Change tes circuits neuronaux !,  J'ai testé...,  Zoom sur…

ME, Myself & I !

Me, Myself & I », autrement dit « Moi, Moi et Moi » !

Vous trouvez ce titre un peu trop égocentrique ou prétentieux ? Vous avez peut-être raison… ou pas.

 

Ce n’est pas un hasard si j’écris mon article aujourd’hui, j’avais envie de me faire ce cadeau car : c’est mon anniversaire !!! 😀 (Eh oh ! Qui a dit que c’était autocentré ?)

Après avoir traîné la patte pendant 2 mois, j’ai bizarrement réussi à me débloquer ce matin pour écrire cet article.

Je crois qu’il remue des choses qui résonnent pour moi et qui m’ont menée à vivre certaines expériences désagréables. Voilà pourquoi, je décide de me lancer et de laisser mes doigts parcourir le clavier pour faire émerger ce qui a besoin de l’être.

Entrons donc dans le vif du sujet !

On nous a très tôt appris que ce n’est pas bien de trop penser à soi et qu’il ne faut surtout pas se mettre en avant. Inversement, plus on fait passer les autres avant soi-même, mieux c’est… et le sacrifice, c’est le pompon de la pomponnette car ceux qui savent se sacrifier pour les autres sont glorifiés et parfois même élevés au rang de héros…

Bon, vous connaissez déjà mon point de vue sur le sacrifice, ça me hérisse le poil et j’en saigne des oreilles, rien que d’entendre ce mot… ce gros mot, oserai-je dire !

Mon article va donc aujourd’hui parler de la relation à soi.

Je crois que c’est la relation qu’on néglige le plus dans notre vie, alors que c’est pourtant la plus importante. En même temps, on nous reproche assez vite de vouloir prendre du temps pour soi-même. Et, si on a le malheur de se voir quelques qualités, on se fait limite lyncher et on nous fait avoir honte de nous-mêmes. C’est bien mieux de se critiquer continuellement, après tout, les autres le font aussi alors pourquoi serait-on les seuls à échapper à cette cruelle règle ?

On parle donc souvent de la relation qu’on entretient avec les autres, de l’importance de penser aux autres et de donner aux autres… Mais, bien souvent, on essaie de donner à l’extérieur ce qu’on n’a même pas à l’intérieur pour soi-même.

Je crois que c’est ce qui fait qu’on donne avec autant de difficulté et qu’on se sente volés et frustrés, même quand on ne fait que s’ouvrir aux autres. Si on a l’impression qu’ils ne s’ouvrent pas, on restera également fermés à eux.

Et, comme on se croit vides, on attend des autres qu’ils nous remplissent et qu’ils devinent ce dont on a besoin, comme nos parents le faisaient pour nous quand nous étions enfants. C’était une sorte de télépathie. En grandissant, on développe donc des attentes très fortes vis-à-vis de notre entourage. Et on a vite fait de se refermer comme une huître ou de dégager les autres de notre vie, quand on estime qu’ils n’ont pas été à la hauteur de nos attentes…

 

Des attentes beaucoup trop grandes.

Je le disais déjà dans mon dernier article : le fait d’attendre des autres qu’ils comblent nos vides intérieurs, c’est le meilleur moyen de les faire fuir…

Je me rends compte avec les années que : tout part de soi !

Et, je ne dis pas ça pour justifier l’égoïsme ou l’égocentrisme.

Je crois vraiment (et je le constate de plus en plus) que c’est la relation à soi qui influence et détermine toutes celles qu’on a avec les personnes et le monde qui nous entourent. Ça paraît tellement logique, dit comme ça, mais on est bien trop nombreux à négliger la relation qu’on entretient avec nous-mêmes. On se critique, on s’insulte, on se dit des choses méchantes, blessantes, on se trouve tous les pires défauts du monde, on se rabaisse, etc.

Cela crée des déséquilibres assez désastreux. D’abord, pour notre estime de nous-mêmes puis, ça se répercute ensuite sur les autres et le monde extérieur. Et tout se transforme autour de nous, à l’unisson avec les énergies qui vibrent le plus souvent en nous.

Par exemple, les périodes où j’étais en colère, j’attirais des personnes avec qui me disputer.

A l’inverse, les moments où je me sentais le mieux dans ma peau et le plus alignée, je ne rencontrais que des gens hyper sympas et qui me faisaient des compliments.

 

Je suis persuadée que notre état intérieur détermine et modèle les expériences qu’on vit dans le monde extérieur. Et ça attire comme un aimant les personnes qui vibrent sur les mêmes fréquences que nous. C’est limite magique !

C’est pour ça que je fais maintenant de plus en plus gaffe à mon monologue intérieur (avec mon grand ami, Doomy) car il peut provoquer des catastrophes ambulantes…

Il est aussi important de bien prendre le temps de se connaître vraiment. Je ne parle pas du personnage socialement correct qu’on a inventé de toutes pièces, mais du Moi authentique, qui est notre vraie essence. C’est vrai que ça peut faire peur de plonger en soi pour faire sa propre rencontre.

Personnellement, j’ai commencé ce voyage intérieur quand j’étais ado, en écrivant mes journaux intimes. Bon, j’ai vraiment mis du temps pour réussir à m’aimer… des années. Quand je relis mes premiers journaux, je suis toujours choquée par la violence des mots que j’utilisais pour parler de moi…

Heureusement, aujourd’hui, j’ai un discours tellement plus doux et compatissant envers moi-même. Je n’utilise plus jamais d’insultes et je fais en sorte d’être le plus indulgente possible quand je me vois limitée face à une situation… et que mon premier réflexe pourrait être de me critiquer. Ce n’est pas toujours facile, mais je fais de mon mieux. C’est tout ce que je peux faire, avec ma compréhension des choses et les capacités que j’ai sur le moment et je l’accepte de plus en plus.

J’ai parfois des moments difficiles, comme beaucoup de gens, mais le fait d’être ma propre alliée m’aide vraiment à traverser plus rapidement ces sombres périodes car je me montre plus douce à mon égard, comme je le serais avec une amie.

J’imagine parfois la TeeNa de 6 ans face à moi et, tout de suite, ma colère se dissipe. Comment rester en colère contre un enfant qui est apeuré et démuni ?

J’arrive facilement à faire cet exercice car je suis toujours en lien avec mon enfant intérieur. Je pense qu’on a tous en nous un enfant qui n’a jamais grandi. Il y a aussi des enfants qui ont mal grandi. Ce sont tous des enfants blessés, qui sont restés prostrés dans leur douleur et qui n’ont jamais pu s’ouvrir à la Vie pour passer à autre chose. Ils revivent donc sans cesse les situations traumatiques qui les ont meurtris. C’est pour ça que des fois, on peut avoir des réactions disproportionnées face aux évènements qu’on vit dans le présent.

C’est comme mettre du citron sur une plaie ouverte… Ahhh rien que d’y penser, j’ai mal !!

Quand on a ce genre de réactions, ce qui peut être intéressant, c’est d’aller regarder ce qui se rejoue vraiment. Car c’est un cercle vicieux qui se répète inlassablement et duquel on est prisonnier. Tant qu’on ne s’autorise pas à laisser s’exprimer les émotions liées à l’événement traumatique, on a du mal à lâcher ensuite le réflexe protecteur de crispation et de fermeture.

D’où l’importance de faire son introspection et d’apprendre à se connaître vraiment en remettant en question ce qu’on croit savoir, sur le monde et sur soi-même. C’est pas facile et ça peut faire peur, comme je l’ai dit plus haut. Mais, cette peur est saine et elle est faite pour être traversée, chacun à son propre rythme, bien sûr.

Traverser cette peur veut donc dire partir à sa rencontre et prendre aussi le risque de rencontrer un Soi qui ne nous plaît pas, ou moins que le Soi factice qu’on a totalement fabriqué. Ça demande une certaine humilité, une tolérance et une grande compassion.

Le fait de résister contribue en fait à nous rendre malheureux. Même si on se voile la face, on sent bien tout au fond de nous, (sous toutes les couches superficielles qu’on a ajoutées années après années) notre vraie personnalité qui brûle d’envie de sortir au grand jour. Et, plus on l’empêche de s’exprimer, de rayonner, plus on s’enfonce dans la dépression et le mal-être voire la haine de soi, de ce Soi qu’on a bricolé. On ne se rend même plus compte que ce n’est pas réellement nous.

Et, le pire, c’est que souvent, on a tendance à se créer une Vie correspondant à ce Moi factice auquel on s’accroche. On croit que c’est notre identité et que ça nous définit et ça nous rassure. On est bizarrement rassurés par des mensonges, comme si la peur de la vérité était trop grande pour oser l’affronter.

Est-ce qu’on croit vraiment découvrir d’horribles squelettes dans notre placard si on osait ouvrir la porte menant à nous-mêmes ? Ou, au contraire, on aurait peur de voir notre beauté et de réaliser à quel point on s’est torturés pour rien pendant des années ?

Pourquoi préférer croire des horreurs à notre sujet plutôt que d’accepter de voir la magnifique réalité ? Ne serait-ce pas du masochisme ?

Peut-être que si on acceptait de se voir tels qu’on est, dans notre puissance créatrice, on se sentirait obligés de faire de grandes choses pour le monde, pour les autres. Peut-être qu’on n’a juste pas envie parce qu’on ne se croit pas à la hauteur ou qu’on a peur d’être accaparés par la Mission qu’on s’est donné et de ne plus avoir le temps de ne rien faire.

Finalement, est-ce qu’on ne se cacherait pas derrière nos problèmes pour ne pas avoir à vivre nos rêves et ne pas avoir à s’engager ?

Ce sont des questions que je me pose pour moi-même ces derniers temps… surtout quand je vois que je traîne pour faire quelque chose qui me fait vraiment vibrer. J’essaie de comprendre les blocages que je peux avoir, en évitant au maximum de me juger.

Je pense que le fait de se recentrer sur soi et de toujours revenir à soi, peut éviter bien des déceptions et permettre d’être plus généreux et ouvert aux autres. Si on se sent bien avec soi-même, heureux d’être qui on est et qu’on arrive à s’accepter, les autres agiront avec la même ouverture pour nous. Et, si on se sent complets et comblés, on peut donner généreusement et avec le cœur.

Et, l’erreur qu’on fait souvent, c’est de penser constamment au monde extérieur et de s’inquiéter tout en essayant de se changer pour correspondre à ce monde qu’on voit.

Et on ne comprend pas pourquoi c’est difficile et douloureux. Je ne sais pas si vous voyez les jeux d’enfants où ils doivent faire rentrer des pièces d’une certaine forme dans le trou correspondant (quelle belle explication haha) ? Bah là, ce serait comme si on essayait de faire rentrer un carré dans une forme ronde.

On pense très souvent à l’envers. On pense qu’on doit se modifier pour être acceptés par les autres. Mais, en fait, c’est le fait de s’accepter tels qu’on est qui fait que les autres vont s’adapter à nous et finir par nous accepter. Ça se fait tout seul, dans la fluidité.

D’ailleurs, vouloir absolument que les autres nous aiment et nous acceptent trahit en fait le manque d’Amour et d’acceptation qu’on a pour soi-même. Encore une fois, on attend des autres qu’ils fassent ce qu’on est déjà incapables de faire pour soi, c’est quand même le comble.

 

Je le répète : nous possédons les clés de notre bonheur.

C’est à nous-mêmes de décider ce qu’on veut créer dans notre Vie. Si on veut rester à ruminer le passé, à craindre l’avenir ou si on préfère s’intéresser au présent. On a aussi le choix de nos pensées.

J’ai testé une nouvelle technique dont j’ai entendu parler sur Youtube dans une vidéo de Bruce Lipton. Il parlait de reprogrammer son subconscient. Apparemment, cette partie du cerveau est très puissante pour conditionner notre Vie car elle fonctionne par automatismes appris dans l’enfance (entre 0 et 7 ans), moment où le cerveau est comme une éponge.

J’ai, bien sûr, déjà souvent entendu de ça, mais là c’était différent. La chose à faire m’a semblé amusante : il fallait enregistrer des phrases positives sur son mp3 et les écouter juste avant de dormir et / ou pendant sa nuit de sommeil.

Ça fait maintenant 6 jours que j’ai commencé et je vois déjà des résultats très encourageants ! Beaucoup plus de fluidité et une plus grande légèreté aussi. Donc, je vais tester pendant 21 jours car on dit que c’est le minimum pour changer une habitude.

Ce que je veux changer, ce sont seulement les habitudes qui me desservent ou m’entravent. Celles qui me soutiennent et me font avancer, je les garde.

J’ai encore parfois du mal à accepter ce qui est, et mon rythme, que je trouve souvent trop lent comparé à ce que je voudrais avoir déjà réalisé. Mais, ce qui a changé, c’est ma plus grande compassion envers moi-même. J’arrive plus souvent à voir l’enfant apeurée, qui est en moi, et qui fait chaque jour de son mieux pour satisfaire les exigences de l’adulte dictatrice et castratrice (je me juge à peine en disant ça haha)… Mais, je fais des progrès et je m’adoucis. L’adulte aussi apprend et s’améliore chaque jour.

Mais, là, le but, c’est d’enlever des couches superflues et non de me changer. Pour moi, j’ai déjà tout ce dont j’ai besoin en moi, j’ai juste du mal à en prendre conscience et à le voir.

 

Je ne sais pas si vous connaissez cette légende hindoue :

« Après avoir créé la race humaine, les Dieux réfléchirent au lieu où ils pourraient cacher les réponses de la Vie, car il fallait mériter ce trésor.

– Mettons ces réponses au sommet d’une montagne, proposa l’un d’eux. 

– Non, trop facile. Les hommes sauront atteindre les sommets les plus hauts. 

– Au centre de la Terre, alors ! 

– Non, ils le trouveront là aussi. 

– Moi, je dis, au fond de la mer !

– Ils sauront aussi aller jusqu’aux profondeurs de la mer. 

Un long silence s’installa.

Enfin, un des Dieux reprit :

– Je pense que si nous le cachons à l’intérieur des hommes, ils n’auront jamais l’idée de le chercher là.

C’est ce qu’ils firent. »

Je trouve cette histoire vraiment très belle.

Elle appuie ma croyance selon laquelle tout est déjà en nous et même mieux : nous avons tous un trésor en nous, un cadeau intérieur. Il suffit juste de tourner notre regard vers l’intérieur pour le voir. Mais, bien souvent, on a trop peur ou on est trop obnubilés par l’extérieur et par le fait de se comparer aux autres.

On a pourtant une force et des ressources qu’on ne soupçonne même pas et qui sont là pour être utilisés pour créer de belles choses et diffuser l’Amour.

 

Et, finalement, si on osait voir et accepter notre puissance et notre beauté, à quoi ressembleraient nos Vies ?

 

Much Love to you all 💖

TeeNa

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *