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Histoire de loyautés familiales

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu quelqu’un dire (avec beaucoup de colère) « Je ne deviendrai jamais comme ma mère / mon père ! » et constaté quelques années plus tard que la personne qui avait proféré ces paroles a finalement complètement tourné comme sa mère ou son père.

TeeNa_Loyautés Familiales

Contradictoire, me direz-vous ! Eh bien, je vous répondrai « pas tant que ça ! »

Si vous avez déjà entendu parler de la Loi de l’Attraction, vous savez que vos pensées créent votre réalité, et cela va encore plus loin car ce à quoi vous résistez le plus va persister. Donc, inutile de vous dire que si vous ne voulez absolument pas faire quelque chose, ressembler à quelqu’un, c’est exactement ce que vous vivrez. Autant se concentrer sur ce qu’on veut dans ce cas.

J’affectionne particulièrement tout ce qui touche au fonctionnement du cerveau, des connexions neuronales, des choses qui nous font agir, réagir, des techniques pour orienter nos actions en faveur de nos rêves et bien d’autres choses encore, mais il y a une chose qui me passionne encore plus : la psychogénéalogie et la psychanalyse transgénérationnelle.
Je doute que vous soyez nombreux à avoir déjà eu connaissance de ces termes. On n’en parle pas beaucoup, ‘faut dire ! et pourtant, des clés essentielles sont cachées dans ces approches analytiques !
Depuis très jeune, j’avais compris d’où venaient les blocages que je pouvais avoir dans certaines situations, dans mes relations aux autres, par exemple, j’avais attribué ça à l’éducation que mes parents m’avaient donnée. Je les ai souvent blâmés de n’avoir pas su me donner les bons outils pour avancer dans la Vie et d’avoir au contraire accentué mes névroses. Mais, même si je connaissais la cause de mes souffrances, je n’arrivais toujours pas à m’en libérer… Je sentais bien qu’il persistait des choses que je n’arrivais pas à appréhender encore et ça me rendait folle de rage, je m’en voulais d’avoir des connaissances aussi limitées.

Je sais aujourd’hui que si j’avais entraperçu même 1% de ce que je sais, je n’aurais pas pu y faire face à l’époque car je n’étais pas du tout outillée pour gérer toutes ces vérités. Mais, c’est seulement avec le recul et la maturité que je comprends tout ça ! Du haut de mes 17 ans, je voulais juste avoir les réponses et je m’en fichais de savoir si je pourrais les encaisser ou non…
C’est souvent ce qui arrive. On veut tout contrôler et ça nous rend malades quand une situation nous échappe, alors que si on pouvait juste faire confiance à la Vie, on en éviterait, des ulcères ! Il y a une phrase que j’aime bien en anglais qui dit: « Here I am is exactly where I need to be ! I trust the perfect timing of my life ! » Donc en gros, avec la traduction : « Je suis exactement à l’endroit où j’ai besoin d’être ! Je crois au timing parfait de ma vie ! »
Alors, oui, je vous l’accorde, quand on est en pleine tourmente et qu’on souffre dans une situation, c’est pas toujours évident de se rappeler ces bonnes paroles… Et pourtant, la Paix qu’on pourrait ressentir si seulement on arrivait à s’extirper ne serait-ce qu’une nano-seconde de notre corps de souffrance ! On a trop souvent tendance à s’identifier à nos émotions alors qu’elles ne nous définissent en aucun cas, elles sont juste des informations qu’on devrait traiter avec recul.

Je ferai un prochain article sur l’identification aux émotions. Mais, pour l’heure, je voulais parler avec vous de psychogénéalogie, de psychanalyse transgénérationnelle et de loyautés familiales.

J’ai entendu parler des loyautés familiales pour la première en 2015. Et, tout de suite, ce terme a résonné comme si c’était la réponse que j’avais attendu toutes ces années (des décennies, à ce niveau-là) !
Pour comprendre les loyautés familiales, il faut se pencher sur la psychanalyse transgénérationnelle.
C’est, pour le dire simplement, tout ce qu’on hérite de nos ancêtres, ce qui se transmet de génération en génération, mais on s’intéresse là au niveau symbolique et non matériel, donc on parle pas d’argent, mais plus des comportements, des blocages, des résistances, des façons de penser, etc. Par exemple, on peut retrouver dans une lignée familiale des individus du même sexe (ou non) qui, au même âge, vont divorcer, vivre une tragédie ou faire un accident.

Souvent, les expériences traumatisantes vécues par des ancêtres qui n’ont pas réussi à les dépasser, et ont gardé en eux des blessures à vif, vont se retrouver plus bas dans l’arbre généalogique comme des drames à répétitions. Et les descendants peuvent revivre les mêmes drames être bloqués dans leur vie.
Je pense qu’il est très important de connaître son histoire et son héritage familial car ils peuvent tous deux aider à contourner des éventuelles répétitions de schémas dramatiques.
Dans notre société, nombreux sont ceux qui se traînent des boulets émotionnels et des fantômes et qui n’arrivent pas à construire leur vie en étant eux-mêmes car ils sont, sans le réaliser, des ersatz de leur ancêtres… ça peut faire peur car on a parfois l’impression d’être possédés quand on se voit agir contre notre bien et faire des choses qui nous font souffrir en disant : « c’est plus fort que moi ! »
On peut avoir l’impression de se dédoubler, comme dans les dessins animés où on a un petit ange et un petit démon qui se chamaillent sur les épaules, et bien sûr, on a plus tendance à écouter celui qui nous fait foncer droit dans le mur et rigole quand il nous voit ramasser nos dents par terre, après l’impact destructeur…
Il arrive souvent qu’on s’en veuille d’agir contre soi-même, mais il faut savoir que ce n’est pas vraiment nous qui agissons, c’est comme si on était guidés par des fils, comme des pantins ou qu’on était liés à nos ancêtres par des chaînes invisibles qui dirigent nos actions selon leurs expériences à eux. Ce serait ça, les loyautés familiales, le fait de respecter tous les interdits, les non-dits (dont on a toujours conscience inconsciemment), les secrets, les tabous. On reste loyal comme si notre naissance dans une famille nous faisait jurer (donc signer un pacte avec notre sang) qu’on revivrait les mêmes expériences que les personnes nous ayant précédés. Dans cette configuration, le libre-arbitre n’existe pas et c’est comme si on vivait en prison dans notre propre famille.

Heureusement, on n’hérite pas que du pire de nos ancêtres, leurs forces et leurs ressources se transmettent également, mais si on parle principalement des souffrances et des drames, c’est parce que ce sont eux qui font de nos vies un enfer sur Terre.
Se rendre compte de ces liens est primordial. La conscientisation est une première étape vers la guérison. Il faut ensuite réussir à rendre tout ce qui ne nous appartient pas à qui de droit.

J’ai très longtemps eu la haine contre mes ancêtres car je pensais qu’ils avaient voulu que je galère dans ma vie et que je vive toutes ces difficultés, toutes ces souffrances, comme eux, mais j’ai compris il y a quelques jours que la vérité est toute autre. En fait, chacun d’eux a fait comme il a pu avec les moyens dont il disposait et sa compréhension du moment (et, dans le temps, il n’y avait pas Youtube pour les aider à connaître toutes ces techniques pour se reconnecter à sa guidance), il y a des situations face auxquelles ils n’ont pas pu aller de l’avant et ils sont restés bloqués dans leur souffrance, mais ce n’est pas ce qui doit me permettre de les juger car s’ils avaient su comment faire autrement et guérir, ils auraient certainement agi différemment. Ils ont fait ce qu’ils ont pu et ils n’ont en aucun cas voulu que leurs enfants et leur descendance souffrent de leurs limitations, ils ne savaient pas que ça pouvait se transmettre aussi facilement.

Cette compréhension m’a libérée de la rancœur que je pouvais éprouver envers des personnes bien précises de mon arbre généalogique. J’ai même réussi à éprouver de la compassion en m’imaginant à la place de ces personnes, vivant les mêmes drames… Ça peut être très utile comme exercice pour lâcher sa colère, ça a marché sur moi, en tout cas.
Je dirai qu’avant de juger les autres, il faudrait pouvoir réussir à se mettre à leur place et comprendre qu’ils n’ont pas forcément les mêmes outils que nous pour dépasser les situations qui sont douloureuses pour eux. On s’est aussi souvent retrouvés face à des choix cornéliens ou des moments qui nous font disjoncter du cervelet, tellement on est perdus et qu’on ne sait pas comment agir. Rappelons-nous de ces instants pour développer plus de compassion envers les autres.

Enfin, c’est personnellement ce que j’ai l’intention de faire. Après, chacun est libre de ne pas agir de la sorte !

Je vous laisse avec une vidéo de Bruno Clavier, psychanalyste, psychologue clinicien et formateur spécialisé en analyse transgénérationnelle, qui l’explique très clairement :

Approches analytiques surkiffées par…

TeeNa ★

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