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Prendre son mal en patience = suicide programmé ?

Ces derniers temps, deux amies à moi qui ne se connaissent pas m’ont sorti (pour des situations pénibles qu’elles vivent) qu’elles allaient « prendre leur mal en patience ». Dès la première fois, ça m’a fait tiquer car je trouve cette expression vraiment désagréable, aussi bien à l’oreille qu’à vivre… Mais, quand ma deuxième amie m’a ressorti cette phrase, je me suis dit « Tiens, si j’écrivais un article sur le sujet ! »

Alors, pourquoi je n’aime pas cette expression ? Car elle est vraiment négative. Elle suppose qu’une situation qu’on vit nous fait souffrir, mais, pour on ne sait quelle raison, on se convainc (plus ou moins inconsciemment) qu’il faut qu’on supporte le mal-être qu’on ressent pendant une période plus ou moins longue. En général, quand on sort cette phrase, c’est que la période à supporter est plutôt longue. J’aurais d’ailleurs pu utiliser cette expression quand j’ai travaillé pendant 4 mois chez Showroomprivé. Je me sentais tellement mal et désalignée… On peut dire que j’ai pris mon mal en patience pendant ces 4 mois. Je ne pouvais même pas imaginer faire un jour, une heure ou une nano-seconde de plus. J’étais déjà au max de ce que je pouvais supporter…

J’ai vraiment beaucoup de mal à me forcer à faire une chose que je déteste, surtout un travail. Si, par malheur, je me sens obligée de rester dans une situation ou un job que j’exècre, je me crée (inconsciemment) des maux dans le corps. Par exemple, quand je travaillais aux Galeries Lafayette en tant que « rédactrice mode » (ils m’avaient appâtée avec ce titre trop stylé mais tellement mensonger, les monstres…), mon corps me hurlait de partir et vu que je n’écoutais pas, je me suis créé un syndrome du canal carpien à la main droite (qui est la main avec laquelle je dessine, donc plus de main, plus de dessin…) Je me suis donc mise en arrêt maladie, « grâce » au syndrome du canal carpien, avant de démissionner une semaine avant la fin du contrat… Mon frère n’a jamais compris pourquoi. Il me répétait : « Il te reste une semaine ! Tu peux même pas tenir UNE SEMAINE ?? »… Eh non, je ne pouvais pas tenir 1 semaine ! Je sentais la dépression gagner mon corps à une vitesse folle. C’est inexplicable, c’était comme si une ombre maléfique s’emparait de mon corps, comme si un poison s’était infiltré dedans et commençait à me bouffer de l’intérieur en rongeant chaque cellule les unes après les autres. Il FALLAIT que je parte ! En plus, j’avais peur que ce job de merde me bousille ma main d’artiste. J’avais éclaté en sanglots chez le médecin qui m’avait fait mon arrêt. J’étais dans un état de folie, je ne comprenais même pas ce qu’il m’arrivait, pour être honnête…

Donc, j’ai écouté mon corps et je suis partie… à la mer, à Marseille haha ! Je savais pas pourquoi, mais je sentais que je devais aller là-bas avant l’arrivée de l’automne. C’était ma dernière chance d’aller à la mer cette année-là, j’ai donc suivi mon envie. Et, je ne l’ai jamais regretté. En plus, le premier jour, à mon arrivée, je suis allée à la plage et… j’ai vu Estelle, de Plus belle la Vie (un de mes personnages préférés de la série quand j’étais fan) ! Sans le savoir, je m’étais assise juste derrière elle et une de ses amies. J’ai pris ça comme un signe du Destin ! Hahaha !

 

Parfois, on a des obsessions comme ça qui nous prenne, des envies, des pulsions. Et j’ai remarqué que, dans mon cas, quand je résiste à ces pulsions, c’est là où je me blesse physiquement et/ou mentalement. Toutes les fois où j’ai suivi le Flow de la Vie, j’ai toujours été récompensée et je me suis toujours sentie plus heureuse.

Mais, c’est vrai qu’il y a des situations très difficiles à quitter, des relations, des jobs… Mais, pour moi, à partir du moment où on doit se faire souffrir pour rester dans une situation, ce n’est jamais bon. Après, « chacun voit midi à sa porte », (comme dirait ma mère haha !) car très souvent, c’est dur de s’écouter et de suivre ses vraies envies.

J’ai trouvé un autre exemple flagrant dans mon expérience de Vie : la Fac ! Oh My Gosh !!! Ces derniers temps, j’en parle beaucoup, en plus… Je me suis vraiment traumatisée toutes ces années… 8 ans de Fac, c’était pour moi une collection de cadeaux empoisonnés dont une dépression, une perte de confiance en moi, des doutes incessants, une peur de la Vie et de l’avenir, des envies morbides, des crises de larmes à répétition, une perte de sens, des angoisses, une perte de repères et d’identité… On aurait dit que j’avais ouvert la boîte de Pandore en ouvrant la porte de la Fac…

Alors, vous vous demanderez peut-être ce que j’ai pu faire pendant ces 8 longues années. Est-ce que j’ai décroché un doctorat… Eh bien, non ! Tiens, je réalise que j’ai souvent dit que j’avais hyper mal vécu la Fac, mais je n’ai jamais pris le temps de raconter ce que j’y ai fait… Erreur réparée dans le prochain paragraphe !

Pendant 8 ans, j’ai d’abord erré de filières en filières, LEA Anglais/Espagnol, LLCE Anglais, ensuite je suis allée en Sociologie jusqu’à la Licence et vu que je ne me voyais pas faire un Master en Socio (quel intérêt au juste ?), je suis allée vers la Communication. Mais, arrivée dans une nouvelle fac (Nanterre), la secrétaire m’a dit que la Socio et la Communication n’avaient rien à voir donc est-ce que je serais prête à faire une nouvelle Licence, j’ai dit oui… Il s’est avéré que j’aurais en fait pu aller directement en Master Communication, mais bref… j’ai rencontré de très bonnes amies que je côtoie toujours aujourd’hui, donc c’était le cadeau ! J’ai fini par une dernière année de Master 1 Communication et j’ai dit STOP !

J’avais fait 3 Facs différentes au cours de ces 8 ans. J’avais rencontré énormément de personnes différentes, mais j’étais devenue proche de très peu d’entre elles. Je ne sais pas pourquoi les gens sont assez froids et hypocrites à la Fac. Tu peux parler et rigoler avec quelqu’un et le lendemain, cette personne te snobe gratuitement WHAT ?? Je me sentais comme un mouton perdu au milieu du troupeau et parqué dans un grand amphi. Tous les ans, je voulais arrêter, mais je me forçais à continuer. Et, j’ai fait ça jusqu’à n’en plus pouvoir et arrêter définitivement. Personne n’a compris, c’était encore une fois les questions : « Mais, il ne te reste qu’UN AN, t’es sûre que tu veux pas finir ? »… Euh ouais, j’suis sûre ! Si je continuais, je sombrais pour de bon dans la dépression. Heureusement, j’ai su m’écouter… Je pense que le thème de la Fac mérite un article à lui tout seul car j’ai énormément de choses à en dire et là, ça va faire un article de 350 pages haha. Je clos le sujet pour l’instant dans cet article.

 

Notre société ne valorise pas du tout les gens qui savent s’écouter et sortir du moule. Les mentalités bougent assez lentement. Trop nombreux sont ceux qui se sentent contraints de rester dans des Vies qui les emmerdent, les font souffrir, les rendent malheureux. On se sent comme prisonniers, parfois. Ça m’arrive aussi de me sentir bloquée, en mode stagnation dans un état qui me saoule. Et, je n’ai pas toujours la volonté nécessaire sur le moment pour sortir du piège dans lequel je me laisse enfermer. C’est une question de choix. Et, parfois, c’est comme si c’était plus facile de rester dans une situation désagréable que de juste faire même une action supplémentaire, un pas en avant, un pas de côté, qui nous libèrerait. Bizarre et maso, n’est-ce pas ?

Pourquoi trouve-t-on plus facile de « prendre notre mal en patience », plutôt que de créer ce qu’on veut vraiment vivre et d’aller le chercher ? Peur du bonheur ?

On préfère se laisser balloter par la Vie et se faire fracasser la gueule sur les rochers, plutôt que de créer notre barque, qui nous emmènera là où on a vraiment envie d’être et avec les personnes qu’on aura choisies.

C’est idem pour les personnes qu’on laisse entrer dans nos Vies, dans notre intimité et parfois, dans nos lits. On se dit qu’on n’a pas le choix, c’est ce qui nous est proposé, qu’il n’y a pas mieux pour nous, alors on se sent obligés d’accepter, bien que ça nous donne des haut-le-cœur… Pourquoi se torturer comme ça ?

C’est si difficile de juste dire « Non », « Stop » ? Oui, ça l’est ! C’est parfois même physiquement impossible, y’a comme un blocage au niveau de la gorge.

Est-ce qu’on a peur de passer pour quelqu’un de mauvais, méchant, capricieux, si on ose dire qu’on n’est pas d’accord ?

C’est vrai qu’on nous éduque pour faire plaisir aux autres et se plier à ce qu’on nous demande. D’enfants sages et bien obéissants, on devient des adultes obéissants à des conneries qu’on s’impose à soi-même. Contrairement à ce qu’on peut croire, la Vie ne nous tend jamais de pièges. Elle ne nous attend pas au tournant avec une batte de baseball, prête à nous fracasser le crâne au premier moment d’inattention. Elle ne met pas sur notre chemin des rochers sur lesquels on se pète la gueule. Y’a personne qui s’amuse à nous torturer… à part nous-mêmes…

On a le choix de ce qu’on veut vivre. Parfois, on se précipite trop, en pensant qu’il n’y aura pas d’autre chance, que c’est maintenant ou jamais. Et, très vite, on regrette son choix, mais on se sent bloqué et contraint de rester malgré notre envie de nous pendre au lustre… On bâillonne notre corps qui essaie de nous exprimer gentiment « Casse-toi de ce job/relation/situation de merde, pauvre naze ! » A force de rester sourd aux appels de notre corps, en dangereuse surchauffe, il fait un choix, lui aussi : éteindre les lumières pour éviter l’implosion ! Ce qu’on appelle très populairement le burn out, la dépression, quoi ! J’en parlais déjà dans un précédent article, les conséquences physiques sont vraiment désastreuses quand on tire trop sur la corde…

Trop tirer sur la corde, c’est quand on se dit qu’on va rester patients dans une situation qui nous dégoûte, nous débecte, nous rend malades mentalement et parfois physiquement.

Je pense que « prendre son mal en patience », c’est très dangereux ! A partir du moment où on ressent des émotions, des sensations tellement désagréables qu’on sort ce genre de phrases toutes faites, ça ne présage jamais rien de bon ! Ça peut même rendre fou. Quand on se sent pris au piège, au pied du mur, sans aucune solution pour aller mieux, améliorer les choses. On a vite tendance à péter des câbles ou au contraire à devenir apathiques, des zombies. Beaucoup de gens se réveillent malheureusement sur leur lit de mort (j’en parle souvent de celui-ci haha), quand il est déjà trop tard pour changer les choses. Game over !

Pourquoi ne pas se réveiller avant et faire les choses qui nous font vraiment envie ?

C’est une question que je me pose à moi aussi car je ne fais pas encore totalement ce que j’aimerais faire. A méditer donc !

 

Much Love to you all 💖

Christelle alias TeeNa

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