Change tes circuits neuronaux !,  J'ai testé...

L’art de la procrastination !

Je procrastine, tu procrastines…

Vous avez déjà sûrement entendu parler de la procrastination, non ?

Notre cher ami, le Larousse dit de cette dernière que c’est une : « Tendance pathologique à différer, à remettre l’action au lendemain » (j’adore le « pathologique », genre « t’es malade, mec ! » haha)

En fait, pour simplifier, c’est cette tendance à avoir la grosse flemme et à toujours repousser aux calendes égyptiennes les choses qu’on a à faire.

Et comme pour beaucoup, ça m’arrive souvent d’être atteinte de flemmingite ultra aiguë… je dirai même que ça m’arrive encore plus depuis quelques années. Ça devient même maladif…

J’ai remarqué que je procrastine encore plus quand je suis déprimée. Logique ? Oui, car, parfois, la procrastination peut être comme un mini buisson qui cache une gigantesque forêt de peurs, de doutes et d’angoisses qui nous tétanisent et nous empêchent de passer à l’action. Le plus dur est de réussir à prendre du recul pour identifier ce qui est vraiment en jeu derrière cette incapacité à agir.

Je me rappelle que quand je faisais ma BD, j’ai passé des années à procrastiner, à douter, à ne pas pouvoir dessiner. Et, en plus, je n’osais parler de mes blocages à personne car je redoutais la réaction des gens qui m’avaient soutenue, donc j’étais plus seule que la solitude, ce qui me faisait encore plus bader…

J’étais en fait censée avoir fini ma BD bien avant de lancer ma campagne de financement participatif… Mais, j’ai mis encore 6 mois à vraiment réussir à arriver au bout de ce projet. D’ailleurs, je ne le dis pas souvent car je ne comprends toujours pas comment j’ai pu réussir ce tour de magie : j’ai, en réalité, fait les 52 pages de ma BD (scénario du dernier chapitre, story-board, encrage et couleur) en 1 mois et demi… Je me levais à 6h du matin et je me couchais à 1h… Il y avait des jours où la matinée était consacrée à l’encrage et je faisais la colorisation des pages le reste de la journée jusque très tard dans la nuit… c’était un rythme hyper intensif, digne des pires usines à la chaîne. Je n’ai pourtant jamais supporté la pression…

J’ai plusieurs fois explosé en larmes en me disant que je ne finirai jamais à temps, que c’était impossible, autant abandonner. Je m’en voulais de n’avoir pas réussi à dessiner plus tôt et de m’être mise dans cette situation de stress, de rush et de deadlines. Je dormais très mal et j’avais constamment des angoisses, une espèce de boule au ventre et dans la gorge. J’incarnais parfaitement le mythe de l’artiste ermite qui n’a aucune vie sociale, je limitais les sorties au strict minimum pour pouvoir avancer…

Bref, on a compris le topo : le fait d’avoir procrastiné pendant des mois et des années m’a mise dans la m*rde pour ma BD !

Et je me suis doublement punie car en plus d’être au bord du burn out pendant des mois (mon corps a bien morflé…), je n’ai même pas pu savourer le fait d’être en train de réaliser mon rêve d’enfant… Tout ceci ressemble fortement à de l’auto-sabotage !

Je crois que la procrastination et l’auto-sabotage sont vraiment liés voire indissociables. En effet, ces choses qui semblent anodines mais qu’on ne fait pas, tout en sachant qu’on devrait les faire, montrent une aptitude au masochisme et donc à l’auto-sabotage.

Comment arrêter de procrastiner ?

Très bonne question, je dois dire… j’essaie moi-même de me défaire de cette addiction…

Oui car on devient très vite accro à repousser les choses et à ne pas agir. On finit même par se trouver des bonnes excuses de pas rien faire. Il y a toujours une bonne raison de procrastiner et on s’en persuade de façon si convaincante qu’il faut parfois un électrochoc pour nous réveiller…

Moi, mon excuse préférée, c’est : « j’ai des blocages » et ses variantes « j’ai peur » et « je suis perdue ». Mais, comme toute bonne excuse : c’est faux ! Je n’ai pas de blocages, je n’ai pas peur et je ne suis pas du tout perdue. ça m’arrange juste de le penser pour rester immobile et continuer à stagner en rêvant à la vie parfaite que j’aimerais tellement pouvoir créer et vivre…

Finalement, la procrastination nous sert à rester confortablement installés dans notre zone de confort… sauf qu’avec le temps, cette zone devient étouffante, oppressante et on en sort en mode violence, ce qui est dommage car auto-destructeur… On finit par se blesser soi-même en n’agissant pas. C’est une double punition. Mais, c’est comme si on avait parfois besoin d’aller au bout de nos schémas de souffrance pour ensuite pouvoir tout envoyer bouler, stopper le carnage et briser le cercle vicieux des répétitions.

Le mieux serait de réussir à agir sur le moment, pas à pas, dans la douceur, sans jugement et avec la plus grande compassion. C’est tout un challenge, mais c’est clairement une preuve d’Amour de soi.

Much Love to you all ❤

TeeNa

4 Comments

  • litchi-rain

    Je viens de tomber sur ton article, après avoir également écrit sur la procrastination, et je partage ton point de vue: la procrastination, c’est comme une zone de confort, mais il y a le stress en plus. C’est fou comme on peut s’imaginer plein d’excuses, aussi !
    Ton anecdote sur ta BD me fait penser à une vidéo que j’ai vu sur la procrastination. Preuve que plus on procrastine, moins on a l’air d’aimer ce qu’on fait à cause du stress. Et pourtant, ces projets nous remplissent de joie…sauf si cette maudite procrastination vient nous rendre visite ^^.

    • TeeNa

      Merci pour ton commentaire !! ^^
      C’est vrai que la procrastination crée énormément de stress, je ne sais même pas comment on peut en supporter autant… et oui en plus après ça peut nous dégoûter de ce qu’on aime faire… vraiment rien de bien à tirer du fait de procrastiner !

  • Joulle

    Hey TeeNa, effectivement la procrastination c’est le mal … Chapeau bas pour ton mois et demi de taff intense afin de boucler ta BD, oh god, vive le courage ! Où en es-tu avec ton bullet journal ?
    Perso ça m’a bien aidé pour être plus productive.
    Joulle.

    • TeeNa

      Hey Joulle !! Thank you pour ton commentaire ^^
      C’était le marathon pour ma BD, je ferai ça différemment pour le Tome 2 car c’était vraiment une période difficile pour mes nerfs lol Le Bullet avance très bien ! ça me motive justement, je procrastine beaucoup moins… d’ailleurs, là j’ai commencé un défi 30 jours pour apprendre à maîtriser l’aquarelle, donc je fais un petit dessin tous les jours !

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