Petit traité de gamophobie

« Les hommes ont peur de l’engagement« , c’est bien connu !

Et si ce n’était pas toujours le cas. Et si, même les femmes pouvaient être atteintes de cette phobie de l’engagement…

Je trouve qu’on n’en parle jamais. Et… Désolée de briser les préjugés de certains, mais contrairement à ce qu’on nous fait gober depuis des siècles : OUI, les femmes peuvent aussi avoir peur de s’engager ! Voilà, la bombe est lâchée…

Et non, les femmes ne souhaitent pas toutes absolument se mettre en couple, se fondre dans l’autre au sein d’une relation amoureuse étouffante voire annihilante (où on doit fusionner avec l’autre, jusqu’à disparaître)…et leur plus grand rêve n’est pas forcément de se marier (avec un homme riche, ça va de soi, faut pas déconner’ non plus…)

Sur ce sujet, les articles que j’ai lus sont majoritairement sexistes… Je lis toujours des phrases du style « longtemps, on a considéré l’Amour comme une fusion et une perte d’identité. Du coup, les hommes en avaient peur… » (Cf. Article sur le plaisir sexuel dans le magazine Psychologies de juillet-août 2007… Ouaw ! 10 ans, ça nous rajeunit pas tout ça…) et les femmes, elle puent ou bien ? Elles ont le droit d’avoir peur de ce qu’elles veulent ?

Après tout, c’est insensé, une femme qui a peur de s’engager dans une relation et qui ne veut pas être en couple… et encore moins se marier… Ce n’est pas une femme… Pas une vraie femme, en tout cas ! Il doit forcément manquer une case quelque part, une fonction, un gène ?

Je me rappelle quand j’étais petite, biberonnée de clichés sur ce que devait être une femme, j’imaginais mon mariage avec mon père… (Complexe d’Œdipe, sors de ce corps !…) Ensuite, je vous rassure, j’ai guéri et j’ai voulu me marier avec d’autres hommes, la consanguinité et l’inceste, c’est pas trop ma tasse de thé…

Pendant des années, je me projetais avec un homme (au visage flouté…normal, on ne connaît jamais le visage de celui avec qui on sera en relation…)

Et puis, un jour, comme sorti d’un Choipeau magique, une peur étourdissante, assommante, suffocante : la peur de l’engagement ! Elle s’est emparé de tout mon être et s’est mise à me consumer, années après années…

Mes copines se casaient toutes les unes après les autres, mais moi, je restais désespérément célibataire… Non pas que je sois un gros thon (ce qui d’ailleurs n’est en fait même pas un vrai critère car même les gens dits « moches » trouvent chaussure à leur pied ! La Vie est tellement bien faite )… Donc, j’étais plutôt jolie et j’avais même toutes les qualités dont on peut rêver, tout ça bien équilibré avec mes défauts, mais pourtant, je ne me casais pas et pire, je ne rencontrais personne ou je m’entichais du gros con pas accessible qui te fait tourner en bourrique pendant des lustres avant de te dire « Nan mais allô, j’ai jamais voulu sortir avec toi… » …. Enc**é ? xD

J’avoue que je me suis même persuadée pendant longtemps que quelque chose clochait chez moi, une chose que tout le monde voyait, sauf moi…comme un énorme furoncle sur le front…(ou sur l’arrière de la tête, pour que je ne le vois pas, même en me regardant dans le miroir haha)

Je remarque que ma peur attirait justement à moi les situations qui confirmaient sa véracité… En gros, j’avais hyper peur d’être en couple, de l’autre, de m’engager et ces peurs fabriquaient un filtre à travers lequel je voyais la Vie et ce même filtre teintait tout ce que je vivais, de sorte que mes peurs soient vérifiées et que j’ai encore plus peur… De quoi donner le tournis à n’importe qui !

Ce qui fait qu’à la fin, j’avais même des angoisses… Un jour, j’ai vu un couple dans une bijouterie en train d’acheter une bague (pas forcément pour un mariage, maintenant que j’y pense…) et je me suis mise à avoir des bouffées d’angoisse et des palpitations, j’ai dû m’éloigner pour ne pas tourner de l’œil… On pourrait trouver ça ridicule et excessif, mais il faut savoir que ça arrive à beaucoup plus de gens qu’on le croit… Et non, ce ne sont pas que les hommes qui ont peur de l’engagement comme de la peste  bubonique !

J’en ai d’ailleurs connu plusieurs, des hommes qui voulaient plus s’engager que moi…

Ensuite, ma peur de l’engagement s’est spécialisée pour devenir la peur du mariage (genre, elle a eu son diplôme universitaire et est donc montée de plusieurs crans haha)

J’ai même découvert que ça portait un nom bien précis : la gamophobie !

Je ne pouvais même pas voir des alliances au doigt des gens dans les transports, j’avais direct des palpitations… Puis, je ne sais pas comment, cette peur a commencé à s’estomper petit à petit et aujourd’hui, je n’ai plus d’angoisses. Mais j’observe quand même les gens avec des bagues, j’essaie de les imaginer le jour de leur mariage et je me demande aussi quelle tête peut bien avoir leur partenaire… J’ai passé quelques temps à me questionner sur le mariage et le fait de se marier… Bien sûr je n’ai plus du tout de peurs à ce sujet, je me demande si j’ai envie de sauter le pas… Aujourd’hui, j’ai dans la vie la personne avec qui passer cet engagement, mais je suis toujours perplexe sur cet acte social du mariage.

Est-ce que les gens seraient aussi nombreux à se marier s’ils n’y gagnaient pas un statut social (et une grosse réduction d’impôts au passage haha), un pin’s à exhiber devant la tronche de la société ?

L’autre jour, en prenant le train, je me suis assise en face de 2 connaissances du lycée (p*tain, je m’en suis mordue les doigts d’avoir cherché la place la plus propre haha) je les ai tout de suite reconnus, mais je me suis autorisée à ne pas leur parler et à faire comme si je ne les avais pas vus car…je n’avais pas envie de me forcer à tenir une conversation avec des gens qui m’indiffèrent… C’est cru, mais c’est la vérité !

J’ai donc vu qu’ils étaient ensemble car ils se tenaient la main, ça m’a étonnée car au lycée, je ne les avais jamais vus se parler, puis à un moment je vois quelque chose qui brille au doigt du mec et je comprends : ils sont mariés !! (Je vois ensuite une très belle bague au doigt de la fille)… Là, j’étais choquée, surtout qu’ils avaient les mêmes dégaines qu’au lycée, le rouge à lèvres et le costume d’employé en plus… C’était assez perturbant comme vision et j’ai vraiment eu du mal à les imaginer le jour de leur mariage…

Je me pose donc cette question : est-ce que le mariage est la suite logique quand on est en couple ? Pourquoi forcément se marier ?

Quelle est donc la valeur ajoutée du mariage (à part l’impression que l’autre nous appartient…jusqu’à ce que la mort nous sépare or course) ?

Malgré les questions que je me pose, je pense que j’ai envie de me marier un jour, mais je me demande surtout si ce choix vient bien de moi…ou bien j’ai été totalement conditionnée par la société ?… Dur de savoir…

Sur ce, je vous laisse réfléchir sur ce sujet… ou non !

Much love to you ️all ❤

TeeNa

Vivons une vie à la hauteur de nos rêves d’enfant

J’ai lu en préambule d’un livre la phrase « Vivre une vie à la hauteur de ses rêves d’enfant » et j’ai tout de suite été touchée… donc, ça m’a inspiré un article !

Je voudrais parler de l’importance des rêves d’enfant…et des rêves en général.

Par le passé, j’étais une des premières à enterrer mes rêves quand j’en avais, par peur de ne pas réussir à les réaliser ou même par peur d’être déçue si je les réalisais. On ne le dit pas souvent, mais il existe aussi cette crainte que le rêve si beau qu’on a imaginé pendant des années se révèle fade ou pourri une fois réalisé…

Bien sûr, tout ça, ce sont des f**taises ! On l’aura compris. C’est juste notre ego qui veut que nous restions immobiles plutôt que de passer à l’action.

Pourquoi ne pas s’autoriser à rêver ?

Moi, j’ai envie de croire que ce dont je rêve est possible… et c’est le cas, en fait ! Et non, ce n’est pas naïf ou utopique de croire ça, c’est même plutôt réaliste au contraire. J’entends déjà les rabat-joie avec leurs arguments qui te donnent envie de te pendre au lustre : « Nan mais, ma pauvre fille, comment tu peux réellement penser que tu peux réaliser tes rêves ?? T’as pas vu la société de privilégiés dans laquelle on vit ? Redescends un peu sur Terre… et taillade-toi les veines au passage, tu seras gentille ! »

C’est bizarre, mais tout ce que j’ai réalisé dans ma Vie jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu ce genre de commentaires cassants, négatifs voire méprisants et pourtant j’ai réussi à mettre en place toutes sortes de très belles choses et à atteindre mes objectifs en ayant pas plus de moyens que les autres.

Où se situe donc la différence ? Qu’est-ce qui fait que je réussis là où d’autres échouent ou ne tentent rien ?

Pour moi, tout se joue dans la mentalité et la façon de voir le monde. Désolée de vous décevoir, je ne fais pas partie des « privilégiés », comme on les appelle avec tant de mépris (et d’envie, soyons honnêtes deux secondes !) Ce que j’ai accomplis, je ne le dois qu’à moi-même, à ma confiance en moi et ma foi en l’Univers (oui, ça fait secte, mais j’assume xD)

Je fonctionne depuis plusieurs années en mode Loi de l’Attraction. En gros, « mes pensées deviennent ma réalité ». Et, ça a donné un tournant décisif à ma Vie car j‘ai pu me remettre au centre et reprendre les pleins pouvoirs !

Je partais donc du principe que tout ce qui m’arrivait découlait des pensées que j’avais et finalement, certaines situations désagréables avaient une raison précise d’exister car elles me permettaient de savoir quand j’étais « désalignée » et de me recentrer. Parfois, j’ai même pu voir se manifester des pensées et des croyances dont je n’avais même pas conscience. Ça m’a bien aidée à faire le tri dans ma tête et à passer à l’action dans la meilleure énergie possible !

Oui, car la Loi de l’Attraction parle aussi des énergies émises par nos pensées… donc, par nous-mêmes. Elle part du fait que tout est vibration, y compris nous, les êtres humains. Nos vibrations attirent à nous des personnes de même vibration et des situations également alignées sur les mêmes fréquences vibratoires. Personnellement, j’y crois car je l’ai concrètement vécu. Quand je pensais que ma vie était pourrie, que je n’avais pas de chance ou que les autres profitaient toujours de moi et de ma gentillesse, eh bien, devinez quoi : j’avais toujours raison ! J’attirais des gens pour profiter de moi, ma vie était effectivement une grosse daube ambulante et en plus je me trouvais toujours dans des situations pourries… Bref, c’était la joie !

Et, j’ai vécu un basculement quand j’ai entendu que c’était nous-même qui choisissions ces expériences au travers de nos pensées. J’ai voulu faire un test et changer quelques pensées préconçues que j’avais sur la Vie, sur moi-même et sur les autres… le changement a été radical !

Alors, je ne vous dirai pas de pratiquer les phrases du style : « Je vais bien, tout va bien » de la méthode Coué car je crois que si quelque chose doit s’exprimer, il est important de rester à l’écoute au lieu de juste mettre un couvercle dessus… jusqu’à ce que tout explose. Il y a toujours des messages derrière nos ressentis, nos émotions ont leur utilité et il faut rester ouvert si on veut pouvoir transcender les situations plus difficiles.

Je m’éloigne un peu du sujet haha ! Ça vaudra bien un prochain article…

Quel est donc le but d’un rêve ? Pourquoi rêver est important ?

Le but d’un rêve n’est pas forcément d’être réalisé mais de nous aider à toujours aller de l’avant et à rester motivé.

Bon après, si vous réalisez vos rêves, moi je dis : Mazeltov !

Je vois les rêves un peu comme une ligne directrice, une « guideline », une boussole, un diapason qui donne le La (ou le D, pourquoi pas) et nous aide à savoir et sentir si on est aligné ou si on s’éloigne de nous-mêmes. Les rêves d’enfant sont dans ce but vraiment précieux car ils sont « bruts » et encore vierges de toutes les attentes des autres, ils sont vrais !

C’est bien beau d’avoir des rêves, mais encore faut-il passer à l’action. C’est même 90% du boulot, j’ai envie de dire !

Le plus amusant quand on veut passer à l’action, mais qu’on a du mal car on réfléchit trop à des choses ou des questions inutiles qui ne servent qu’à nous auto-saboter, comme par exemple : « Est-ce que c’est bien ou mal ? Est-ce que mon chat va apprécier ? Est-ce que ça va provoquer une catastrophe nucléaire si je réalise mes rêves ? », c’est de pratiquer la Règle des 3 secondes, qui est une bénédiction ! Elle remet le jeu au centre et nos peurs et nos doutes n’ont pas le temps de s’immiscer entre nous et nos vrais désirs.

Je conseillerai de commencer à pratiquer cette règle avec des objectifs aux enjeux minimes comme être dans une aire de jeux pour enfants et s’autoriser à faire du toboggan, même s’il est trop petit pour nous et qu’on est le seul adulte, sauter dans une flaque d’eau (prochain objectif sur ma liste !) Commencer par des activités simples, enfantines qui vont vous procurer de la joie et où le stress est quasiment absent.

Ensuite, une fois que vous aurez bien intégré cette règle : passez aux choses sérieuses !

Parfois, il est évident pour nous qu’il est inconcevable de ne pas réaliser certains rêves. Pour ma part, le rêve que j’étais sûre et certaine et déterminée à réaliser un jour ou l’autre c’était celui de faire ma BD ! J’ai mis le temps qu’il a fallu, mais je n’ai jamais dévié de cette idée jusqu’à être allée au bout !

Je dois bien avouer que ça n’a pas été facile tous les jours… mais, c’est surtout car j’écoutais mes peurs, ce qui augmentait mes angoisses et mes doutes et ce qui a fait que j’ai vécu ces fabuleux moments où je me dépasse comme une torture de tous les instants… Je vous rassure, vous n’êtes pas obligés de vivre les choses dans la souffrance, c’est un choix qu’on fait à un moment donné, mais on peut en changer à chaque seconde !

Rêver grand pour se faire du bien. J’aime bien le leitmotiv Dream Big. On nous dit souvent de ne pas prendre nos rêves pour la réalité et cette phrase n’est pas totalement fausse, je pense qu’il faut adapter la réalité à nos rêves pour leur laisser la place d’exister concrètement.

Imaginer comment serait sa vie si tous nos rêves étaient possibles et réalisables. Ce serait vraiment fabulistique, n’est-ce pas ?

Restons dans le côté rose bonbon avec une phrase de Walt Disney : « Si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire. » Ce qui montre bien que nous avons le pouvoir de manifester nos désirs dans notre Vie. Je me doute que beaucoup sont sceptiques en lisant, mais c’est pourtant la vérité. Mais, c’est par contre sûr que si vous êtes persuadé de ne jamais rien réussir, vous avez aussi raison à cause du pouvoir que vous détenez sur vous-mêmes. Finalement, on crée sa propre grandeur et sa propre petitesse, ses propres limites, prisons.

Il y a aussi cette autre phrase, qui est une de mes préférées et qui vient du dessin animé Peter Pan (j’aime bien car il y a aussi la chanson qui va avec donc elle est encore plus facile à retenir hihi) : « Rêve ta vie en couleur, c’est le secret du bonheur ! » Je la trouve très positive car elle part du principe que tout est possible et que rêver grand rend heureux. Je valide totalement et personnellement, c’est à partir du moment où je me suis autorisée à croire que je pouvais avoir la Vie dont je rêvais qu’elle a commencé à se manifester dans le concret, dans le réel !

Alors, pourquoi se priver ?

Si le génie d’Aladdin venait vous voir et vous disait que vous aviez droit à plus de 3 souhaits et que tous vos rêves étaient désormais réalisables, que vous n’aviez rien besoin de sacrifier, que feriez-vous ?

Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’attendre un génie ou une lampe magique. La magie, c’est nous qui la détenons et nous pouvons réenchanter notre quotidien.

Commencez simplement. Ecoutez votre cœur et faites une liste des choses qui comptent pour vous et que vous voulez absolument réaliser. La chose la plus importante à retenir c’est de faire des petits pas, de faire chaque jour un pas qui nous rapproche de nos objectifs, pour rester dans la douceur et ne pas saboter nos ambitions.

Voilà ! Moi, je dis : à vous de jouer maintenant ! Think about it !

Much Love to you all ❤

TeeNa

L’auto-édition, le financement participatif ou la revanche des artistes

Ce titre sonne un poil Star Wars avec la Revanche des Sith haha ! Ça se voit à peine que je baigne dans la Pop Culture depuis mon enfance…

Mais, parlons plus sérieusement…

Dans un article précédent sur le quotidien des auteurs jeunesse, je parlais des conditions de vie dans le secteur de l’édition et des pratiques des éditeurs… Bon, j’avoue, je n’ai pas pu m’empêcher de cracher mon venin sur eux, (j’aurai l’air bien bête si un jour un éditeur honnête veut travailler avec moi xD) mais ce qui m’horripile, c’est l’inertie dans laquelle restent certains artistes, ce qui permet à ce système esclavagiste (utilisons les grands mots) de perdurer.

Si personne ne s’en plaignait, ce serait la belle vie sous le sunlight des tropiques, mais j’entends trop de personnes grommeler et ne rien faire pour changer les choses tout en continuant à subir…pour pouvoir continuer à se plaindre… c’est un vrai cercle vicieux, en fait !

Heureusement, Internet et sa magie ont permis de changer la donne ! Et, aujourd’hui, grâce à des sites comme Ulule ou Kickstarter et leurs amis, plus personne n’est obligé de dépendre du bon vouloir d’une poignée de gens coincés de la rondelle qui veulent garder le monopole…et le fric aussi. Le milieu de la BD n’est pas le seul touché. On retrouve aussi les mêmes pratiques dans le monde de la musique, voilà pourquoi beaucoup d’artistes cherchent des solutions pour se passer des grosses majors et c’est tout à leur honneur !

Revenons-en aux dessinateurs car c’est le domaine que je connais le mieux.

Au début, on pouvait imprimer ses propres livres grâce à des plateformes en ligne, mais une fois son livre imprimé, il fallait encore le diffuser et si on avait un très petit réseau, vu que peu de personnes étaient au courant de l’existence du livre, il était plus difficile de trouver des acheteurs.

Mais, aujourd’hui, la vraie révolution, c’est le financement participatif (ou crowdfunding… mot facilement imprononçable) !!

Le financement participatif, qu’est-ce que c’est ? Voici la définition officielle du gouvernement :

« Le financement participatif, ou crowdfunding  (« financement par la foule ») est un mécanisme qui permet de collecter les apports financiers – généralement des petits montants -d’un grand nombre de particuliers au moyen d’une plateforme sur internet  – en vue de financer un projet. Deux parties sont mises en présence : l’épargnant qui souhaite investir une certaine somme d’argent dans un projet auquel il croit et le porteur de ce projet qui ne possède pas les fonds nécessaires pour le mettre en œuvre.»

Donc, comme c’est si bien expliqué, Internet permet la rencontre du porteur de projet et des investisseurs (ou contributeurs).

Aujourd’hui, l’auto-édition est donc facilitée grâce aux plateformes de financement participatif. Pour moi, c’est la revalorisation du travail de l’artiste et tout l’argent lui revient (ou la majeure partie), ce que je trouve beaucoup plus logique ! En plus, le contact avec le public est différent, on crée une sorte de « famille » qui voit grandir le projet, (du stade embryonnaire à l’accouchement) et y contribue comme s’il l’avait créé avec nous. Les liens sont plus profonds et ça crée une vraie communauté autour de l’histoire et des personnages.

Pour ma propre expérience du financement participatif pour Rodham Willows, j’ai pu constater avec émotion l’implication de mes contributeurs. Ils connaissaient mes personnages et s’y étaient attachés avant même d’avoir lu ma BD ! En même temps, je m’étais donnée à fond : j’avais fait une vidéo (montée par moi-même YES !!), présenté les personnages principaux et montré quelques planches de dessins. Le but étant de donner envie aux gens de me soutenir d’en savoir plus et de me soutenir dans cette aventure en y prenant part.

Avec ce procédé, les gens se sentent donc bien plus impliqués que s’ils avaient seulement acheté ma BD après sa création.

Personnellement, voir autant de personnes que je connaissais ou non, me soutenir, m’a vraiment touchée. Ça m’a donné la force de continuer à dessiner dans mes pires moments de doute et d’angoisse car je savais que quelqu’un attendait de découvrir ma BD quand elle serait finie. Quand je croisais les gens que je connais qui avaient contribué à ma campagne, ils me demandaient toujours en premier lieu comment avançait mon projet et où j’en étais dans la BD.

Bon, j’avoue que ça m’a aussi mis le stress et amplifié certaines angoisses car j’avais le désir de perfection et la peur de décevoir et d’avoir vendu du rêve… Mais, à part ça, j’ai vraiment adoré partager ce projet qui me tenait à cœur depuis plusieurs années avec d’autres personnes.

Pour moi, c’est la clé du Salut, c’est donc ça : pas d’éditeurs, pas de diffuseurs, personne pour me saouler ni pour me brider et me dire de retravailler mon histoire, mes personnages, de changer de style de dessin, etc. Et personne pour m’enlever MON pain de ma bouche, non mais !

Après, chacun pense ce qu’il veut. Mais, j’aimerais que les personnes qui se plaignent des pratiques injustes des éditeurs et de leurs copains, se bougent pour trouver d’autres solutions et reprendre leur vie en main, au lieu de se lamenter continuellement sur leur sort… !

Ce sera mon mot de la fin !

Much Love to you all ❤

TeeNa

Exposition Anaïs Vaugelade

Décidément, je tombe toujours sur des expos géniales dans les bibliothèques !

Début mai, je découvrais, à la bibliothèque Robert-Desnos de Montreuil, le travail de la très talentueuse auteure et illustratrice Anaïs Vaugelade. Ses albums jeunesse sont très connus, mais j’avoue que je suis passée entre les mailles du filet et je ne la connaissais pas encore… (bouh !! honte sur moi !)

J’ai beaucoup aimé la mise en scène de l’exposition Dessine-moi une histoire, tout était conçu de façon à être ludique pour les enfants. Et moi, en grande enfant que je suis, je me suis aussi bien amusée. C’était « une exposition à allumer et à éteindre ». Il y avait des interrupteurs partout, qui permettaient de mettre de la lumière sur les œuvres devant lesquelles on se trouvait. Très original comme concept et ça permet de faire un focus sur ce qui se présente devant nous. Pas de risques donc d’avoir des œuvres sur lesquelles la lumière n’est pas mise… ce qui arrive souvent dans les expositions.

Ce que j’ai aussi trouvé cool dans cette expo, c’est le fait que l’artiste se mette en scène sous la forme d’une lionne, qui explique aux enfants (et aux visiteurs) sa façon de travailler et de créer des histoires.

J’aime beaucoup les sujets parfois farfelus traités par Anaïs Vaugelade, , comme dans le livre Une soupe au caillou ou principalement sur sa série Zuza, comme dans l’exposition avec l’album Comment fabriquer son grand frère, un livre d’anatomie et de bricolage. Dans cet album, Zuza joue les Frankenstein et on apprend au passage comment est constitué le corps humain de façon très claire et accessible aux enfants (même moi, j’ai compris des choses !)

Voici quelques photos :

Much Love to you all ❤

TeeNa

Commencer par le meilleur !

Bien que le titre de l’article ne l’indique pas, je vais parler ici de l’adage bien connu selon lequel il faut toujours « garder le meilleur pour la fin ».

En prenant mon petit déjeuner tout à l’heure, j’ai eu envie de manger un chausson aux pommes, il y en avait deux, un très beau et l’autre un peu écrasé. Ma main s’est tout de suite dirigée vers le plus appétissant, mais d’un coup, je me suis arrêtée en me disant : « Mais non, je le mangerai plus tard, je le garde pour la fin ! » et je me dirigeais vers le moins beau quand je me suis stoppée net…

Pourquoi doit-on toujours commencer par faire ce qu’on aime le moins ?

J’ai réalisé que j’ai toujours fait ça finalement : commencer par les choses qui me font le moins plaisir pour finir sur le délice des choses que je préfère. Mais, je me rends compte aujourd’hui que c’est un peu du masochisme (bon, même si la douleur est moindre…) et que le temps de faire ces choses que j’aime moins, je reste dans l’attente de ce qui me fait vibrer.

Est-ce que le plaisir est diminué si on commence par faire ce qu’on aime le plus ? Où est la logique là-dedans ?

Certains diront que c’est justement pour se motiver, comme une espèce de carotte qui fait avancer l’âne (ici, l’âne, c’est nous !) Le problème, c’est que beaucoup s’arrêtent à cette carotte et passent toute leur vie dans l’attente d’un mieux, d’un ailleurs, tout en se refusant de créer et vivre ce qu’ils aiment vraiment. Un peu comme une punition au final. D’autres rêvent même à un futur meilleur dans l’au-delà… Mais, personnellement, je ne crois pas qu’on soit ici pour naître, souffrir et juste mourir. Après, chacun ses croyances, bien sûr, mais je trouve juste dommage de se contenter du minimum et des poussières de miettes en espérant avoir mieux un jour prochain, s’ils ont fait assez d’efforts et assez souffert…

J’en ai pour preuve une personne qui adore dessiner, mais qui se sent contrainte de garder son job alimentaire qu’elle déteste et qui m’a dit « C’est sûr, à la retraite, je ferai ce que j’aime vraiment ! » Cette personne a environ 37 ans…il lui reste donc plus d’une vingtaine d’années à « tenir » avant de s’autoriser à réaliser son rêve… C’est si peu à l’échelle d’une vie… haha !

Je me rappelle mon choc quand j’avais entendu cette excuse bidon… Et, j’ai pensé « Mais, mec, qui dit que tu seras encore vivant à la retraite ? Ta vie, c’est maintenant ! »

Son exemple est malheureusement trop répandu dans notre société…

Et, ça m’a, en tout cas, aidée à arrêter de me trouver des excuses pour mettre ma vie entre parenthèses et subir des choses que je déteste faire en attendant mieux.

Personnellement, je pense qu’en commençant, au contraire, par les choses qui nous font vraiment envie, on garde le plaisir intact et on savoure donc encore plus l’expérience. C’est pour ça que j’ai absolument voulu faire ma BD en tout premier, avant de collaborer avec je ne sais qui sur je ne sais quel projet qui n’est pas de moi. D’abord mes rêves, ensuite les collaborations !

Je le vois beaucoup dans les carrières artistiques car c’est le milieu dans lequel j’évolue, mais je vois bien qu’aucune catégorie professionnelle et personne n’est épargné par ce syndrome de « plutarité » (non, ce mot n’existe pas, mais il exprime bien le fait de remettre à plus tard)… ou de procrastination !

Pour remédier à tout ça et éviter de me forcer à vivre une vie merdique en demi-teinte le temps d’avoir le courage de vivre une vie remplie de couleurs chatoyantes, j’ai décidé de me lancer un défi : Toujours commencer par le meilleur ! Donc inverser mes habitudes, faire switcher mes circuits neuronaux en me concentrant sur ce que j’aime le plus faire et en le faisant en premier, avant tout le reste.

Et vous, y’a-t-il des choses que vous remettez sans cesse au lendemain ? Qu’est-ce que ça vous coûterait d’oser les faire ?
Et, finalement, qu’est-ce que cela vous coûte de ne pas vivre la vie dont vous rêvez ?

TeeNa ★

Dédicace Rodham Willows à Cultura !! ❤❤❤

Après toutes les péripéties pour l’impression de ma BD Rodham Willows, la récompense : ma dédicace à Cultura pour la sortie de l’album !

Je partage avec vous quelques images de cet évènement ^^

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(valise parée pour la dédicace !!)

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(première lectrice ^^)

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(dans la place !)

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(venez acheter ma BD hinhinhin)

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(séquence schizophrénique xD)

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(ma BD très bien placée parmi les meilleures ventes en BD jeunesse *O* !!!)

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(avec les amis ^^)

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(avec mes albums, au rayon BD jeunesse, parmi les meilleures ventes du moment !!)

Première séance de dédicace fabulistiquement kiffée par…

TeeNa ★

Quand je serai grande, je serai dessinatrice de bandes dessinées, et vous ?!

Il y a quelques mois, je vous parlais de ma campagne de financement participatif pour auto-éditer ma première BD : Rodham Willows !

Après moult péripéties, ça y est, l’album est imprimé et je l’ai reçu !!

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Jamais je n’aurais imaginé autant galérer à finaliser ce projet. Je pensais naïvement que je dessinerai comme je l’ai toujours fait quand je faisais mes BD en amateur étant enfant… Que nenni !

J’ai été submergée de doutes, de peurs, d’angoisses toutes aussi castratrices artistiquement les unes que les autres. Je n’osais le dire à personne au début, mais j’ai passé plusieurs mois à ne pas pouvoir dessiner une seule page, pas même une mini case, tellement mes blocages étaient énormes ! C’était comme un raz-de-marée, un tsunami d’angoisses qui déferlait à toute vitesse sur moi et me paralysait, me faisait perdre tous mes moyens et toute confiance en mes  capacités.

En boucle, dans ma tête, il y avait les fameuses phrases : « Tu te prends pour qui ? » et ses meilleures amies : « T’es personne ! », « En quoi t’es plus légitime qu’un(e) autre pour faire de la BD ? », « Laisse tomber, t’y arriveras jamais ! T’as pas assez de talent ! », « C’est pas parce que tu faisais des BD quand t’étais petite que tu peux en faire en tant que professionnelle, t’y connais rien ! » et « T’es une « imposteuse » ! Tu arnaques les gens, ils vont demander à être remboursés ! »

Je vous laisse deviner dans quel état nerveux j’étais… Le pire, c’est que ces phrases tournaient en mode gros traître de sous-marin, donc je les entendais pas clairement, j’avais juste les sensations négatives et les angoisses correspondantes et qui ont suffi à m’empêcher de toucher un crayon pendant des mois.

Ce qui m’a bizarrement posé un énorme problème, c’est aussi le fait de gagner autant d’argent et aussi rapidement pour un projet qui me tenait autant à cœur ! Mon ego (Doom =p) ne l’a pas supporté et il a tout fait pour que je m’auto-sabote afin de rester fidèle et très loyale aux croyances limitantes héritées de mes ancêtres, qui ont toujours guidé ma vie jusqu’à présent…

Grâce à un atelier The Work, basé sur la méthode mise en place par Byron Katie (j’écrirai un article à ce sujet prochainement ^^), j’ai eu un déclic et j’ai pu enfin dessiner à nouveau une fois que j’ai pu entendre ce brouhaha intérieur et voir qu’il n’était rien d’autre que des mensonges destinés à m’éloigner de mon épanouissement.

J’ai repris le dessin et l’histoire avançait très bien, j’avais un bon rythme de travail, mais sur la fin, je me suis quand même auto-sabotée. J’allais être en retard et sur la fin, j’ai dû passer toutes mes journées à ne faire que de la BD. Je me levais à 6h et je me mettais direct à coloriser mes pages parfois jusqu’à 1h du matin… Je devais même refuser des sorties, tellement j’avais peur de ne pas pouvoir finir à temps… Vive l’angoisse !

Les 23HBD m’ont permis de donner un coup d’accélérateur et de finaliser les pages encrées. Mais, la colorisation m’a pris énormément de temps aussi.

Mais, je ne savais pas que les impressions allaient aussi me prendre la tête ! J’avais envoyé mes fichiers début avril et pendant 6 jours, je recevais des mails me disant « fichier non conforme » et me demandant de renvoyer des fichiers adaptés. Je me suis arraché les cheveux ! Je commençais à stresser à fond car ma date de dédicace à Cultura approchait à grands pas…

La date de livraison ne cessait d’être repoussée… J’ai même eu une date après ma dédicace à Cultura, j’étais là : « Nan, mais SERIOUSLY ??? ». J’ai dû annuler la première commande et en faire une autre plus chère pour avoir mes livres plus tôt. Heureusement, je suis tombée sur une hôtesse très aimable qui m’a vraiment aidée et rassurée, elle était très patiente… Mais, les galères continuaient d’arriver par pelletées entières… A un moment, j’étais tellement excédée par tout ça que je me suis dit que ce n’était pas normal et que je ne devais peut-être pas aller à cette dédicace, c’était trop bizarre que ça bloque autant, ça ne m’était jamais arrivé avant… J’essayais de savoir si c’était moi qui bloquais tout énergétiquement parce que tout devenait concret et que ça me faisait peur… mais non ! Je me suis donc vue tout annuler : ma dédicace à Cultura, mes impressions et tout le reste ! J’ai totalement lâché prise et à la fin, je ne voulais même plus avoir mes BD tellement ça avait été épuisant de lutter pour les avoir.

Le week-end est arrivé trop vite et je n’ai pas pu appeler pour annuler ma commande. J’ai donc rappelé le lundi à la première heure, et là j’apprends quoi : mes BD sont parties en impression, la commande ne peut plus être annulée ! WHAT ???!!!

Je voulais récupérer mon argent parce que je ne trouvais pas normal d’avoir dû payer plus cher pour avoir une commande encore repoussée donc j’ai poussé un coup de gueule (pauvre mec innocent, quand j’y pense xD) ! Mais, il ne pouvait plus rien annuler vu que la BD était en cours d’impression… La meuf qui ne sait pas ce qu’elle veut et qui râle alors que ça fait des jours qu’elle attendait ce moment en mode obsession haha !

Et, ce qui m’a énervée encore plus, c’est quand il me dit que si je veux que mes BD arrivent plus tôt, il faut rajouter 100€ pour l’envoi en express par avion… Euhhh !! Tu m’as pris pour Crésus ou bien ?! J’ai refusé tout net en disant qu’ils se foutaient de ma gu****, en gros et que j’étais pas du tout contente (genre, trop menaçante, quoi !)… Mais bon, il ne pouvait rien faire donc on a raccroché là-dessus. Mais, j’ai de la ressource, donc j’ai eu l’idée de bloquer le virement pour que mon argent me soit remboursé, même s’ils ne voulaient pas et à ce moment-là, je m’en fichais totalement de ce qui allait arriver à mes BD déjà imprimées.

Plus tard, une femme toute mielleuse m’appelle en me demandant pourquoi j’ai bloqué mon virement (wesh xD) et j’invente un mytho en disant que j’avais bloqué avant de savoir que mes BD étaient parties en impression… Là, elle me dit un truc intéressant : si je débloque l’argent, mes BD me seront envoyées dès le lendemain (le 11 avril, sachant qu’elles devaient arriver le 14, la veille de ma dédicace) sans payer les 100€ de frais d’envoi express ! Même avec cette proposition alléchante, j’étais assez hésitante…Mais, j’ai fini par accepter du bout des lèvres.

Finalement, dans ma commande, la date de livraison était le 12 avril, mais c’était toujours mieux que le 14… Le 11 avril, je donnais un cours de dessin quand un numéro inconnu m’appelle. Un homme me dit : « Vous êtes bien Madame Stone ? J’ai 5 colis pour vous »… Et mes BD sont en fait bien arrivées le 11 ! J’ai pu les récupérer le soir, après mon cours.

C’était un peu long, mais je pense que j’avais besoin de me purger de tout ça à l’écrit !

J’ai retenu un très beau message de cette expérience : quand c’est compliqué ou douloureux, c’est que c’est pas le bon chemin ! Le lâcher-prise est la clé et la fluidité est la normalité !

A partir du moment où j’ai totalement lâché prise sur mes BD, c’est là que tout s’est accéléré et elles sont même arrivées en avance, tellement c’était fluide !

Souvent, on a le réflexe de s’acharner encore plus quand c’est dur et compliqué, en se disant que si on fait encore des efforts, ça finira par payer, qu’un peu de souffrance au début va nous amener une grande satisfaction à la fin…. On est bien d’accord sur le fait que ça n’arrive jamais, non ?!

La souffrance est banalisée voire normalisée et on l’accepte à tort et à travers, alors que si on ne l’envisage pas, elle ne pointe pas le bout de son nez. Certains disent que plaisir et douleur doivent être équilibrés dans nos vies…rendant donc la douleur légitime voire incontournable.

Je ne suis clairement pas d’accord avec ces théories ! Pourquoi devrait-on forcément souffrir ? En quoi est-ce plus normal de souffrir que d’être bien ?

Personnellement, je trouve que l’exemple de l’impression de ma BD prouve clairement le contraire. Quand j’étais dans la douleur et l’obsession, tout était bloqué et quand j’ai abandonné toute attente de résultats, tout s’est fluidifié !

Je ne veux pas forcément vous convaincre. Mais, je vous invite à regarder plus attentivement votre vie, vous y trouverez sûrement une foultitude d’exemples similaires à mon expérience.

Voili ! Je voulais partager avec vous l’aventure que j’ai vécue pour mettre au monde ma première BD Rodham Willows : mon premier bébé, en fait hihi ! Maintenant, c’est réel, c’est concret, c’est palpable. Ma BD existe, ce n‘est plus simplement dans ma tête ! Les gens l’ont lu et donné leur avis.

C’est donc officiel : je suis dessinatrice de bandes dessinées ! J’ai réalisé mon rêve d’enfant !! ❤

Il me faudra un peu de temps pour assimiler cette info. Mais, je sais en tout cas que le Tome 2 sera plus fluide, je connais désormais les pièges à éviter. Merci !!

Premier Tome de Rodham Willows surkiffé par…

TeeNa ★

Et si on constellait sa famille !

Si je vous dis « Constellation familiale », ça vous parle ?

Allez, une petite définition pour bien commencer 🙂

La thérapie systémique en constellation familiale a été développée par Bert Hellinger dans les années 1980.

Sa méthode est basée sur l’observation de la mise en scène d’une image de la famille que porte en soi le consultant. Selon lui, la famille, le clan, est un système qui possède une conscience collective. Tout système fonctionne avec un ordre, un équilibre, vers quoi il tend naturellement. Dans une famille, chacun tient une place particulière. Tout brouillage des places perturbe le système. Presque toujours, quelqu’un d’autre dans la famille prendra en charge ce qui n’aura pas été honoré, pas mis en ordre, et cela de façon tout à fait inconsciente.

Le but de cette méthode est de rendre hommage aux aïeux et réintégrer sa lignée. Et, je dirai même de reprendre sa vraie place car souvent on joue les rôles de nos ancêtres sans même s’en rendre compte.

J’ai, pour ma part, entendu ce terme pour la première fois il y a de ça 1 an maintenant. Comme vous le savez, je suis assez passionnée par tout ce qui touche à la famille et surtout les transmissions qui ont lieu d’une génération à l’autre. Ça me fascine littéralement de voir qu’on peut reproduire des drames (ou non) d’un parent éloigné ou d’un arrière-arrière-arrière je ne sais quoi qu’on n’a même pas connu !

Quand ce sont des ressources qui sont transmises aux générations suivantes, tout va bien et c’est parfait comme ça. Mais, on sait tous que la plupart du temps, il y a beaucoup plus de traumatismes qui se propagent comme des virus informatiques dans la lignée et contaminent tous les membres de la famille.

Les drames familiaux, les morts prématurées, suspectes ou non, les suicides, les fausses couches, les faillites, les trahisons, les secrets et les non-dits (qui, bizarrement, alors qu’on n’en a pas connaissance font beaucoup de dégâts justement parce qu’ils sont cachés), les échecs pas dépassés, etc. Il y a parfois même des meurtres et des histoires vraiment atroces, comme des incestes, qui se produisent au sein d’une famille et qui sont cachés. Mais, quand la vérité est connue de tous, il peut naître des sentiments tels que la honte ou encore la culpabilité. Et, ce sont très souvent les descendants en « bout de chaîne » qui se retrouvent à devoir porter tout ce que leurs ancêtres n’ont pas pu ou pas voulu porter eux-mêmes.

Et, en parlant de chaîne, il peut arriver qu’on se sente entravé dans nos mouvements, qu’on se sente contraint d’agir d’une certaine façon. Il m’est souvent arrivé de savoir que je me comportais « mal », mais me voir en train de continuer à agir de la sorte sans réussir à m’en empêcher…et ensuite m’en vouloir, bien sûr !

« C’est plus fort que moi », ça vous rappelle quelque chose ?

Je crois qu’on est malheureusement bien trop nombreux à être dans ce cas de figure. Mais, rassurez-vous, il y a des solutions concrètes pour stopper d’agir contre soi-même et se libérer des loyautés familiales et du carcan familial (si le besoin est ressenti de s’en libérer en tout cas).

Et, c’est justement le sujet de mon article !

J’ai toujours su que la plupart des problématiques qui m’empêchaient d’être épanouie dans ma vie venaient de ma famille et de mes ancêtres. Pendant de nombreuses années, je me positionnais en victime en maudissant ces ancêtres de m’avoir refilé leurs tares, leurs « malédictions » et je disais que c’était leur faute si j’étais malheureuse et gnagnagna… « L’Oscar de la Reine des victimes est décerné à TeeNa ! »

J’ai fini par comprendre que blâmer les autres pour ce qui bloquait dans ma vie était bien trop facile et qu’en plus, ça m’enlevait tout mon pouvoir car ça m’empêchait de trouver des solutions à mettre en place, je restais dans la plainte et rien ne bougeait. Au bout de quelques temps, j’en ai eu assez de voir que tout le monde avançait sauf moi, donc je me suis mise à chercher ce qui pourrait m’aider à couper les liens toxiques qui m’éloignaient de mon bonheur.

C’est comme ça que je suis tombée « par hasard » sur des ateliers de Constellations familiales. J’ai senti que le groupe m’aiderait à faire un bond de conscience…et j’avais raison !

J’ai choisi mon atelier au feeling sur le site internet de Christine Louveau : http://sophro-analyse.org/

J’étais vraiment en confiance quand j’y suis allée car je savais que j’étais enfin prête à lâcher mes anciens modes de fonctionnement. L’atelier s’est déroulé sur un week-end et ça a été deux jours hyper intenses où chacun des participants à l’atelier a pu avoir sa propre constellation !

Pour vous expliquer un peu comment ça se passe, je vais prendre mon exemple. Imaginons que ce soit ma constellation. Je vais choisir 3 personnes parmi les participants à l’atelier : une personne pour me représenter, une autre pour représenter ma problématique et une dernière pour ma solution. J’ai les yeux fermés et c’est moi qui place chaque personne dans la pièce, selon mon ressenti. Ensuite, je retourne m’asseoir à côté de la « maîtresse de cérémonie », donc ici, Christine Louveau, qui supervise le tout.

C’est là que ça devient magique !

Des émotions, des réactions, des sensations, des sentiments commencent à émerger chez les 3 « personnages » (comme on les appelle). Et, au fur et à mesure qu’on leur pose des questions, leur identité se dévoile et laisse place aux messages que la personne qui fait sa constellation a besoin d’entendre, ici, moi-même !

Je ne sais pas si ma façon d’expliquer est très claire… C’est un peu indescriptible comme expérience, il faut vraiment l’avoir vécu. Et, je peux vous dire que pour avoir été choisie pour incarner un rôle dans la constellation d’autres participants, ce qu’on ressent est juste surréaliste ! Personnellement, c’était surtout la colère, la violence, la froideur et la rage que je ressentais… émotions et sentiments très répandus chez les femmes de mes lignées paternelle et maternelle. Coïncidence ? Je ne crois pas, non !

En tout cas, ma constellation a vraiment eu un effet d’électrochoc sur moi !… Bon, sur le coup, j’étais plutôt déçue parce que j’étais venue avec une idée précise de ce dont je voulais libérer et vu que ce qui s’est montré dans ma constellation n’avait rien à voir, mon mental (que j’appelle Doom haha !) était en boucle sur ce fait inintéressant et me répétait « Nan, mais allô ! C’est pas du tout ce qu’on est venues libérer ! C’est quoi ce binz ?! gnagnagna »

Très futé, le Doom, parce que je n’ai rien pu entendre de ce qui s’est dit dans ma constellation, ce qui fait que j’étais hyper déçue de ne pas avoir eu les réponses auxquelles je m’attendais. Mais, heureusement, j’ai été beaucoup plus futée que lui et j’avais tout enregistré sur mon téléphone. J’ai donc pu tout réécouter au calme chez moi. Et j’avais envie de crier « Merci, la Vie !!! <3» car les messages de ma constellation étaient EXACTEMENT ce que j’avais besoin d’entendre pour reprendre ma vie en main ! Et, il y a vraiment eu un avant et un après ce week-end de constellation familiale ! J’ai pu retrouver l’énergie qu’il me manquait pour faire avancer et concrétiser des projets que j’avais entamés depuis des années et me bouger pour passer à l’action au lieu d’attendre que peut-être par le plus grand des hasards, on m’apporte sur un plateau d’argent exactement tout ce que je veux sans que j’ai besoin de faire même un mini pas en direction de mes rêves…

Il suffit très souvent de donner juste une impulsion et le reste se fait tout seul, mais le premier pas est primordial, sinon comment la Vie peut savoir ce qu’on veut si on reste assis sur son canapé à regarder Les Anges saison 39 ?!

Quoiqu’il en soit, à l’avenir, je serai vraiment plus vigilante avec Doom parce qu’en réécoutant ma constellation, j’ai constaté que je n’avais rien pu entendre de ce qui s’est dit vu qu’il était en mode brouhaha. Ça m’a fait un peu flipper qu’il ait autant d’emprise sur moi. Je me suis demandé combien de fois il m’a fait le coup dans ma vie ! Combien de fois il a réussi à me polluer l’esprit avec ses remarques et ses monologues négatifs en m’empêchant d’entendre ma petite voix (qui, elle, est une voix d’Amour pur) ??

Je ne suis plus adepte de la manie d’insulter mon mental ni de le considérer comme mon ennemi car je sais qu’il a simplement été programmé pour remplir sa mission : assurer ma survie. Mais bon, c’est sûr que c’est comme si un parent insultait son enfant ou lui mettait des coups tout ça parce qu’il s’inquiète pour lui et préfère le faire souffrir, du moment qu’il est en vie… On a juste envie de dire : « Serioulsy ??? »

Enfin voilà, je ne vois plus quoi ajouter à cet article ! Je ne pourrai que vous conseiller de tester un atelier de constellation familiale si vous vous sentez bloqué dans votre vie, vous pourriez être vraiment très surpris des réponses que vous obtiendrez ! Après, c’est un choix qui doit être personnel car la personne doit être prête à entendre ce qui va être révélé !

Je vous laisse avec une petite vidéo qui explique rapidement ce qu’est une constellation familiale :

Atelier de constellation familiale méga surkiffé par…

TeeNa ★

Pour aller plus loin :

http://sophro-analyse.org/

Un petit mensonge de rien du tout…

En ce moment, je regarde Pretty Little Liars et hier je suis allée voir Alibi.com (film hilarant, au passage xD)

En voyant les personnages évoluer et s’enfoncer dans les problèmes à force de cacher des choses et de ne pas être tout simplement honnêtes, j’en suis venue à poser ces questions :

Doit-on toujours dire la vérité ? Comment différence-t-on une situation où mentir est la meilleure solution ?

Je pense que rares sont les personnes qui ne mentent jamais… Est-ce que ça existe une personne qui n’a jamais menti de sa vie ??

Des fois, sans s’en rendre compte on ment sur des petites choses de rien du tout. Ce n’est même pas intentionnel, c’est comme un réflexe. La peur du jugement joue beaucoup dans les mensonges quotidiens. Certaines personnes mentent pour esquiver les conflits…

Je l’ai fait pendant des années. Mais le problème c’est que je gardais énormément de rancoeur tapie dans l’ombre. Et à force de retenir et de ne pas exprimer ma colère sur le moment, il arrivait souvent que des années après les faits qui m’avaient blessée, j’explose et déversé un flot de reproches et de haine sur la personne qui m’avait, le semblait-il, offensée… Je ne conseille cette méthode à personne car finalement la colère enfouie devient un poison qui nous ronge de l’intérieur sans qu’on ne s’en rende compte… Le mieux c’est, dans la mesure du possible, vider son sac sur le moment car quand l’évènement est frais, le sac est bien plus léger.

Ce que j’ai aussi remarqué c’est que bon nombre de conflits débutent sur un malentendu, une incompréhension. En étant plus à l’écoute de ce qui se disait vraiment, j’ai pu désamorcer des disputes qui promettaient d’être saignantes… Parfois, on n’entend pas ce que dit l’autre, on voit le monde à travers nos propres lunettes teintées (de rose ou de gris) et nos propres filtres fabriqués d’après nos croyances, héritées de notre famille, nos éducateurs, notre société, etc.

Ces filtres et ces lunettes nous font créer et vivre des expériences particulières adaptées à nos croyances. Par exemple, si vous pensez que le chocolat fait grossir, il y a très peu de chances pour que vous maigrissiez ou ne preniez pas de poids en en mangeant, cela en plus ajouté à la culpabilité d’en manger… La culpabilité en fait même vomir certains…

Si vous croyez ne pas mériter l’Amour, il y a fort à parier que vous vous attirerez des personnes qui vont vous faire valider cette croyance.

Vous attirerez des partenaires qui vont vous maltraiter mentalement, physiquement.

Vous vous attacherez à des gens indifférents qui vous feront valider la croyance que vous n’êtes pas dignes d’amour.

Vous chercherez l’Amour là où il n’est pas pour être sûr de ne pas le trouver et ainsi valider la croyance que vous ne le méritez pas, la preuve : vous êtes encore seul et personne ne semble vouloir vous aimer.

Ou encore, si par « malchance », vous rencontrez quelqu’un qui vous aime pour ce que vous êtes et vous accepte, même avec vos pires défauts et névroses, vous vous arrangez inconsciemment pour tout saboter…

Tout est bon pour que le mensonge qu’on s’est raconté à soi-même reste vrai.

André Charbonnier a développé tout une technique sur la libération des peurs. Pour lui, tous les problèmes qu’on rencontre dans notre vie partent d’un mensonge et cela engendre ensuite des peurs et nos peurs créent notre réalité si nous leur en donnons le pouvoir !

Je parlerai plus en détails de la méthode Festen créée par André Charbonnier dans un prochain article.

Finalement, c’est comme si on passait notre vie à empiler des mensonges les uns sur les autres.

Au début, ce sont des petits mensonges, puis à force, le petit tas devient une montagne, on est pris dans l’engrenage et on se noie sous des milliers de faux-semblants et on a peur que la montagne s’écroule sur nous et nous étouffe si on ose dire la vérité… Sauf que la vérité finit toujours par éclater alors pourquoi essayer vainement de repousser ce moment ? Sachant que plus on repousse les choses, plus c’est dur de les faire et plus les situât deviennent compliquées à démêler…

Pour ma part, après des années à faire semblant d’être une autre car j’avais peur qu’on ne m’aime pas si je me montrais telle que j’étais, j’ai pris la résolution d’être beaucoup plus authentique, le plus authentique possible. Peu importe si les autres ne m’aiment pas parce que j’aurais été honnête, mis des limites ou que sais-je encore. Mon but d’être encore et toujours plus moi-même passé avant tout ! Car les autres ne sont pas avec moi quand j’ai du mal à me regarder dans la glace ou que je me sens sale parce que je ne me suis pas respectée et que j’ai accepté un comportement qui me donne envie la nausée… La seule personne qui est H24 avec moi (même aux toilettes haha), c’est moi-même, donc c’est à mon bien-être que je dois penser en premier et Non, ce n’est pas égoïste !

Ce qui est égoïste, c’est d’attendre des autres qu’ils remplissent pour nous nos vides intérieurs en les étouffant de supplications et de chantage affectif… Comme dit Oprah Winfrey, il faut d’abord se remplir pour pouvoir donner aux autres. Car si la cruche est vide, elle ne donne pas d’eau, c’est logique. Mais, bizarrement quand il s’agit d’êtres humains, on trouve logique de donner ce qu’on n’a même pas… Comment donner de l’Amour aux autres si on n’en a pas pour nous-mêmes et qu’on ressent que de la haine pour nous-mêmes ? Si on est verrouillé à toute forme de gentillesse, d’attention, de tendresse, je vois mal comment on pourrait en témoigner aux autres…

Bien souvent, on se retrouve à reprocher aux autres de ne pas nous donner l’Amour qu’on dit mériter (même si au fond, on pense totalement l’inverse…), alors qu’on se montre radins en Amour envers nous-mêmes… Je pense que les autres sont comme des miroirs et qu’ils nous aident à voir ce qui bloque chez nous. Comme  l’expression sur la paille qu’on voit dans l’œil du voisin et la poutre qu’on ne voit pas dans notre propre œil.

On n’a jamais assez de recul sur soi-même pour comprendre l’origine de nos agissements et l’autre nous sert alors de révélateur, de loupe pour voir plus clairement… Encore faut-il être assez ouvert d’esprit pour voir ce qui nous est montré, humble pour apprendre la leçon, comprendre où ça bug et compatissant pour réajuster son comportement sans se flageller…

Ça peut devenir un jeu ! Il y a toujours des leçons et des messages derrière quelque chose qui est douloureux, mais le problème, c’est que plus on reste sourd aux appels, plus on a de chances de se provoquer une situation violente où on sera obligés de voir vraiment et d’abandonner nos lunettes pourries. Beaucoup de maladies et de drames sont déclenchés de cette façon… Mais pourquoi en arriver là ? Pourquoi ne pas juste accepter de voir et de s’écouter ? Steve Jobs le disait : notre cœur et notre intuition savent parfaitement ce qui est bon pour nous. Mais nous choisissons souvent de les ignorer jusqu’à être acculés… En même temps, si on croit que le Vie n’est que souffrance et douleur, ce n’est pas étonnant d’ignorer les signaux… D’où l’intérêt d’apprendre à s’écouter.

Bon, je me suis éloignée du sujet original, à savoir le mensonge haha ! Mais, je pense que tout est lié.

Voilà, après ce pavé indigeste, je vous laisse et pars vaquer à mes occupations !

TeeNa ★

Welcome to the BlackSupermarket, Bienvenue au BlackSupermarket

Un supermarché noir? Késako ?

Le BlackSupermarket, ce n’est pas un supermarché noir, dans le noir, pour les Noirs, où il fait noir… Non, rien de tout ça ! C’est (ou plutôt c’était) un bar éphémère ouvert depuis environ 1 mois, rue Notre-Dame de Nazareth à Paris.

Alors, malheureusement, je ne l’ai découvert que le dernier jour d’ouverture, le 12 février dernier (donc dimanche), sinon j’en aurais parlé bien plus tôt…

Je vous laisse avec quelques photos pour que vous voyiez de quoi ça avait l’air !

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Bar éphémère surkiffé et approuvé par…

TeeNa ★