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Des moitiés d’êtres humains…

En marchant dans la rue ces derniers jours, j’ai vu une nouvelle pub pour un site de rencontres qui promettait à leurs abonnés de les aider à trouver leur moitié…

J’ai senti comme une angoisse monter à la lecture de ces mots…

Si on doit trouver notre moitié, ça veut dire qu’on n’est que des moitiés d’êtres humains ? Je trouve l’idée plutôt gênante. Et, ça me rappelle une phrase d’une amie à l’époque de la fac qui m’avait dit que pour elle, un copain, c’était les 50% qui lui manquait pour être complète… Je me rappelle déjà mon indignation quand j’ai entendu ses mots. Et, je trouve ça encore plus dommage car la plupart des gens croient à cette théorie du 50/50.

Mais, alors, est-ce que ça veut aussi dire que si on ne trouve pas sa « moitié », on est condamnés à errer sans but sur Terre, amputé d’une partie de soi-même, donc vides et malheureux ?

Je trouve cette perspective vraiment flippante. En plus, cette croyance explique les dérives relationnelles ainsi que le problème des attentes trop élevées qu’on a les uns vis-à-vis des autres. Quand on demande à l’autre de nous remplir, de savoir instinctivement ce dont on a besoin ou encore de nous rendre heureux, c’est déjà le début de la fin…

Alors, je me suis demandé d’où venait cette croyance qu’on avait une moitié à trouver sur Terre. J’ai, bien sûr, trouvé ma réponse à cette idiotie dans des textes religieux… Je ne sais pas si vous connaissez le mythe des premiers êtres humains qui étaient doubles : homme et femme, 4 bras, 4 jambes et 2 têtes. Et, à la suite d’une faute (je ne sais plus laquelle car dans la Bible, Dieu a toujours l’air en colère et kiffe punir ses enfants qu’il a soi-disant créés par Amour… no comment…), Dieu les aurait séparés pour les punir… D’où la prolifération de moitiés d’hommes et de femmes foulant le sol terrestre depuis des millénaires…

D’ailleurs, c’est double châtiment car en plus de ressentir constamment le manque de notre moitié, on est aussi condamnés à être toujours dans cette quête incessante et ce désir de réunification.

Alors, j’ai cru à ce mythe dans mes jeunes années car je ressentais en effet ce vide intérieur et je pensais que seul quelqu’un d’autre (donc extérieur à moi) pourrait le combler. Heureusement, j’ai appris qu’en fait, je faisais erreur. On ne peut jamais se remplir des autres ni de l’extérieur et encore moins des choses matérielles et éphémères. Alors, oui, ça fait plaisir de se faire plaisir, de s’acheter des choses qui nous font envie, mais, au fond, ça ne nous comble jamais complètement et jamais durablement. On repart donc très vite dans la course à la conquête d’autres possessions. C’est comme ça que fonctionne notre société de consommation, qui nous propose encore et toujours plus de biens à consommer. Elle nous fait aussi croire que ces biens nous rendront plus heureux et nous apporteront la joie, la paix et le bien-être, mais il n’y a rien de plus faux.

Premièrement, je crois qu’on est déjà complets. On n’est la moitié de personne et personne n’est notre moitié. On est tous des êtres complets, même si on peut parfois se sentir vides quand on est désalignés.

Je crois aussi que les relations qu’on entretient avec les autres ne sont que du plus. Comme une cerise sur le gâteau, la bonne surprise, le sel en plus. Mais, la base, c’est un être déjà complet et rempli.

Pour moi, voir les choses sous cet angle m’a vraiment aidée à ne plus faire dépendre mon bonheur des autres et à arrêter de leur demander de me prendre en charge.

Les relations fusionnelles et la dépendance affective sont les premières dérives de cette croyance de la moitié. Et, les ruptures sont alors dévastatrices. On est tellement rassurés quand on croit qu’on doit trouver sa moitié (car on se croit incomplets) et qu’on finit par la trouver. D’un coup, le stress et l’urgence s’en vont pour laisser place à l’apaisement… Bon, ça dure rarement car les effets pervers se font vite sentir. Mais, beaucoup de gens refusent de lâcher cette moitié car ils ont peur de faire de nouveau face à leur gouffre intérieur, dans lequel ils ont trop peur de sombrer s’ils ne sont plus en couple. C’est pour ça qu’on voit des gens qui restent ensemble depuis des années, alors qu’ils ne peuvent pas se piffrer et qu’ils ne sont clairement pas heureux ensemble. Ça peut se comprendre car la solitude peut vraiment faire peur. Mais, c’est dommage car ils se privent de rencontrer une personne qui leur conviendrait beaucoup mieux, une personne avec laquelle ils seraient bien mieux alignés et donc plus heureux.

Souvent, c’est notre résistance à l’évolution qui nous fait le plus souffrir. On préfère rester dans une situation, une relation où on se sent mal plutôt que d’accepter de nous ouvrir à ce qu’il y a de meilleur pour nous. Au fond, je pense qu’on ne croit que rarement qu’il y a mieux pour nous donc on se verrouille au changement et à la nouveauté, surtout si on a déjà galéré à accéder à ce qu’on a… C’est cette fermeture et cette résistance qui vont créer la souffrance et les blocages et contribuer à accentuer la sensation de vide intérieur.

Finalement, je crois que ce sont nos peurs qui créent la souffrance. Car quand on a peur, on se protège, on résiste, on se braque, on se barricade en pensant bien faire. Mais, dans cette posture, cette fermeture de cœur et d’esprit, on ne peut clairement pas accueillir quoique ce soit. Et, j’en parle en connaissance de cause car j’ai beaucoup expérimenté cette surprotection de moi-même face aux évènements imprévus, la résistance et la fuite étaient mes techniques préférées. J’apprends jour après jour à ne plus me fermer et à m’ouvrir au maximum à ce que la Vie m’apporte comme cadeaux.

Il arrive que ses cadeaux soient mal emballés et que j’aie le réflexe de me fermer, mais j’arrive de plus en plus rapidement à voir le cadeau à travers l’emballage dégueu.

 

Et, pour en revenir au sujet initial de cet article, je viens de repenser à ce que disait Oprah. Elle dit qu’on est comme des vases, c’est à nous-mêmes de nous remplir à ras-bord et tout ce qui déborde peut être généreusement donné aux autres car on est déjà remplis de nous-mêmes. Bon, elle ne le dit pas exactement comme ça, mais c’est l’idée que j’en ai retenu. Je trouvais ça presque poétique et ça m’a aidée à comprendre l’importance de se donner d’abord ce qu’on attend que les autres nous donnent.

D’ailleurs, concernant les relations amoureuses ou non, si on arrive avec notre gouffre intérieur et qu’on demande à l’autre de nous remplir, c’est sans fin. Je pense que ça nous expose aussi à l’insatisfaction et l’autre finira par se lasser car il aura l’impression de faire tout ce qu’on lui demande, mais ça ne suffira jamais. C’est comme un trou noir qui aspire l’énergie. En plus, on reste toujours en demande et finalement, on n’a rien à donner à l’autre, vu qu’on est vides, ça crée donc un déséquilibre qui tuera l’affection que l’autre nous porte.

Peut-être que le fait de se considérer comme des moitiés d’êtres est une bonne excuse pour ne pas se réaliser dans la Vie ?

Ça nous met dans une perpétuelle attente et une constante course au mieux, une éternelle insatisfaction. On cherche la perle rare, on saute d’une relation à une autre en disant que l’autre n’était pas à la hauteur de nos attentes. On rend l’autre responsable de notre malheur, on lui en demande trop sans même s’en rendre compte…

 

Je dirai que le mieux serait d’accepter notre plussoyance. Et, ça commence par se voir complets et déjà parfaits tels qu’on est. Ça nous fait peur de voir notre grandeur et pourtant, c’est une clé vraiment importante.

Je développerai davantage ce sujet dans le prochain article !

I’m back !

 

Much Love to you all 💖

TeeNa

4 commentaires

    • TeeNa

      Hey merci pour ton com’ 😉
      Oui c’est vrai, il faut réussir à se recentrer sur soi et nourrir notre relation avec nous-mêmes en premier !

  • Aissatou

    Hey,
    Voilà un article que je vais imprimer et glisser dans la boite aux lettres de mes voisins. Ca résume très bien ce que j’ai envie de leur dire mais avec politesse 😀
    Tout cela pour dire que je suis absolument d’accord avec toi !
    Sinon je ne connaissais pas l’histoire de la créature qui a été coupé en deux… Je suis sûre que c’est encore une invention des moines copistes, ces petits coquins 😉

    • TeeNa

      Hey ! ton commentaire me fait plaisir 🙂
      Je pense qu’on devrait nous dire ça dès l’école, ça éviterait bien des problèmes lol
      Ah bah ça m’étonne pas de ces moines, ils devaient être frustrés de la rondelle et voulaient que tout le monde subissent le même sort xD

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