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Le sacrifice pour les Nuls

Parmi les mots qui m’insupportent, il y en a un qui détient la Palme de platine : le sacrifice !

Je crois même que j’y suis allergique pour être honnête… Dès que j’entends ce mot, mes poils se hérissent d’horreur et d’effroi !! J’en tremblerais presque de rage… Cette réaction, qui peut paraître excessive, est sans doute due au fait que j’ai toujours eu l’impression qu’on attendait de moi que je vive pour les autres et que je me devais de me sacrifier pour eux. ça va, un p’tit sacrifice de temps en temps, c’est quand même pas cher payé pour être accepté…

Ce qui m’énerve surtout c’est cette glorification du sacrifice ! Tout le monde trouve ça bien les gens qui se sacrifient pour les autres, on trouve ça même souvent courageux et ceux qui témoignent de ce « courage » sont quasiment élevés au rang de héros… OH MY GOD Au secours !!! Plus insupportable, tu décèdes, tu ressuscites et tu décèdes à nouveau…

Alors, bon, quand je parle de devoir se sacrifier pour les autres, je parle principalement de sa famille, de ses ancêtres, plus précisément. On appelle ça les loyautés familiales et je vous en parlais dans mon article ici.

On commence par se sacrifier pour sa famille, puis on prend ça pour une norme, une obligation et on finit par le faire pour tout le monde, tous ceux qu’on côtoie, qu’ils soient proches de nous ou non. Le sacrifie se transmet de génération en génération comme une maladie génétique et celui qui veut esquiver la pomme pourrie s’en prend plein la tête, des reproches, c’est limite celui qui jette l’opprobre sur la lignée… Mais, tout ça se joue inconsciemment bien sûr, c’est pas drôle sinon…

Pour ma part, j’ai dû faire face très tôt à une injonction assez… entravante (pour rester polie) : « Toutes les femmes de la famille sont malheureuses en Amour« . C’était la vérité, prouvée et vécue par toutes les femmes de ma lignée maternelle depuis la nuit des temps… Face à une génération de femmes qui avaient effectivement souffert dans ce domaine depuis des lustres, comment pouvais-je contredire cette malédiction, moi, petite crotte insignifiante et naïve qui découvrait à peine la Vie (mais qui allait en baver comme les autres, y’a pas de raisons) ?

Je suis née femme et je voulais faire partie de ma lignée. Mais, pour être reconnue par les autres comme faisant partie de cette famille, je devais me plier à cette règle destructrice et saboter toute chance de bonheur dans le domaine amoureux… Voilà en gros, le cheminement inconscient qui s’est fait. Les connexions neuronales se font d’elles-mêmes, en mode pilote automatique, et il faut parfois aller creuser très profond pour découvrir ce qui se cache vraiment sous la surface car on n’a très souvent même pas conscience de ce qui agit vraiment et pourquoi on rencontre des difficultés dans certaines situations…

Et, donc, si je voulais être acceptée comme une femme de ma famille, il me fallait me résigner en faisant vœu de fidélité. Je devais saboter ma vie amoureuse pour rester loyale à une croyance débile qui datait de Mathusalem et que personne n’avait jamais osé remettre en question… Mais ça, c’était sans compter sur mon caractère têtu et obstiné qui déteste l’injustice ! Je me vois comme un caillou (très mignon, le caillou ^^) bloquant les rouages bien huilés de cette chaîne des répétitions dramatiques et je suis sûrement parfaitement placée pour ça : apporter la lumière et permettre cette libération des mémoires ancestrales.

J’ai pourtant fait face à d’énormes doutes, de la culpabilité… Comme si j’entendais des reproches quant à ma volonté de ne pas revivre les mêmes merdes auxquelles mes ancêtres avaient adhérer sans savoir qu’elles avaient le choix et pouvaient prendre un chemin différent…

Je me suis longtemps demandé si j’étais une bonne personne, vu que je ne voulais pas du cadeau empoisonné qu’on me refilait entre les pattes… Quelle bonne personne refuserait un cadeau qui a traversé les âges ?  D’ailleurs, qui étais-je pour oser refuser ce cadeau (en envoyant péter mes ancêtres, par la même occasion) ? Si je refusais ce cadeau, n’allais-je pas subir des représailles ?

Oser vivre ma Vie en étant moi-même a été un choix difficile et un réel défi à dépasser car toutes ces questions plus culpabilisantes les unes que les autres tournaient en boucle dans ma tête. Souvent, j’en étais figée et parfois j’en avais même la nausée… Je sentais continuellement une pression comme des mains qui me tiraient en arrière pour m’empêcher d’avancer sur mon chemin.

Je voulais être une bonne personne. Mais, qu’est-ce que ça signifie au juste être une bonne personne ? Est-ce que ça veut dire faire plaisir aux autres, agir gentiment et sourire quand nécessaire ?…

Etre une bonne personne, dans ce cas précis, c’était finalement me renier car cette posture impliquait aussi le fait de me sacrifier pour les autres et de sacrifier mon bonheur au profit de celui des autres…

Et, à force de le faire, j’ai fini par exploser ! 

Je ne crois pas être ici pour payer les pots cassés par les autres, porter les mémoires des autres, rembourser leurs dettes et encore moins pour vivre la Vie que ces autres n’ont pas eu le courage de vivre ! Je ne suis pas là pour reprendre le flambeau d’une tradition archaïque absurde qui force tous ceux qui y adhèrent à être malheureux comme les pierres et à gâcher toutes les chances de réussite et d’accomplissement et qui les condamne à finir leur Vie remplis de regrets et de remords !

Je suis ici pour vivre MA Vie et Être Moi !

Et, si être une bonne personne veut dire se plier aux exigences ancestrales, à des croyances limitantes qui m’empêchent de révéler ma plussoyance et à des règles auto-destructrices qui me coupent de ma joie et qui ternissent mon étincelle de Vie, je passe clairement mon tour ! Prend ma place qui veut…

En matière de sacrifice, il y a aussi celui qu’on pense devoir faire pour quelque chose qu’on désire obtenir ou réaliser. Cette croyance qu' »on n’a rien sans rien »… Comme si on devait forcément faire une espèce de troc avec je ne sais qui (encore le vieux barbu sur les nuages ?) pour mériter ce qui nous tient tant à cœur.

En quoi c’est juste ? Pourquoi n’est-il pas possible de simplement avoir ce qu’on veut sans passer par la case sacrifice ? Sûrement car il y a aussi cette croyance qu’on ne peut pas tout avoir. J’avais déjà traité ce sujet il y a 1 an ici

C’est comme si les personnes qui voulaient tout avoir étaient des mauvaises personnes, avares, cupides et qui volaient aux autres ce qui leur appartient. Contrairement aux bonnes personnes qui, elles, savent parfaitement qu’elles ont droit à un quotat très limité de souhaits (genre 3, comme Aladdin) et qui savent que si elles veulent ajouter de nouvelles choses dans leur panier, elles vont devoir en enlever d’autres. Il faut faire un choix, parfois cornélien, pour savoir quoi enlever et si finalement la nouvelle chose qu’on convoite en vaut vraiment la peine… Voilà pourquoi on a cette tendance à rester bloqués et à s’interdire de faire ces actions qui nous rempliraient de Joie, on est persuadés qu’il va falloir sacrifier quelque chose auquel on tient pour que la balance reste équilibrée et que notre vie ne s’écroule pas en morceaux…

Aujourd’hui, je m’en fiche d’être une bonne personne, je veux juste être Moi ! Et je n’ai plus envie de ne rien avoir à sacrifier, surtout pas mon bonheur !

Et si être Moi veut dire être imparfaite, faire des erreurs, me tromper, avoir peur, changer d’avis, être parfois perdue, avoir des doutes… Et bah, je l’accepte totalement ! 

J’ai envie de m’accepter avec mes forces et mes faiblesses, mes défauts, mes défis, mes peurs. J’ai envie d’accepter que je ne peux tout simplement pas être parfaite et que finalement, je suis les 2 faces d’une même pièce et que je ne peux pas accepter seulement la partie lumineuse en moi sans accepter également la partie plus sombre. J’ai envie d’accueillir mes imperfections et d’arrêter de me blâmer quand je trébuche. ça peut faire très peur de plonger dans ses ténèbres, mais c’est pourtant là que se trouve la clé qui ouvrira la porte vers notre lumière intérieure. 

Je n’ai plus envie de passer ma Vie à me sacrifier, à vivre pour les autres, à réparer leurs erreurs, à payer leurs dettes, qui ne m’appartiennent pas et ne me concernent en rien… Car finalement, tout ce qui semble avoir été « mal fait » a sûrement été parfaitement imparfait pour que j’en arrive où j’en suis à l’heure actuelle.

Donc, par extension, je suis parfaitement imparfaite et c’est parfaitement parfait !

Much Love to you all 💖

TeeNa

2 Comments

  • Joulle

    Salut Teena ;
    C’est marrant comme tu parles déjà du sacrifice lié à ta famille et des générations de femmes qui t’ont précédées, parce que le sacrifice, c’est surtout vu comme une vertu de femme ! Les combats d’ailleurs pour se faire respecter pour vivre sa vie comme on l’a choisi: profession, choix du partenaire, choix d’avoir des enfants ou pas sont aussi bien plus lourds pour une femme. Merci pour ce partage, tu as bien raison essayons de vivre nos vie comme elle est, fidèle à nous même, à notre image et avec positivité .

    Bisous, Bone week-end.

    • TeeNa

      Hello Miss 😉
      Merci à toi pour ton commentaire, ça me fait toujours plaisir d’avoir ton avis !
      C’est vrai que j’ai aussi l’impression qu’on attend beaucoup plus des femmes, qu’elles doivent se sacrifier… elles sont censées faire passer tout le monde avant elles-mêmes, surtout leurs enfants et leur conjoint, elles ne sont limite là que pour faire le bonheur des autres, mais on s’en fiche de leur propre bonheur…
      J’en parle car j’ai ressenti cette pression au travers de mon héritage familial et je me dis que je suis peut-être pas la seule et que ça peut aider d’autres personnes à voir qu’on peut sortir de tout ça ^^

      Beau week-end bizoo

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