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La technique de la Tortue

En ce moment, il se passe énormément de choses dans ma Vie. Je rencontre beaucoup de nouvelles personnes avec qui des projets concrets se profilent. Ça me change énormément et ça me fait du bien !

Bon, après, y’a le stress de ma campagne de financement participatif Ulule. Plus que 7 jours pour y participer au fait ! Je remets le lien : https://fr.ulule.com/rodham-willows/

J’avoue que j’ai vraiment hâte d’atteindre les 100% et que ça soit fini. Mais, plus j’avance et plus je vois clairement les enseignements que me prodigue cette campagne, c’est fou ! C’est une thérapie accélérée en fait. Ça m’a permis de me mettre face à face avec ma relation à l’argent, ainsi que devant le fait de croire ne pas le mériter et tous les auto-sabotages qui s’ensuivent pour s’assurer qu’il ne reste jamais trop longtemps dans mes poches… Pas évident de regarder ça en face. C’est comme être schizophrène et se voir en train se dédoubler (ceci dit, c’est une expérience vécue il y a quelques années dans une forêt haha…)

J’ai aussi pu voir cette peur et cette gêne qui m’habitent parfois quand je dois aller vers les autres. C’est encore pire quand je dois demander un service… Quelle torture ! Mais le pire, c’est bien de devoir demander de l’argent aux autres… Même si c’est pour une bonne raison, (ici, auto-publier ma BD) c’est hyper « malaisant » comme diraient les Québécois. Je pensais que ce serait plus facile de refaire une campagne car j’avais réussi à réunir beaucoup de contributeurs la première fois, mais je ne m’attendais pas à ce que la plupart ne puissent pas me soutenir à nouveau. En 2 ans et demi, beaucoup de choses peuvent changer…

C’était donc hyper douloureux de porter ce projet quasiment seule. Il y avait bien sûr quelques fidèles, qui font partie de mes proches dans la Vie de tous les jours, mais hormis eux… [Pause] Doomy aimerait que je me focalise sur ceux qui n’ont pas été là et qui disaient qu’ils le seraient (ceux-là même qui me harcelaient depuis 2 ans pour que je fasse la suite de ma BD et qui sont pourtant aux abonnés absents aujourd’hui qu’il est temps de passer à l’action…) Mais, il oublie de mentionner toutes les belles personnes inconnues que j’ai rencontrées et qui ont souhaité me soutenir tout de suite, sans que j’ai à leur mettre le couteau sous la gorge…

Je remarque qu’à chaque fois que je suis focus sur mon objectif, en train de réaliser un de mes rêves, les soutiens arrivent en masse pour que j’y arrive. Je vis à chaque fois des Miracles et de belles synchronicités. Et, je crois qu’en commençant cette nouvelle campagne, j’étais pas du tout à fond… j’étais en plein doute depuis plusieurs mois. Et, j’avais l’impression de m’être punie en me lançant quand même dans ce gros défi, mais je vois maintenant que c’était, au contraire, la solution parfaite pour m’aider à exploser toutes mes croyances sur moi, sur les autres, sur la Vie, sur l’argent, etc. C’était comme si je sortais la tête de cet épais brouillard qui m’aveuglait depuis un bail.

Ce que j’ai trouvé intéressant aussi, c’est que j’étais effrayée en voyant que ma campagne ramait au début, et dès que j’en parlais aux autres, ils étaient hyper confiants, en mode « Nan, mais t’inquiète, ça va le faire ! » et ça m’agaçait car je ressentais pas du tout cette assurance, j’étais plutôt rongée de doutes et je remettais tout en question, même mon talent. Je sais pas, c’était trop bizarre. Mais, c’était sûrement utile pour lâcher une bonne fois pour toutes ce qui m’empêche de laisser ma plussoyance s’exprimer.

Cette campagne est donc un bel enseignement, c’est comme si toutes mes peurs étaient mises au volume maximum depuis 1 mois…. A vivre, c’était un calvaire, surtout quand j’essayais de lutter contre. Mais, depuis quelques semaines, j’ai réussi à suivre le Flow et donc ça va beaucoup mieux. C’est là que j’ai pu commencer à voir les bénédictions que m’apportait cette expérience de Vie.

Alors, quel rapport avec la tortue ? me demanderez-vous.

La phrase « Hâte-toi lentement » m’est venue soudain. J’étais sûre que c’était dans la fable du Lièvre et la tortue de La Fontaine, mais apparemment, c’est le premier Empereur romain, Auguste, qui l’aurait sortie en fait, donc rien à voir.

Bref. Tout ça pour dire que c’est une phrase stylée que j’ai envie de prendre comme leitmotiv pour accepter de suivre mon rythme naturel.

J’ai pas arrêté de comparer mes 2 campagnes. En me disant « Je comprends pas, pour ma première campagne, j’avais réussi à atteindre 60% en une semaine. Pourquoi là, ça marche pas ? »

Je pensais que ce serait beaucoup plus facile d’atteindre les 100% car j’avais énormément évolué en presque 3 ans. Mais, ce que je comprends tout juste, c’est que je n’avais pas les mêmes choses à travailler, c’est donc logique que les choses aient été différentes. D’ailleurs, le fait que les dons ont autant traîné à arriver, ça m’a forcée à sortir de ma coquille et d’aller vers les autres, des gens que je ne connaissais pas. Je me suis enfin montrée au grand jour, je me suis dévoilée, j’ai dit « Hey au fait, j’existe ! Regardez ce que je fais ! » et j’ai pu aussi voir que depuis mon emménagement ici, je me suis planquée. Je l’ai encore mieux compris quand la journaliste du journal local m’a dit « C’est bizarre, ça fait des années que je m’occupe de votre quartier, je connais tout le monde, mais j’ai jamais entendu parler de vous. Vous vous cachiez ? » Et quand elle m’a dit ça, je me suis rendue compte que… Oui, je me cachais ! C’est fou !

Et, tout ça, je n’aurais jamais pu le voir si ma campagne avait cartonné dès le début parce que je n’aurais pas pris la peine de contacter tout le monde pour qu’on parle de moi et mon projet. Je serais juste restée la fesse posée sur mes lauriers, point. Et, c’est ce que je fais depuis des années.

J’ai eu le réflexe de me blâmer pour ça quand je l’ai réalisé… Mais, c’est là qu’intervient cette phrase « Hâte-toi lentement ». J’ai fait au mieux sur le moment. Et, aujourd’hui, j’ai passé un cap, je peux changer de niveau et voir plus grand, agir avec plus d’audace. Et, c’est comme ça, la Vie. En avançant, je m’ajuste petit à petit. Mais, pour réussir à faire ça, c’est mieux si j’arrête d’essayer de tout contrôler et que j’arrive à faire totalement confiance et me dire que quoiqu’il arrive, j’irai où je dois aller et ce sera avec les personnes parfaites pour moi.

Si je fais comme la tortue, elle prend toujours son temps. Bon, ok, c’est dû à sa constitution, mais elle n’essaie pas d’aller plus vite que la musique. Finalement quand on les observe, on peut voir qu’elles font chaque pas en conscience, comme si elles calculaient l’exacte trajectoire de leurs pattes sur le sol. Idem quand elles bougent la tête, elles sont totalement présentes à ce qu’elles font à chaque instant. Je doute qu’elles perdent du temps à se demander pourquoi elles agissent comme elles le font. Elles ne font que suivre leur instinct, c’est tout !

Et nous, avec nos cervelets, on a tendance à trop questionner les choses et nous-mêmes. Ça peut être bien dans certaines circonstances, mais je pense qu’à la longue, c’est plutôt destructeur car ça nous empêche d’être spontanés et de tout simplement suivre notre cœur et nos envies. On se projette des années en arrière ou en avant, on est rarement dans l’instant présent. Donc, forcément, on est pleins de peurs et de regrets. Alors, qu’en effet, dans le présent, tout va toujours bien.

Et, en observant les enfants, on peut aussi s’en rendre compte. Quand ils sont assez jeunes, ils sont connectés à leur corps et à fond dans la découverte du monde qui les entoure. On les voit avec de grands yeux qui pétillent de Joie et d’excitation. Ils vivent tout à 100%. Leurs peines, leurs joies, mais aussi leurs colères. Aucune de leurs émotions ne restent dans leur corps… jusqu’à ce qu’un adulte leur dise de ne pas se mettre en colère, de ne pas pleurer, de ne pas rire, de ne pas crier, de ne pas chanter… la liste est malheureusement trop longue. Tous ces interdits brident les enfants et les enferment dans un rôle, ils deviennent figés comme des statues. Ça, c’est le conditionnement de notre société. On nous fait croire que pour bien vivre ensemble, on doit tous suivre les mêmes règles rigides. Que c’est la clé de notre salut et de notre bonheur. Ah bon ? Bizarre, dans ce cas pourquoi les gens sont-ils autant shootés aux antidépresseurs ?

On nous fait courir après quoi au juste ?

Je me rappelle de ma jeunesse (comme si j’étais vieille aujourd’hui haha !), je me sentais oppressée, comme s’il fallait que je fasse les choses en même temps que les autres, quitte à ne pas être prête pour ça. C’était hyper dur parce que je me comparais sans cesse aux gens que j’appelais « normaux » et moi, je me voyais comme une espèce d’ovni qui n’avait pas compris qu’ « à 20ans, on traverse les jours en chantant… » (Lorie se tape toujours l’incruste dans mes articles haha)

A force, j’ai appris à m’écouter, à suivre mon rythme et à ne plus me comparer aux autres. Bon, le dernier, je le fais encore un peu, je nie…

Je me dis que se hâter lentement, ça permet de lâcher prise et d’arrêter de vouloir décider de ce qui devrait être, de qui on devrait être. C’est une forme d’acceptation, d’accueil et d’ouverture à la Vie. J’y arrive parfois. J’y arrive de plus en plus. Et je réalise que quand je ne fais aucun plan, il se passe des choses merveilleuses auxquelles je n’aurais jamais pu penser et que je n’aurais jamais pu planifier. C’est là où la Magie de la Vie opère.

Pourquoi s’épuiser à vouloir faire mieux, au lieu de se laisser porter ?

Si on ne résiste pas, c’est comme si on s’avouait déjà mort ? Mais, quand on résiste à la Vie (et à son flux), c’est comme si on disait qu’on préférait mourir. Dilemme, donc.

La peur d’être « submergé » par la Vie nous anime, nous fait nous agiter, bouger dans tous les sens et décider de tout avec notre vision étriquée des choses. N’oublions pas que, la majeure partie du temps, on porte nos lunettes de la peur, bien vissées sur notre nez. Comment faire des choix sensés dans ce cas ? Difficile…

La technique de la Tortue consisterait donc à « se mettre en retrait » et regarder la Vie agir, créer des Miracles. Ça ne veut pas dire rester assis sur son canapé à mater les Chtis à Marseille saison 23. Mais, plutôt, tendre l’oreille et écouter son intuition, suivre son cœur car… Notre cœur sait toujours !

Je suis personnellement encore en apprentissage. J’ai cette fâcheuse manie de résister et de ne pas faire confiance à la Vie. Mais, au moins, je m’en rends compte. C’est donc très encourageant !

Et vous, qu’en est-il pour vous ?

 

✨ Pour soutenir mon nouveau projet BD sur Ulule, c’est par ici : https://fr.ulule.com/rodham-willows/

 

Much Love to you all 💖

Christelle alias TeeNa

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