rester flexible et fidèles à nous-mêmes, de rester ouverts et de s’autoriser à changer d’avis et changer de façon d’agir.

Plus j’avance et plus j’agis pour accepter mes parts d’ombre sans jugement. Je suis loin d’être parfaite et heureusement ! Je suis un être humain et non un robot tout lisse. Je trouve que nos petits défauts sont parfois de belles particularités qui nous rendent uniques.

Comme d’habitude, le titre ne concerne pas vraiment le contenu de mon article. J’ai bien essayé de m’y tenir, mais j’étais bloquée, alors que quand je laisse mes doigts glisser sur le clavier, c’est beaucoup plus fluide ! Je suis donc le flow :-3

 

Bon, allez, pour faire genre, je vais revenir un peu sur la patience et l’impatience.

En ce qui concerne l’impatience, je n’ai pas honte de dire ici que je suis parfois impatiente ! Je sais que c’est quelque chose que tout le monde a un jour ressenti. Et, c’est encore pire de nos jours, à l’heure de la technologie intuitive et hypra rapide. Quand on attend 2 secondes, on est déjà en train de trépigner et de s’arracher les cheveux haha

J’aurais tendance à dire que les adultes sont plus impatients que les enfants qui prennent le temps de s’émerveiller car ils sont encore en phase d’apprentissage… Mais, ce ne serait pas totalement vrai car quand un enfant a un de ses besoins qui n’est pas satisfait tout de suite, il peut se mettre à hurler, pleurer, crier, jusqu’à ce que ses parents satisfasse ce fameux besoin. Et, encore une fois, les enfants ont les deux côtés en eux et passent de l’un à l’autre sans se prendre la tête.

Par contre, chez les adultes, il peut y avoir de la culpabilité car on a conscience de ce qui est censé être bien et ce qui n’est pas censé l’être. Je vois quand même plus souvent des adultes pressés et impatients que le contraire. Même si cette tendance commence un peu à changer avec la mode du bien-être et du feel good. Normal, à force de faire des burn-out et des dépressions, les gens ont fini par comprendre qu’il valait mieux commencer à écouter un peu leur corps…

Mais, ce qui m’énerve, c’est le fait que cette ouverture à la bienveillance envers soi-même ait été reprise par les magazines (feel good ou non), car désormais ce sont presque des injonctions et on DOIT ralentir pour aller bien. Ça devient une contrainte car on se sent obligés d’agir d’une certaine façon pour correspondre à ce qui est demandé de nous.

Moi, je dirai juste qu’il vaut mieux juste écouter ce qu’on a envie de faire sur le moment et suivre cet élan, point ! Donc, si on a envie de ralentir, on le fait et si on veut se presser, on le fait aussi… Mais, sans jugement et sans culpabilité, c’est quand même mieux.

Le problème vient simplement du fait de s’adapter au rythme des autres… car on nie son propre rythme en agissant ainsi et donc, on finit par se nier soi-même. Se nier revient à se déconnecter de soi-même et à être à la merci des évènements, qu’on regarde à travers nos lunettes teintées d’angoisse, qui nous font voir le monde comme un lieu effrayant et rempli de menaces.

Souvent, on voudrait que les choses arrivent exactement au moment où on l’a décidé, sans réaliser qu’en fait, ce n’est peut-être simplement pas le bon moment. On pense en termes de temps et d’horloge (biologique, parfois), mais la Vie agit à un tout autre niveau et j’arrive de plus en plus à croire que tout est parfaitement parfait et orchestré pour que tout arrive au moment le plus juste pour notre évolution. Et j’ai envie de croire au Timing parfait de notre Vie !

On peut même aller encore un peu plus loin car je crois qu’au final, quoiqu’il arrive et peu importe les chemins qu’on emprunte, on finit toujours par arriver à bon port, alors, quel est l’intérêt de stresser et de se presser ?

Je dis ça, mais bon, comme la plupart des gens, il y a des fois où je doute et forcément, je stresse de ne pas réussir à faire ce que je veux comme je l’aimerais. Mais, si dans ces moments-là, j’arrivais à me rappeler que les contretemps et les détours sont en fait parfaits, je me détendrai carrément plus et je vivrai bien mieux tout ce qui arrive.

Voilà ma pensée sur ce thème si vaste ! En espérant vous avoir donné matière à réflexion 😉

 

Much Love to you all 💖

TeeNa

 

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