Change tes circuits neuronaux !,  J'ai testé...,  Zoom sur…

Dream BIG

Je vis actuellement une période d’effervescence, de fluidité créative et de passage à l’acte, après des mois (voire des années) de doutes, de perte de confiance, de blocages artistiques…

J’ai l’impression de revivre enfin… de renaître, même ! Et, c’est une fois sortie du tunnel que je réalise que j’étais bel et bien piégée dans ce foutu tunnel… ce qui est assez chiant parce que, tant qu’on ne sait pas qu’on est en prison, on ne peut pas chercher des solutions pour en sortir… Même si, dans ce cas précis, j’avais bien conscience que quelque chose bloquait et que ce n’était pas normal !

J’en avais même oublié à quel point il a toujours été simple et intuitif pour moi de créer, de dessiner, de suivre mes envies et de juste suivre le flow de la Vie sans me poser de questions ! Bon, je continue à m’en poser, des questions. Il me faut encore un temps d’adaptation pour débrancher mon cervelet et passer en mode automatique de l’action, sans rester trop longtemps dans l’étape réflexion / introspection.

J’ai posé le décor, maintenant on peut entrer dans le vif du sujet !

J’ai envie de parler aujourd’hui des rêves. Pas de ceux qu’on fait la nuit, mais de ceux qu’on a pour sa Vie, nom ambitions, nos aspirations, tout ce que notre cœur désire réaliser.

D’ailleurs, en parlant de ça, le slogan de mon blog est une phrase tirée du dessin animé Peter Pan « Rêve ta vie en couleur, c’est le secret du bonheur ». Chaque fois que je viens écrire un article sur mon blog, je vois cette citation et je me mets à chanter la chanson… ce qui parfois est chiant quand je l’ai dans la tête pendant plusieurs heures haha ! Mais, au moins, le message passe et il s’enregistre parfaitement dans mon crâne.

J’entends souvent dire qu’il ne faut pas prendre ses rêves pour la réalité. Et pourquoi ça ? Quel est le souci avec le fait de croire en ses rêves ?

Quand j’étais au collège, je faisais déjà des BD (en fait, j’ai commencé à l’école primaire, avec ma sœur au scénario au début ^^) et je savais depuis bien longtemps déjà que je voulais devenir Dessinatrice de BD (en 6ème, c’était devenu Dessinatrice de manga, après avoir découvert le manga Sailormoon !!), mais je le disais rarement, comme pour protéger ce rêve très cher à mon cœur. J’avais fait l’erreur d’en parler à une copine et pour toute réponse, elle m’avait balancé : « Nan, mais, tu pourras jamais en vivre ! Ça gagne pas d’argent…» Je me suis sentie tellement bête… Elle avait l’air d’en savoir bien plus que moi, je n’avais jamais pris la peine de me demander si j’aurais assez d’argent pour vivre avec ce métier… Euh, en même temps, j’avais 12 ans et Internet n’existait pas (pas dans les foyers moyens, en tout cas), donc je vois pas comment j’aurais pu avoir cette info… Et, je trouve ça tellement choquant, ce défaitisme à seulement 12 ans. La meuf qui te brise ton rêve en 10.000 morceaux… Ça m’a littéralement traumatisée et ensuite, quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais simplement que je ne savais pas. C’était faux, mais j’avais besoin de protéger mon rêve… et surtout, l’autre idiote m’avait mis un gros doute avec ses propos cyniques…

J’ai heureusement continué à dessiner autant et à faire des BD. Je dois avoir une vingtaine de séries à mon actif, dont la plupart arrêtées en cours de route. C’était en tout cas l’effervescence. Les années ont passé et à la fin du collège, il a fallu vraiment se décider des études que je voulais faire, j’avais repéré un lycée avec une filière artistique, mais je n’y suis pas allée… je viens d’ailleurs de réaliser que j’ai plutôt suivi cette fameuse « amie » qui m’avait cassé mon rêve et je suis allée dans le même lycée qu’elle et on s’est retrouvées dans la même classe… Masochisme, sors de ce corps ! A la fin du lycée, je me suis encore retrouvée face à ce choix et j’ai encore choisi autre chose que le dessin. Je n’ai donc pas fait d’études artistiques, je me suis dirigée vers des études de langue… En même temps, avec un Bac L, les choix étaient assez limités sur Ravel (oui, je me suis inscrite sur Minitel à l’époque, ça existait encore au temps des dinosaures haha)… et on n’était pas bien renseignés sur les formations auxquelles on avait accès. Je dois aussi avouer que j’avais une peur bleue de l’avenir à cette époque-là ! J’étais encore une enfant et on me demandait de décider par moi-même ce que je voulais faire des 40 prochaines années de ma vie alors que depuis que j’avais franchi les portes du ventre de ma mère, tout le monde avait passé son temps à tout décider pour moi…

Je me suis sentie jetée dans la fosse aux lions, livrée à moi-même, perdue, horriblement seule face à ces choix cruciaux… qui semblaient cruciaux. Moi, ce que j’aurais voulu faire, c’est une année sabbatique à l’étranger, pendant laquelle j’aurais pris le temps de me connaître et de savoir ce que je voulais vraiment… Mais, on ne nous laisse pas ce temps… ‘faut dire aussi que j’avais pas les couilles de prendre mon sac à dos et de me casser… et surtout, j’avais pas une thune et mes parents n’auraient jamais accepté de toute façon, donc c’était plié, de base ! J’ai entendu dire qu’en Allemagne, l’année sabbatique est une pratique courante à la fin des études du lycée. Je ne suis pas allée vérifier, j’ai envie de croire que c’est vrai haha

En tout cas, je me suis retrouvée à la fac, dans des études qui n’avaient aucun sens pour moi… J’aurais toujours pu me réorienter et choisir le dessin, j’avais eu plusieurs signes à ce sujet, mais je ne les ai jamais suivis. J’avais de gros préjugés sur les écoles d’art, j’étais persuadée que les profs étaient des gros sadiques qui passaient leur temps à traumatiser les élèves, donc je me serais trouvé un volontaire pour me prouver que ma croyance était fondée…

Je ne sais pas si je regrette aujourd’hui de ne pas avoir fait d’école d’art. Je suis plutôt très fière de mon statut d’autodidacte ! Je me suis faite toute seule et j’ai tout appris par moi-même. Ça correspond à mon tempérament, j’ai toujours tout fait et tout appris seule. J’ai un rythme qui ne supporte pas les contraintes et ça me saoule très vite quand je me retrouve obligée de faire quelque chose. Donc si j’avais dû être forcée de dessiner, je ne suis pas sûre que j’aurais kiffé la life… En tout cas, j’ai donc choisi la fac par défaut… et j’ai passé 8 années à me demander tous les jours ce que je foutais là et pourquoi je continuais. J’ai même frôlé la dépression, j’étais dans un état dépressif permanent, je ne me sentais pas à ma place et je n’y étais pas du tout. Je n’ai pourtant pas détesté tous les cours. Après les études de langue, je suis passée par les Sciences Humaines avec la Sociologie et ensuite, j’ai fait de la Communication… Je sais que j’ai appris des choses, mais je sais que je n’étais pas obligée de les apprendre en souffrant et en me sentant dépossédée de ma vie… J’avais tout le temps peur, j’étais angoissée H24 et j’ai fini par devenir un zombie qui subissait sa vie. Et en 2011, à la fin d’une énième année universitaire sans saveur, j’étais au bout du rouleau et je me suis dit : « STOP ! J’en peux plus, j’arrête tout !» Personne n’a compris car il me restait 1 an pour avoir mon Master… une seule petite année à faire après avoir lutté pendant 8 ans pour tenir bon… Mais, c’était une année de trop et je savais que si je continuais, je sombrerais direct dans la dépression. J’ai donc réussi pour la première fois depuis des années à m’écouter et j’ai arrêté… enfin, je me suis inconsciemment arrangée pour ne pas avoir de Master 2, ce qui m’obligeait à arrêter haha ! J’avais d’excellentes notes et j’aurais pu trouver un Master 2 facilement, mais je m’étais bizarrement inscrite à seulement 2 Masters sélectifs… et tous deux m’avaient refusé. Quand j’ai appris la nouvelle, sur le coup, je me suis dit que j’étais censée pleurer, mais quand je me suis préparée pour les larmes, rien n’est sorti. J’ai, au contraire, senti une légèreté m’envahir et un sentiment de liberté s’installer en moi !! Je me suis sentie revivre ! C’était un tel délice après tout ce temps de torture que je m’étais infligé sans aucune raison valable…

Il m’a fallu encore quelques mois après l’arrêt de la fac pour vraiment faire un choix décisif : revenir au dessin et… décider d’en faire mon métier !

J’avais passé des années à tourner autour du pot et à l’éviter, mais je ne pouvais plus l’ignorer : c’était ma voie, la seule voie qui me faisait autant vibrer et je voulais me donner la chance de réaliser mon rêve d’enfant !

Je me suis lancée sans filet, sans aucune préparation, sans aucune info… Non, je n’avais pas non plus pensé à faire une étude de marché… Je ne connaissais rien aux réalités du métier d’illustratrice, je ne connaissais d’ailleurs personne. Mais, la Vie, dans sa générosité mettait pleins d’indices et d’aides sur mon chemin pour me guider. A l’anniversaire d’une amie, j’ai entendu une fille dire que sa mère était illustratrice. Je lui ai donc demandé si c’était possible de la rencontrer et il s’est avéré que c’était en fait l’illustratrice Dorothéa Renault. Elle a gentiment accepté de me rencontrer pour répondre à mes questions sur le métier. Elle m’a aussi donné son avis et des conseils sur mes dessins, ce qui est génial car avoir un regard professionnel sur son travail est toujours constructif et encore plus quand on est novice. Elle trouvait déjà mon style bien abouti pour une débutante, ça m’a donné la motivation pour continuer.

J’ai commencé à me dire « Illustratrice » quand je rencontrais des gens. Mais, à mes débuts, rares étaient ceux qui trouvaient ça stylé… J’avais plus souvent affaire à des remarques du style « Nan mais, c’est quoi ton VRAI métier ?? », « C’est un métier fictif, ça ! » ou encore : « Sérieux ?? Et t’arrives à en vivre ??? Non ? Ah bah alors, c’est pas un vrai métier…» C’était très dur de faire face à autant de dureté, je ne m’y attendais pas, je ne savais jamais quoi répondre. Mais, ce que j’ai pu observer, c’est que plus je prenais confiance et que je rendais ce métier concret plus le discours des gens évoluait. Pour exemple, aujourd’hui, quand je dis que je suis illustratrice et auteure de BD, je n’ai que des remarques positives et des « Ouaw ! c’est courageux de suivre ses rêves ! », « J’aimerais tellement en faire autant ! » ou « J’ai toujours rêvé de savoir dessiner ! » Et, ce changement a pu avoir lieu car j’ai moi-même changé d’opinion à propos de mon métier.

Il m’a fallu encore 1 an avant de trouver un groupe d’artistes, le Drink and Draw Paris, auprès duquel j’ai vraiment progressé. Je ne savais pas qu’en côtoyant des personnes qui dessinaient mieux que moi, ça allait déverrouiller mon potentiel à ce point, mais c’est logique car j’ai voulu me mettre à leur niveau et ça m’a donc forcée à donner le meilleur de moi-même. Avec ce groupe, j’ai pu commencer à faire des salons et des festivals de comics, manga et BD et être de l’autre côté de la table pour faire des dédicaces. Je me sentais encore comme un oisillon qui avait besoin d’une aile protectrice au début et j’ai trouvé les personnes qui m’ont aidée à grandir. J’ai pris de plus en plus confiance en moi et j’ai commencé à vendre des dessins, ce qui augmentait mon assurance. Je devenais petit à petit une professionnelle.

Et, aujourd’hui, 1 an après avoir auto-édité ma première BD, Rodham Willows, j’ai encore beaucoup mûri et je sais que le meilleur reste encore à venir pour créer la carrière professionnelle de mes rêves ! Ce n’est que le début !

Voilà ! Je ne pensais pas que mon article prendrait cette tournure. Je suis toujours surprise de ce qui se crée sous mes doigts car j’écris un peu en écriture automatique, donc je me mets devant mon clavier avec un thème de départ que j’ai envie de traiter et ensuite, les mots s’enchaînent et forment des phrases qui deviennent un article. Parfois, ça fait des pavés et ça explique aussi les hors sujets haha. Mais, je me laisse cette liberté de création car bien souvent, c’est comme une auto-psychanalyse qui m’aide à trouver des solutions et des réponses à mes questionnements. N’allez plus voir le psy, écrivez !

Donc, dans cet article, je voulais insister sur le fait qu’il est primordial de ne pas se laisser influencer par les autres quand on a un rêve, des envies, etc. On nous apprend à voir petit, à ne pas trop attendre de la Vie, à ne pas croire en ses rêves au risque d’être déçu et à se limiter alors qu’il faudrait au contraire voir grand, rêver immense et créer gigantique !

Ayons des rêves cyclopéens !(j’ai découvert ce mot récemment et je voulais trop le placer dans une phrase, check xD)

Moi, je conseille de toujours s’écouter car on sait toujours parfaitement ce qui est bon pour nous-mêmes, c’est juste qu’on est habitués à mettre notre bonheur et notre vie dans les mains des autres, donc forcément si on leur donne ce pouvoir, ils le prennent et font n’importe nawak avec et on se retrouve comme des cons avec des vies de merde…

Arrêtons de donner notre pouvoir aux autres, occupons-nous nous-mêmes de notre bonheur et rêvons le plus grand possible pour avoir la Vie la plus belle qu’on puisse avoir !

Je finirai sur cette citation bien connue d’Oscar Wilde :

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles

 

Much Love to you all 💖

TeeNa

5 commentaires

  • UneFille3point0

    Mes rêves…. Je sais que certains sont enfouis depuis des années car on m’a clairement faire comprendre que ce n’était pas un métier ou encore que je n’avais pas le niveau…. Bref, j’ai souvi ce qui était « bon » selon mon entourage mais j’avoue que je me sens frustrée sur plusieurs éléments…
    Bref, j’ai quand même une vie que j’aime à moi maintenant de me donner les moyens de vivre MA vie 🙂

    • TeeNa

      Merci pour ton commentaire et ton partage ! 🙂
      C’est peut être compliqué de s’écouter quand on croit que les autres savent mieux que nous ce qui est bon pour nous-même… Heureusement il arrive souvent un moment où on est au pied du mur et on est en quelque sorte obligés de s’écouter, c’est pour le meilleur
      Je suis contente que tu aies réussi à construire une vie que tu aimes, c’est l’essentiel ! 😉

  • Joulle

    Salut Teena ;
    Des fois c’est les gens qui sont bienveillants (famille, amis) qui te freinent le plus à avoir peur pour toi …
    Avoir le courage et les possibilités de vivre sa vie, je ne vois pas ce qu’il y a de plus gratifiant pour occuper notre temps limité sur cette planète. Phrase d’un collègue rencontré récemment, « l’art mets mal à l’aise les cons , ça c’est à garder en tête face aux remarques déplacées.

    des bisous.
    Juliette.

    • TeeNa

      C’est vrai qu’il faut savoir ne pas trop écouter les autres sinon on ne fait jamais rien… lol
      L’intérêt est clairement de mettre des choses en place pour vivre sa vie oui. Si on ne fait rien de ce courage et des possibilités qu’on a, ça ne sert à rien, c’est clair.
      Mdr la réplique ! J’espère ne jamais avoir à la sortir xD

      • Joulle

        LOL on sait jamais, après avoir entendu lors d’une première rencontre, l’air de rien « c’est ton metier l’art ? quel choix à la con de carrière !  » je te jure que j’userai et abuserai de cette expression ! Quand on est pas un plan b non plus n’est-ce pas …
        bisous

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