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Célébrer ses erreurs et l’art de changer d’avis

J’ai entendu parler d’un concept intéressant l’autre jour : célébrer ses erreurs.

Ça a tout de suite résonné.

Bizarre, car en général, on a plutôt tendance à se flageller, s’en vouloir, regretter, ruminer ses erreurs. Et, je me dis que ces dernières peuvent en fait être source des enseignements les plus précieux.

Je parle souvent du fait d’être doux avec soi-même et de s’accepter avec ses imperfections. Et, plus les années passent, plus j’arrive à m’accepter de façon inconditionnelle. Donc, la suite logique est de réussir maintenant à voir les erreurs que j’ai faites dans le passé comme les pierres qui m’ont permis de devenir celle que je suis aujourd’hui.

Je pense que ce n’est pas possible de s’accepter et de s’aimer totalement si on renie nos erreurs du passé comme des taches honteuses qu’on essaie d’oublier et de cacher au maximum.

J’ai passé des années à ruminer le passé. A le réinventer dans ma tête. A m’en vouloir pour les choses que j’avais faites et aussi pour celles que je n’avais pas faites. C’était des années de torture psychologique… et, c’est vraiment usant. On perd confiance en soi. On croit qu’on est son propre ennemi, vu qu’on n’arrive pas à faire les bons choix pour soi-même et qu’on se voit agir contre son bien.

Mais, bien souvent, quand on se retrouve face à un choix, on n’a que quelques infos et les outils qui sont à notre disposition sur le moment, la compréhension qu’on a dans l’instant. Comment savoir ce qui sera mieux pour nous dans quelques années ?

 

Je trouve que c’est trop facile de juger les Nous du passé en disant : « Nan, mais quelle cruche / quel cruchon ! C’était évident qu’il ne fallait pas faire ce choix-là !! »

Sauf qu’à ce moment-là, on regarde vers le passé avec tout ce que nos expériences du passé nous ont appris. On a pu grandir et avoir une nouvelle vision des choses, de la Vie, souvent grâce à ces erreurs qu’on se reproche d’avoir faites.

Je me rappelle plusieurs moments de ma Vie où j’étais littéralement tétanisée de peur face à un choix à faire. J’en avais des crises d’angoisse. A l’époque, j’avais décidé de ne pas agir tant que je ne savais pas quoi faire, ce qui, avec le recul, était la décision la plus sage car qui sait comment j’aurais réagi en me forçant à affronter ma peur. Suite à mon « non choix », des choses hyper désagréables se sont produites… vous vous doutez bien que je me suis flagellée pendant des années. J’ai imaginé des milliers de fois refaire la scène et agir au lieu de fuir. Parler, dire ce que je ressentais au lieu de me cacher. Bref, je n’acceptais pas du tout la décision de ne pas agir que j’avais pourtant prise pour mon bien.

Malheureusement, il a fallu encore des années pour que je comprenne en quoi ne pas agir à l’époque m’avait évité de faire la plus grosse bêtise de ma Vie.

Je croyais que j’avais juste eu peur alors qu’en fait, c’était ma sagesse intérieure qui m’avait empêchée de faire un choix et de prendre un engagement que j’aurais fini par regretter…

Il arrive souvent qu’on juge très sévèrement nos « lâchetés » du quotidien. Mais, ce qu’on ne sait pas, c’est que tous les chemins qu’on prend sont les mieux adaptés pour nous dans l’instant. Ils auront des conséquences, c’est sûr, mais on peut toujours changer d’avis quand on sent que c’est juste pour nous.

 

Je crois que quand on agit en écoutant ce qui vibre en nous, il n’y a jamais vraiment d’erreurs. Si nos erreurs d’aujourd’hui sont la sagesse de demain, pourquoi se prendre la tête et tout faire pour ne pas faire d’erreurs ?

Je pense que ce qui nous fait peur aussi, c’est la croyance qu’une fois notre choix fait, il est impossible de changer d’avis.

Depuis l’enfance, on nous fait peur avec ça comme si notre Vie en dépendait : « Attention, ne te trompe surtout pas. Tu choisis la tétine bleue ou la verte ? »

Si on se détendait un peu la rondelle, on verrait que peu importe les choix qu’on fait, il est toujours possible de changer d’avis si finalement on n’est plus en résonnance avec notre choix initial.

Bon, là, j’ai pris l’exemple de tétines haha. Mais, ça peut s’appliquer à tout.

Une amie m’a fait remarquer une chose très juste récemment. Elle disait que souvent, on fait des choix et on s’oblige à s’y tenir dans la durée alors qu’ils nous rendent malheureux dans le présent.

 

Pourquoi s’interdire de remettre en question les choix qu’on a faits dans le passé s’ils ne résonnent plus dans le présent ?

Est-ce qu’on aurait peur de perdre toute crédibilité ? Comme si le fait de changer d’avis montrerait qu’on ne sait pas ce qu’on veut et qu’on serait immatures.

Mais, je vous le demande : est-ce une preuve de maturité de se punir au quotidien pour un choix fait dans la peur y’a moche lurette ?

 

J’ai connu plusieurs personnes qui se forçaient, par exemple, à rester en couple, mariés, dans un travail qu’elles haïssaient, etc. tout ça parce qu’un jour, elles ont eu peur et ont dit « Oui », alors que leur cœur et leur Âme hurlaient « NON ».

Je dis ça sans jugement car je suis aussi passée par là. J’ai bien fait 8 ans de fac, alors que dès le premier jour, tout mon corps hurlait « NON ». J’ai compris pourquoi au fil des années… Mais, ce choix de rester dans cette Vie qui ne me convenait pas du tout, malgré les dépressions successives, c’est aussi ce qui m’a donné la force de ne plus m’obliger à rester dans une situation insupportable.

Depuis, dès que mon corps me dit : « Dégage de cet endroit miteux ! », j’écoute et je me tire sans demander mon reste haha ! Je me tire de plus en plus vite, d’ailleurs.

Souvent, dès le début, je sais ce qui est fait pour moi ou non. Je le sens tout de suite. Mais, parfois, je suis sur le chemin de la peur, alors il m’arrive encore de penser que je n’ai pas le choix, que je suis au pied du mur et que si je ne fais pas ce choix, je serai face au gouffre et… que je sombrerai dedans… Voilà une pensée qui aide vraiment à faire les choix qui ne résonnent pas.

Je fais en sorte de revenir sur le chemin de l’Amour le plus vite possible ensuite. Je sais toujours quand je m’égare. Et, avec le temps, je ne me juge plus de parfois choisir la peur. Je suis ici pour apprendre aussi.

Et, je remarque que je grandis, même quand je choisis la peur. Mes choix n’ont aucune incidence sur quoique ce soit, car à chaque seconde, je peux changer d’avis.

Ce qui compte vraiment, c’est ce que je vais faire ensuite et le choix que je vais faire.

Ça peut aussi être mon choix de rester toute ma Vie sur le chemin de la peur et de vivre parmi les ombres. Je l’ai fait pendant des années… Mes années fac, c’était que ça : des bols de peur que j’engloutissais jour après jour… et ça s’est soldé par une dépression. J’avais l’impression de vivre la Vie de quelqu’un d’autre. Je ne savais même plus qui j’étais. En fait, je n’avais jamais pu m’autoriser à être celle que je suis. Je m’étais coupée de ma part divine, j’avais mis des boules quiès pour ne pas entendre la Voix qui me soufflait : « Suis ta Joie ! Aie confiance en toi. »

Suivre ma Joie, ça voulait dire renoncer aux choix que j’avais faits, mais surtout : me poser les vraies questions pour savoir ce que je voulais vraiment. Et, ça, ça me paralysait de peur.

Pour oser être Soi, il faut s’aimer et s’accepter car ensuite, on montre ce Soi au monde. Si on n’est pas sûrs de ce Soi qu’on est, il arrive que les gens (en parfaits miroirs) nous foncent dans le lard pour voir si on est sûrs de qui on veut être.

C’est fouillis ce que je dis haha

En gros, moi, quand j’ai débuté en tant qu’illustratrice, les premiers temps où je disais l’être, je m’en suis pris plein la gueule parce que j’étais pas du tout sûre de moi ni de ce que je voulais. Donc, c’est comme si les gens testaient ma volonté… Et, je testais ma volonté à travers eux. Tordu, mais vu que les autres sont nos miroirs, ils ne font que refléter ce qu’on pense vraiment de soi-même… Pas toujours facile à accepter comme vérité…

 

Finalement, célébrer ses erreurs, ce serait de dire : « J’ai fait ce choix à l’époque car j’avais peur et je n’avais pas tous les éléments que j’ai en ma possession aujourd’hui. J’ai grandi et je peux décider en conscience d’aller vers ce qui est doux pour moi, je choisis donc de changer d’avis ! »

Est-ce immature de réaliser son erreur et de s’autoriser à faire un nouveau choix ?

Pour moi, ça fait partie du processus d’acceptation inconditionnelle de soi-même. Et, c’est aussi aimer inconditionnellement ses Moi du passé qui, souvent, se trouvaient au pied du mur et faisaient des choix (qu’on jugerait débiles aujourd’hui) car ils étaient aveuglés par la peur.

 

Prendre conscience de nos « erreurs » et s’autoriser à faire un choix différent, sans aucun jugement. C’est une façon plus aimante d’agir et c’est vraiment vers ça que je veux aller maintenant.

Et, vous, êtes-vous prêts à célébrer vos « erreurs » et à changer d’avis sans vous juger ?

 

Much Love to you all 💖

TeeNa

2 commentaires

  • Nono

    Hello Teena !
    C’est vrai qu’il est souvent difficile sur le moment de relativiser et de ne pas regretter ses erreurs ! Il m’arrive encore parfois de repenser à certaines choses que j’ai faites par le passé et de me dire « et si j’avais fait ce choix plutôt que celui-là  ». Mais on ne peut plus revenir en arrière et finalement, il faut relativiser et se dire que cela a certainement contribué à nous amener là où nous en sommes aujourd’hui… 🙂

    • TeeNa

      Hello ! Merci pour ton commentaire 🙂
      J’ai aussi passé des années à ruminer à propos des choix que j’avais faits ou non… et comme tu dis, on ne peut plus revenir en arrière ni rien y changer. Ça rend juste fou !
      Je pense que je commence à lâcher cette addiction à la rumination. Je me dis que si je passe ma Vie à regarder vers le passé, je peux passer à côté des belles choses que m’apporte le présent. Donc oui, relativiser au max même si c’est plus facile à dire !

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