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La mascarade des bons et mauvais choix

En ce moment, je suis tiraillée par des choix que je dois faire pour mon avenir professionnel et personnel. J’en ai limite des angoisses. Je me vois m’agiter dans tous les sens, poser des actions qui n’ont aucun résultat. Ou des résultats seulement médiocres et totalement HS avec ce que j’ai envie de créer et vivre…

On nous a formatés dès l’enfance avec cette question oppressante du choix : le bon ou le mauvais choix ! A la clé de ces choix, il y avait souvent une punition plus ou moins salée… Le pire pour moi a été à la fin du lycée. Ce moment où il a fallu choisir la carrière professionnelle vers laquelle je voulais m’orienter… La pression était trop forte pour la jeune fille que j’étais à l’époque. Comment et pourquoi me demander si tôt quelle Vie je voulais vivre alors que depuis ma naissance, tous les choix me concernant étaient faits par les adultes – mes parents, les profs, etc.

D’un coup, on se retrouve jetés dans la fosse aux lions… Je sais que j’ai déjà parlé plusieurs fois de ce sujet, mais j’ai encore besoin de l’exorciser tellement j’ai été traumatisée haha

Je me demande avec le recul si cette pression exercée sur les jeunes générations n’est pas faite exprès pour nous empêcher de prendre le temps de vraiment savoir ce qu’on veut (et de le trouver). Ce qui nous amène à faire des choix par défaut, dans l’urgence car on nous fait aussi croire qu’on n’a pas le temps et qu’il faut se décider au plus vite sinon… Sinon quoi, en fait ?!

Je me rappelle ma première année de fac. J’appréhendais à chaque fois le moment où j’allais croiser des anciens camarades de lycée. La question qui revenait toujours était : « Tu fais quoi maintenant ? » Et je ne me voyais pas dire : « Rien… je prends le temps nécessaire pour savoir ce que je veux faire de ma vie ! » A l’époque, c’était impensable pour moi car j’étais encore dans une phase de construction de ma personnalité : je ne savais même pas qui j’étais… Sinon, il y a tellement de choses que je ne me serais même pas pris la tête à faire et dire.

Je me rappelle qu’après le lycée, je voulais faire une année sabbatique et voyager en Europe ou dans le monde… Mais bon, du haut de mes 17 ans, j’étais encore un bébé, moi qui n’avais jamais été nulle part sans mes parents… sauf en classe de neige… et encore, c’était avec l’école. Là, je me voyais prendre mon sac à dos du jour au lendemain et partir en vadrouille ?

Résultat, j’avais trop peur donc je ne l’ai bien sûr pas fait. Enfin, j’ai bien eu mon année sabbatique : je m’étais inscrite en Deug LEA et je n’allais jamais en cours… on passait notre temps dans les centres commerciaux avec mes copines. Bon, c’est moins enrichissant qu’un voyage, mais c’était tout ce que je pouvais m’autoriser à l’époque.

Je me sentais plus perdue que la perdition. J’avais tellement idéalisé la fac, à cause de l’image des universités américaines. Bizarrement, dans la réalité, c’était le jour et la nuit… Je suis tombée de très haut.

Certains d’entre vous pourraient se demander pourquoi je n’ai pas fait une école d’art, vu que j’avais déjà ce talent dans ma manche depuis toute petite. Le problème, c’est que j’avais aussi la croyance que dans ces écoles, le seul but des profs était de briser les élèves et de les dégoûter du dessin… Étrange que je n’ai pas eu envie d’y aller… Pourtant, je crois que je me serais sentie beaucoup plus à ma place si j’avais été dans une école d’art parce que ce sont des thématiques qui résonnent pour moi, contrairement à la plupart des choses que j’ai étudiées à la fac…

Après, je sais pas si j’aurais continué le dessin ensuite. Et, finalement, quel intérêt d’essayer d’imaginer ce qui n’a jamais été ?

Bref ! Revenons à nos dromadaires. Cette histoire de bon et mauvais choix nous fout la pression dès le plus jeune âge. Il paraît même qu’au Japon, si on ne fait pas une bonne maternelle, c’est compliqué pour faire une bonne université… Vive la pression, avant même de savoir parler ! Mais, là c’est plus une question de résultats que de choix…

Cette question du choix est parfois subjective car ce sont souvent les autres qui décident pour nous plus ou moins indirectement. Combien de personnes se lancent dans un métier pour prendre la suite de leurs parents, ne pas décevoir les autres, les rendre fiers ? Je crois qu’énormément de personnes auraient une vie totalement différente si elles avaient eu le courage de s’écouter au moment de faire leurs choix… Et on peut trouver ça dans tous les domaines.

Ça peut être une personne qui se met en couple rapidement car sa mère lui a clairement fait comprendre qu’elle ne rencontrerait peut-être personne d’autre ensuite. Un parent qui met la pression à son enfant pour qu’il prenne n’importe quel travail parce que les études trop longues, ça suffit. Un parent qui utilise le chantage affectif pour que son enfant cède et reprenne l’affaire familiale.

Il y a beaucoup de cas de figures possibles. Et, à mes yeux, ce sont tous des drames en puissance. Des grenades qui finiront par exploser un jour ou l’autre et qui feront beaucoup de dégâts. Quand on se retrouve sur son lit de mort avec l’impression d’être passé à côté de sa vie, ça doit tellement être horrible. A ce moment-là, toutes nos dés ont été joués et on n’a plus le temps de faire d’autres choix, s’écouter, partir faire ce tour du monde qui nous faisait tant rêver. C’est juste la Fin !

J’avais déjà cité le livre de Bronnie Wareen, Les 5 regrets des personnes en fin de vie. Livre qui est un recueil de témoignages de plusieurs personnes en fin de vie. Les 5 regrets sont les plus récurrents :

– J’aurais préféré vivre ma vie, pas celle des autres

– J’aurais dû travailler moins

– J’aurais dû assumer mes sentiments

– J’aurais dû rester proche de mes amis

– J’aurais dû m’accorder le droit au bonheur

Au premier abord, ça a l’air d’être des choses très simples à faire. Mais, quand on se retrouve face à certaines situations, c’est beaucoup plus compliqué. On se retrouve tétanisés et incapables d’agir comme on aimerait. Ce sont parfois des choses qu’on n’arrive jamais à dépasser et qui nous poursuivent durant toute notre vie. Et, à la veille de notre mort, on y pense toujours. A cet instant-là, on donnerait tout pour avoir encore la possibilité de faire d’autres choix. Des choix plus personnels et qui contribueraient à notre bonheur.

On a souvent tendance à se sacrifier pour les autres. On pense bêtement qu’ils seront plus heureux si on ne fait pas ces choses qui nous font vraiment vibrer. Mais, c’est une erreur. Les gens qui nous aiment ne veulent qu’une seule chose pour nous : qu’on soit heureux !

Si ce n’est pas le cas, posez-vous des questions sur ces personnes qui disent vous aimer… Ça demande de se remettre en question et de remettre les vérités établies en cause. Il faudrait faire un grand ménage pour ne garder que les vrais alliés, les vrais amis, les vrais frères et sœurs. J’ai fait ce ménage il y a quelques années car je n’en pouvais plus de me sentir obligée d’être celle que les autres attendaient et non la Vraie Moi.

Sur le coup, c’était un choix très douloureux. Mais avec le recul, je me remercie. J’aurais aimé avoir eu le courage de dégager ces gens toxiques de ma vie bien plus tôt. C’est comme si on partait en croisière ou en voyage en mer. Si on veut éviter une mutinerie ou que le bateau coule, il faut bien choisir les personnes qui vont embarquer avec soi.

On a toujours le choix de tout ce qu’on fait dans la Vie. Même quand on croit que c’est faux (dixit la meuf qui se sent constamment en prison…) Je ne suis pas sûre qu’il y ait vraiment des bons ou mauvais choix car ils amènent chacun une expérience différente. Expérience que nous teintons avec nos propres filtres.

Et, quoiqu’il en soit, à la fin de notre vie, il n’y aura qu’une seule personne à qui on devra rendre des comptes : nous-mêmes ! Ce ne seront pas les autres qui auront des regrets. Ce ne seront ni eux qui s’en voudront de ne pas avoir dit « Je t’aime » à cette personne si spéciale pour nous, d’avoir refusé ce job de rêve, de ne pas s’être réconcilié avec cet ami si cher…

Ça peut être bien de penser à soi, à son bonheur et d’être un peu plus égoïste, de se faire passer avant pour changer.

Comme disait Oprah Winfrey, on est comme des vases qu’on remplirait d’eau. Il faut se remplir à ras-bord car tout ce qui déborde est pour les autres. Vu qu’on est pleins, on donne plus volontiers ce dont on n’a plus besoin. En gros, il faut d’abord combler tous ses manques pour pouvoir donner aux autres avec le cœur et sans rien attendre en retour. Je trouve cette image belle et pleine de bon sens !

Et, il y a aussi cette phrase de Lisa Nichols qui me fait bien rire :

« Brillez et si vous dérangez les autres, donnez-leur des lunettes de soleil »

Ça parle de cet auto-sabotage qui nous fait nous restreindre et nous limiter pour ne pas déranger les autres, les « blesser », pour qu’ils se sentent plus à l’aise. J’ai envie de dire Fuck !

Sortez vos lunettes de soleil, ça va rayonner !

 

Much Love to you all 💖

TeeNa

2 commentaires

  • Joulle

    Hey Teena ;
    J’ai jamais vraiment eu cette problématique d’avoir du mal à faire des choix, je prenais même des décisions importantes pour ma vie assez rapidement (démanagement, changement d’école, de voie etc). Dans la vie il faut lancer les dés. Il y a jamais de vrais « bons » choix ou de vrais « mauvais  » choix (ne parlons pas de ceux avec mauvaises intentions) ; le meilleur choix avec notre compréhension du moment quelques temps plus tard, avec plus d’infos pourra s’avérer un choix catastrophique et vis versa.
    Autre exemple : une amie part au états unis un an, elle loupe son exp pro et revient au bout de 6 mois, déçue mais c’est là bas qu’elle a rencontrer son futur mari.
    Qui peut dire que c’était un bon ou mauvais choix au final ? Sur quels critères ? Bah justement les fameux critères sont souvent hyérarchisés de manière propre à chacun… Vivons notre vie, stop au paternalisme, quelle que soit ton exp elle t’apprendra quelque chose au moins sur toi et personne ne pourra t’enlever que tu as « fait » quelque chose. Trop de gens restent sur leur cul à attendre, vaut meme mieux se planter à mon sens !

    Bisous Teena
    Bonne journée !

    • TeeNa

      Hello, Miss !
      J’aime bien l’exemple de ton amie qui rencontre son futur mari aux USA. Elle pensait y aller pour le boulot, mais il en était en fait autrement sans qu’elle le sache. Je trouve ça magique !
      C’est souvent comme ça, on a nos petits plans bien préparés sans savoir que des choses encore mieux pour nous sont déjà en stock ! Je suis tout à fait d’accord avec le fait que chaque expérience de vie a quelque chose à nous apporter et à nous apprendre. Si on oublie cette théorie des bons ou mauvais choix, il reste juste des choix qui nous permettent de grandir et d’évoluer et on reste dans l’action si on pense comme ça, au lieu de stagner en restant assis sur son cul, comme tu dis haha !
      Biiiz

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