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Le lâcher prise ou l’art du take off : philosophie de vie « surfistique »

Ah le lâcher prise !

On nous rabâche les oreilles depuis moche lurette avec celui-ci…

J’avais envie de me pencher sur le sujet car je ne l’ai bizarrement pas encore fait.

Je n’ai par contre pas trouvé une foultitude de définitions sur ce thème, mais beaucoup plus des façons d’arriver à cet état de lâcher prise.

Sur Wikipédia, j’ai cependant trouvé la chose suivante : le lâcher prise représenterait le fait de « laisser aller ce qu’on tenait avec force ».

Sous-entendant qu’on s’agripperait aux choses… avec plus ou moins de hargne… C’est vrai qu’on est nombreux (tous ?) à rester figés et à avoir du mal à remettre en cause nos croyances, nos pensées, nos idéaux.

Pourquoi donc ? Je dirai que c’est peut-être car au fond, on est persuadés que lâcher prise est un synonyme d’abandonner ou même…de mourir. D’où la tendance à parfois s’acharner même quand on voit clairement que c’est beaucoup trop douloureux et qu’il vaudrait mieux pour nous quitter une situation…

Penser que lâcher prise est un renoncement fait de nous des masochistes car on reste parfois bloqués dans des situations, des relations, des expériences vraiment traumatisantes, violentes et j’en passe…

Je crois que si on a si peur de lâcher prise, c’est qu’à la base, on se méprend sur ce que ça veut vraiment dire.

On lit partout à quel point il est important de lâcher prise pour être plus heureux, qu’il faut savoir accepter qu’on ne peut pas tout maîtriser. On nous noie de techniques plus ou moins efficaces pour réussir à atteindre cet état. Mais, à force, ça devient une obligation oppressante, surtout si on n’arrive pas à lâcher justement…

Ça peut en devenir assez angoissant… On peut finir par se reprocher, se blâmer de ne pas réussir et perdre encore plus confiance en soi. Donc, ce qui devait nous apporter plus de paix et de sérénité nous enferme finalement dans une tyrannie et un jugement de nous-mêmes…

Je crois que le lâcher prise est en fait bien plus une acceptation plutôt qu’un abandon. C’est accepter les choses telles qu’elles sont, en renonçant à vouloir tout contrôler et c’est cet acte qui permet d’arriver à plus de sérénité car on réussit à se détacher du résultat. Pas toujours évident, je vous l’accorde, c’est un entraînement continu car il y a des choses qu’on arrive très facilement à dépasser alors qu’on reste figés devant d’autres.

Mais, c’est peut-être encore trop flou, je ne résiste pas à l’envie d’utiliser une métaphore pour expliquer ce que je comprends du lâcher prise.

Je choisirai donc une métaphore marine pour illustrer tout ça car il y a quelques années, j’ai pu expérimenter l’importance de se laisser porter par le courant.

J’étais à la mer, très loin du rivage, à côté de rochers (quelle idée, maintenant que j’y pense…) Tout à coup, de grosses vagues ont commencé à ramener leur fraise (sans invitation, je rêve !) et à se fracasser sur ces fameux rochers… Intérieurement, j’étais en mode panique à bord puissance 10.000 avec en prime une angoisse morbide qui m’étranglait, comme vous pouvez vous en douter. Mais bizarrement, malgré ma peur de trépasser en charpie sur les rochers, mon instinct de survie a tout de suite pris la relève et géré la situation… heureusement sinon, je ne serai plus là pour écrire cet article… ou à l’état de fantôme seulement haha !

Donc, j’ai eu le réflexe de garder le plus grand calme (mais bon, au fond de moi-même, j’étais carrément en mode « OMG !!!! je vais mouriiiir, sauvez-moiiii !!!! ») et de ne surtout pas lutter, de ne pas faire quoi que ce soit en fait. Ne rien faire d’autre que me laisser porter par les vagues, comme si j’avais un surf. Je voyais parfaitement que je me rapprochais dangereusement des rochers, mais je n’avais d’autre choix que celui d’accepter la situation et j’ai continué à me laisser porter en attendant que les rouleaux passent leur chemin… Mon cervelet était en mode pilote automatique donc je ne sais même pas si j’ai fait mes prières à ce moment-là. Je crois vraiment que mon corps savait instinctivement comment réagir, ce qui est vraiment rassurant quand on y pense. On nous apprend à ignorer les messages de notre corps, à refouler les émotions par exemple, alors que ce sont en fait les solutions parfaites sur l’instant pour guérir et transcender ce qu’on vit… Je développerai plus ce sujet dans un prochain article…

Je crois que les vagues n’ont même pas duré 2 minutes, mais j’avais l’impression d’être là depuis au moins 30 minutes… mais vu que mon corps gérait, j’avais encore toutes mes forces pour nager si besoin. Le réflexe quand on est face à un danger, c’est de se débattre, mais dans le cas présent, ça m’aurait juste aidée à… me noyer bêtement.

Finalement, la mer a repris son calme… et moi, j’ai foncé rejoindre le rivage en 8ème vitesse ! (je crois que je n’ai jamais nagé aussi vite de ma vie haha)

 

La « morale » de cette histoire ?

Je trouve que c’est une belle illustration de ce qu’il faudrait dans l’idéal réussir à mettre en place dans nos vies. On pourrait en fait agir comme des surfers et aborder la Vie comme si on était en permanence juchés sur des planches de surf.

Ce qui fait qu’on attendrait les vagues avec impatience, comme des enfants qui jubilent à l’approche de Noël. Quand les vagues arriveraient enfin, on se mettrait debout sur notre planche et on s’amuserait à glisser avec joie sur les rouleaux et à faire toutes sortes de figures plus créatives les unes que les autres.

Le surfer doit rester calme et se faire confiance s’il veut sortir vivant des vagues et revenir vers le rivage en un seul morceau.

Mais, comme pour tout, c’est à force de pratiquer qu’on adopte des réflexes salvateurs.

Et pour ma part, j’ai réussi à rester saine et sauve au beau milieu d’une tempête de vagues déchaînées car j’ai compris que j’avais 2 options : rester calme et me laisser porter par les rouleaux ou lutter et… mourir.

Ce que je retiens de cette expérience, c’est la nécessité de ne pas s’épuiser à lutter contre les évènements, agir comme un surfer, en gros. Mais, comme beaucoup d’entre vous, j’ai bien plus souvent tendance à m’agiter et à m’impatienter, au lieu de simplement me mettre en retrait, prendre de la hauteur par rapport à la situation qui se présente à moi car c’est la meilleure façon de mieux observer les choses pour ensuite les comprendre…

Lâcher prise ce serait alors le fait de se laisser porter par le flot des évènements, glisser sur les vagues, donc. Eviter de lutter, ne pas s’épuiser inutilement pour ne pas finir par couler et se noyer… ou sombrer dans la dépression, par exemple.

 

On a souvent le nez dans nos problèmes, on reste allongés sur notre planche, on n’a donc pas une vue d’ensemble de ce qui nous arrive, et quand on réagit à chaud avec la compréhension qu’on a sur le moment, on peut commettre des erreurs car il arrive parfois qu’après coup, ce qu’on trouvait atroce se révèle en fait bénéfique. Il faut donc réussir à se relever et faire un take off, donc se mettre debout sur sa planche.

Et, au lieu de commencer à râler, lutter, s’insurger, se révolter, on pourrait plutôt avoir le réflexe de prendre ce recul nécessaire pour pouvoir voir les choses sous un angle différent et décider ensuite si on veut toujours péter un câble ou non.

D’ailleurs, parfois une tempête se déchaîne, des vagues qu’on n’avait pas vues surgissent de nulle part et nous éloigne de notre objectif, on se prend un gros rouleau dans la face en mode machine à laver. Et on se sent lésés ou punis sur le coup.

Mais, parfois la Vie nous fait prendre des détours pour le meilleur, on le comprend rarement tout de suite, mais souvent on réalise ensuite qu’on avait effectivement besoin d’évoluer encore de notre côté, d’être plus attentifs à quelque chose de primordial qu’on ignorait, avant de retrouver ce qui était déjà parfait pour nous et de pouvoir remonter sur notre planche plus sereinement.

Le mieux serait de toujours garder confiance et de se dire que quoiqu’il arrive : Tout est toujours parfait et tout arrive au moment parfait. Les vagues qui se présentent à nous sont toujours parfaitement ajustées à notre stade d’évolution. La Vie ne nous mettra jamais face à une vague de 5 m de haut si on n’est pas prêts et qu’on risque de décéder, en gros.

Je le dis, mais je n’arrive malheureusement pas toujours à rester focus sur cette vérité… pourtant, ça m’aiderait à ne plus me prendre des grosses vagues dans la trombine ou à me prendre des coups de planche dans les dents…

Mais, c’est ça, la Vie, faire de son mieux et ajuster nos actions au fur et à mesure qu’on avance. Si on y va pas à pas, il n’y a jamais aucune raison d’avoir peur ni de s’agripper à quoique ce soit (de rester allongés et agrippés à notre planche) car tout ce dont on a besoin nous est toujours donné en temps voulu.

Je vais me le noter bien en évidence et me rappeler de cette métaphore du surf qui m’est venue en écrivant mon article !

 

Much Love to you all 💖

TeeNa

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