Petit traité de gamophobie

« Les hommes ont peur de l’engagement« , c’est bien connu !

Et si ce n’était pas toujours le cas. Et si, même les femmes pouvaient être atteintes de cette phobie de l’engagement…

Je trouve qu’on n’en parle jamais. Et… Désolée de briser les préjugés de certains, mais contrairement à ce qu’on nous fait gober depuis des siècles : OUI, les femmes peuvent aussi avoir peur de s’engager ! Voilà, la bombe est lâchée…

Et non, les femmes ne souhaitent pas toutes absolument se mettre en couple, se fondre dans l’autre au sein d’une relation amoureuse étouffante voire annihilante (où on doit fusionner avec l’autre, jusqu’à disparaître)…et leur plus grand rêve n’est pas forcément de se marier (avec un homme riche, ça va de soi, faut pas déconner’ non plus…)

Sur ce sujet, les articles que j’ai lus sont majoritairement sexistes… Je lis toujours des phrases du style « longtemps, on a considéré l’Amour comme une fusion et une perte d’identité. Du coup, les hommes en avaient peur… » (Cf. Article sur le plaisir sexuel dans le magazine Psychologies de juillet-août 2007… Ouaw ! 10 ans, ça nous rajeunit pas tout ça…) et les femmes, elle puent ou bien ? Elles ont le droit d’avoir peur de ce qu’elles veulent ?

Après tout, c’est insensé, une femme qui a peur de s’engager dans une relation et qui ne veut pas être en couple… et encore moins se marier… Ce n’est pas une femme… Pas une vraie femme, en tout cas ! Il doit forcément manquer une case quelque part, une fonction, un gène ?

Je me rappelle quand j’étais petite, biberonnée de clichés sur ce que devait être une femme, j’imaginais mon mariage avec mon père… (Complexe d’Œdipe, sors de ce corps !…) Ensuite, je vous rassure, j’ai guéri et j’ai voulu me marier avec d’autres hommes, la consanguinité et l’inceste, c’est pas trop ma tasse de thé…

Pendant des années, je me projetais avec un homme (au visage flouté…normal, on ne connaît jamais le visage de celui avec qui on sera en relation…)

Et puis, un jour, comme sorti d’un Choipeau magique, une peur étourdissante, assommante, suffocante : la peur de l’engagement ! Elle s’est emparé de tout mon être et s’est mise à me consumer, années après années…

Mes copines se casaient toutes les unes après les autres, mais moi, je restais désespérément célibataire… Non pas que je sois un gros thon (ce qui d’ailleurs n’est en fait même pas un vrai critère car même les gens dits « moches » trouvent chaussure à leur pied ! La Vie est tellement bien faite )… Donc, j’étais plutôt jolie et j’avais même toutes les qualités dont on peut rêver, tout ça bien équilibré avec mes défauts, mais pourtant, je ne me casais pas et pire, je ne rencontrais personne ou je m’entichais du gros con pas accessible qui te fait tourner en bourrique pendant des lustres avant de te dire « Nan mais allô, j’ai jamais voulu sortir avec toi… » …. Enc**é ? xD

J’avoue que je me suis même persuadée pendant longtemps que quelque chose clochait chez moi, une chose que tout le monde voyait, sauf moi…comme un énorme furoncle sur le front…(ou sur l’arrière de la tête, pour que je ne le vois pas, même en me regardant dans le miroir haha)

Je remarque que ma peur attirait justement à moi les situations qui confirmaient sa véracité… En gros, j’avais hyper peur d’être en couple, de l’autre, de m’engager et ces peurs fabriquaient un filtre à travers lequel je voyais la Vie et ce même filtre teintait tout ce que je vivais, de sorte que mes peurs soient vérifiées et que j’ai encore plus peur… De quoi donner le tournis à n’importe qui !

Ce qui fait qu’à la fin, j’avais même des angoisses… Un jour, j’ai vu un couple dans une bijouterie en train d’acheter une bague (pas forcément pour un mariage, maintenant que j’y pense…) et je me suis mise à avoir des bouffées d’angoisse et des palpitations, j’ai dû m’éloigner pour ne pas tourner de l’œil… On pourrait trouver ça ridicule et excessif, mais il faut savoir que ça arrive à beaucoup plus de gens qu’on le croit… Et non, ce ne sont pas que les hommes qui ont peur de l’engagement comme de la peste  bubonique !

J’en ai d’ailleurs connu plusieurs, des hommes qui voulaient plus s’engager que moi…

Ensuite, ma peur de l’engagement s’est spécialisée pour devenir la peur du mariage (genre, elle a eu son diplôme universitaire et est donc montée de plusieurs crans haha)

J’ai même découvert que ça portait un nom bien précis : la gamophobie !

Je ne pouvais même pas voir des alliances au doigt des gens dans les transports, j’avais direct des palpitations… Puis, je ne sais pas comment, cette peur a commencé à s’estomper petit à petit et aujourd’hui, je n’ai plus d’angoisses. Mais j’observe quand même les gens avec des bagues, j’essaie de les imaginer le jour de leur mariage et je me demande aussi quelle tête peut bien avoir leur partenaire… J’ai passé quelques temps à me questionner sur le mariage et le fait de se marier… Bien sûr je n’ai plus du tout de peurs à ce sujet, je me demande si j’ai envie de sauter le pas… Aujourd’hui, j’ai dans la vie la personne avec qui passer cet engagement, mais je suis toujours perplexe sur cet acte social du mariage.

Est-ce que les gens seraient aussi nombreux à se marier s’ils n’y gagnaient pas un statut social (et une grosse réduction d’impôts au passage haha), un pin’s à exhiber devant la tronche de la société ?

L’autre jour, en prenant le train, je me suis assise en face de 2 connaissances du lycée (p*tain, je m’en suis mordue les doigts d’avoir cherché la place la plus propre haha) je les ai tout de suite reconnus, mais je me suis autorisée à ne pas leur parler et à faire comme si je ne les avais pas vus car…je n’avais pas envie de me forcer à tenir une conversation avec des gens qui m’indiffèrent… C’est cru, mais c’est la vérité !

J’ai donc vu qu’ils étaient ensemble car ils se tenaient la main, ça m’a étonnée car au lycée, je ne les avais jamais vus se parler, puis à un moment je vois quelque chose qui brille au doigt du mec et je comprends : ils sont mariés !! (Je vois ensuite une très belle bague au doigt de la fille)… Là, j’étais choquée, surtout qu’ils avaient les mêmes dégaines qu’au lycée, le rouge à lèvres et le costume d’employé en plus… C’était assez perturbant comme vision et j’ai vraiment eu du mal à les imaginer le jour de leur mariage…

Je me pose donc cette question : est-ce que le mariage est la suite logique quand on est en couple ? Pourquoi forcément se marier ?

Quelle est donc la valeur ajoutée du mariage (à part l’impression que l’autre nous appartient…jusqu’à ce que la mort nous sépare or course) ?

Malgré les questions que je me pose, je pense que j’ai envie de me marier un jour, mais je me demande surtout si ce choix vient bien de moi…ou bien j’ai été totalement conditionnée par la société ?… Dur de savoir…

Sur ce, je vous laisse réfléchir sur ce sujet… ou non !

Much love to you ️all ❤

TeeNa

Vivons une vie à la hauteur de nos rêves d’enfant

J’ai lu en préambule d’un livre la phrase « Vivre une vie à la hauteur de ses rêves d’enfant » et j’ai tout de suite été touchée… donc, ça m’a inspiré un article !

Je voudrais parler de l’importance des rêves d’enfant…et des rêves en général.

Par le passé, j’étais une des premières à enterrer mes rêves quand j’en avais, par peur de ne pas réussir à les réaliser ou même par peur d’être déçue si je les réalisais. On ne le dit pas souvent, mais il existe aussi cette crainte que le rêve si beau qu’on a imaginé pendant des années se révèle fade ou pourri une fois réalisé…

Bien sûr, tout ça, ce sont des f**taises ! On l’aura compris. C’est juste notre ego qui veut que nous restions immobiles plutôt que de passer à l’action.

Pourquoi ne pas s’autoriser à rêver ?

Moi, j’ai envie de croire que ce dont je rêve est possible… et c’est le cas, en fait ! Et non, ce n’est pas naïf ou utopique de croire ça, c’est même plutôt réaliste au contraire. J’entends déjà les rabat-joie avec leurs arguments qui te donnent envie de te pendre au lustre : « Nan mais, ma pauvre fille, comment tu peux réellement penser que tu peux réaliser tes rêves ?? T’as pas vu la société de privilégiés dans laquelle on vit ? Redescends un peu sur Terre… et taillade-toi les veines au passage, tu seras gentille ! »

C’est bizarre, mais tout ce que j’ai réalisé dans ma Vie jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu ce genre de commentaires cassants, négatifs voire méprisants et pourtant j’ai réussi à mettre en place toutes sortes de très belles choses et à atteindre mes objectifs en ayant pas plus de moyens que les autres.

Où se situe donc la différence ? Qu’est-ce qui fait que je réussis là où d’autres échouent ou ne tentent rien ?

Pour moi, tout se joue dans la mentalité et la façon de voir le monde. Désolée de vous décevoir, je ne fais pas partie des « privilégiés », comme on les appelle avec tant de mépris (et d’envie, soyons honnêtes deux secondes !) Ce que j’ai accomplis, je ne le dois qu’à moi-même, à ma confiance en moi et ma foi en l’Univers (oui, ça fait secte, mais j’assume xD)

Je fonctionne depuis plusieurs années en mode Loi de l’Attraction. En gros, « mes pensées deviennent ma réalité ». Et, ça a donné un tournant décisif à ma Vie car j‘ai pu me remettre au centre et reprendre les pleins pouvoirs !

Je partais donc du principe que tout ce qui m’arrivait découlait des pensées que j’avais et finalement, certaines situations désagréables avaient une raison précise d’exister car elles me permettaient de savoir quand j’étais « désalignée » et de me recentrer. Parfois, j’ai même pu voir se manifester des pensées et des croyances dont je n’avais même pas conscience. Ça m’a bien aidée à faire le tri dans ma tête et à passer à l’action dans la meilleure énergie possible !

Oui, car la Loi de l’Attraction parle aussi des énergies émises par nos pensées… donc, par nous-mêmes. Elle part du fait que tout est vibration, y compris nous, les êtres humains. Nos vibrations attirent à nous des personnes de même vibration et des situations également alignées sur les mêmes fréquences vibratoires. Personnellement, j’y crois car je l’ai concrètement vécu. Quand je pensais que ma vie était pourrie, que je n’avais pas de chance ou que les autres profitaient toujours de moi et de ma gentillesse, eh bien, devinez quoi : j’avais toujours raison ! J’attirais des gens pour profiter de moi, ma vie était effectivement une grosse daube ambulante et en plus je me trouvais toujours dans des situations pourries… Bref, c’était la joie !

Et, j’ai vécu un basculement quand j’ai entendu que c’était nous-même qui choisissions ces expériences au travers de nos pensées. J’ai voulu faire un test et changer quelques pensées préconçues que j’avais sur la Vie, sur moi-même et sur les autres… le changement a été radical !

Alors, je ne vous dirai pas de pratiquer les phrases du style : « Je vais bien, tout va bien » de la méthode Coué car je crois que si quelque chose doit s’exprimer, il est important de rester à l’écoute au lieu de juste mettre un couvercle dessus… jusqu’à ce que tout explose. Il y a toujours des messages derrière nos ressentis, nos émotions ont leur utilité et il faut rester ouvert si on veut pouvoir transcender les situations plus difficiles.

Je m’éloigne un peu du sujet haha ! Ça vaudra bien un prochain article…

Quel est donc le but d’un rêve ? Pourquoi rêver est important ?

Le but d’un rêve n’est pas forcément d’être réalisé mais de nous aider à toujours aller de l’avant et à rester motivé.

Bon après, si vous réalisez vos rêves, moi je dis : Mazeltov !

Je vois les rêves un peu comme une ligne directrice, une « guideline », une boussole, un diapason qui donne le La (ou le D, pourquoi pas) et nous aide à savoir et sentir si on est aligné ou si on s’éloigne de nous-mêmes. Les rêves d’enfant sont dans ce but vraiment précieux car ils sont « bruts » et encore vierges de toutes les attentes des autres, ils sont vrais !

C’est bien beau d’avoir des rêves, mais encore faut-il passer à l’action. C’est même 90% du boulot, j’ai envie de dire !

Le plus amusant quand on veut passer à l’action, mais qu’on a du mal car on réfléchit trop à des choses ou des questions inutiles qui ne servent qu’à nous auto-saboter, comme par exemple : « Est-ce que c’est bien ou mal ? Est-ce que mon chat va apprécier ? Est-ce que ça va provoquer une catastrophe nucléaire si je réalise mes rêves ? », c’est de pratiquer la Règle des 3 secondes, qui est une bénédiction ! Elle remet le jeu au centre et nos peurs et nos doutes n’ont pas le temps de s’immiscer entre nous et nos vrais désirs.

Je conseillerai de commencer à pratiquer cette règle avec des objectifs aux enjeux minimes comme être dans une aire de jeux pour enfants et s’autoriser à faire du toboggan, même s’il est trop petit pour nous et qu’on est le seul adulte, sauter dans une flaque d’eau (prochain objectif sur ma liste !) Commencer par des activités simples, enfantines qui vont vous procurer de la joie et où le stress est quasiment absent.

Ensuite, une fois que vous aurez bien intégré cette règle : passez aux choses sérieuses !

Parfois, il est évident pour nous qu’il est inconcevable de ne pas réaliser certains rêves. Pour ma part, le rêve que j’étais sûre et certaine et déterminée à réaliser un jour ou l’autre c’était celui de faire ma BD ! J’ai mis le temps qu’il a fallu, mais je n’ai jamais dévié de cette idée jusqu’à être allée au bout !

Je dois bien avouer que ça n’a pas été facile tous les jours… mais, c’est surtout car j’écoutais mes peurs, ce qui augmentait mes angoisses et mes doutes et ce qui a fait que j’ai vécu ces fabuleux moments où je me dépasse comme une torture de tous les instants… Je vous rassure, vous n’êtes pas obligés de vivre les choses dans la souffrance, c’est un choix qu’on fait à un moment donné, mais on peut en changer à chaque seconde !

Rêver grand pour se faire du bien. J’aime bien le leitmotiv Dream Big. On nous dit souvent de ne pas prendre nos rêves pour la réalité et cette phrase n’est pas totalement fausse, je pense qu’il faut adapter la réalité à nos rêves pour leur laisser la place d’exister concrètement.

Imaginer comment serait sa vie si tous nos rêves étaient possibles et réalisables. Ce serait vraiment fabulistique, n’est-ce pas ?

Restons dans le côté rose bonbon avec une phrase de Walt Disney : « Si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire. » Ce qui montre bien que nous avons le pouvoir de manifester nos désirs dans notre Vie. Je me doute que beaucoup sont sceptiques en lisant, mais c’est pourtant la vérité. Mais, c’est par contre sûr que si vous êtes persuadé de ne jamais rien réussir, vous avez aussi raison à cause du pouvoir que vous détenez sur vous-mêmes. Finalement, on crée sa propre grandeur et sa propre petitesse, ses propres limites, prisons.

Il y a aussi cette autre phrase, qui est une de mes préférées et qui vient du dessin animé Peter Pan (j’aime bien car il y a aussi la chanson qui va avec donc elle est encore plus facile à retenir hihi) : « Rêve ta vie en couleur, c’est le secret du bonheur ! » Je la trouve très positive car elle part du principe que tout est possible et que rêver grand rend heureux. Je valide totalement et personnellement, c’est à partir du moment où je me suis autorisée à croire que je pouvais avoir la Vie dont je rêvais qu’elle a commencé à se manifester dans le concret, dans le réel !

Alors, pourquoi se priver ?

Si le génie d’Aladdin venait vous voir et vous disait que vous aviez droit à plus de 3 souhaits et que tous vos rêves étaient désormais réalisables, que vous n’aviez rien besoin de sacrifier, que feriez-vous ?

Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’attendre un génie ou une lampe magique. La magie, c’est nous qui la détenons et nous pouvons réenchanter notre quotidien.

Commencez simplement. Ecoutez votre cœur et faites une liste des choses qui comptent pour vous et que vous voulez absolument réaliser. La chose la plus importante à retenir c’est de faire des petits pas, de faire chaque jour un pas qui nous rapproche de nos objectifs, pour rester dans la douceur et ne pas saboter nos ambitions.

Voilà ! Moi, je dis : à vous de jouer maintenant ! Think about it !

Much Love to you all ❤

TeeNa

Il était une fois un elficologue

« Késako ??! », me direz-vous.

Il y a maintenant presque 1 an, j’entendais parler pour la première fois de ce néologisme inventé par l’écrivain français Pierre Dubois.

Qui dit elficologue, dit elficologie. Oui, vous avez bien compris, ces termes concernent les elfes et plus largement l’étude des folklores et mythologies elfiques du monde entier. En gros, c’est la science des elfes, quoi ! C’est dingue de créer tout un travail autour de créatures qui n’existent pas (à ce que je sache, en tout cas… Après, c’est comme les licornes hein, on sait jamais haha !)

Vous ne voyez sûrement peut-être pas encore où je veux en venir…

Quand j’ai pris connaissance de ce terme, j’ai vraiment rigolé en disant que ça n’existait pas et j’en riais encore plus. Puis, j’ai été impressionnée en voyant que ce terme existait vraiment. Mais, ce qui m’a le plus frappée, c’est l’audace dont Pierre Dubois a fait preuve en inventant son propre métier et en créant un terme pour le qualifier. C’est ce qu’on appelle faire de sa passion son métier. (Est-ce que j’ai le droit de devenir siestologue et de créer la siestologie si je suis passionnée par les siestes ?)

On est censés entrer dans des cases bien précises et des métiers clairement définis par la société (et plus ou moins reconnus socialement) : pompier, policier, caissière, avocat, médecin, instituteur et j’en passe. La liste est longue et il est attendu des citoyens qu’ils fassent leur choix dans cette liste finalement.

Mais, qui a dit qu’on était obligé de se conformer à ces « prisons professionnelles » ?

Je vois souvent sur les sites comme Linkedin ou Viadeo des profils avec des listes de métiers interminables… Comme si la personne en question n’avait pas su faire son choix et portait toutes les casquettes des métiers qui lui plaisent. Parfois, ce sont mêmes des métiers qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Certains peuvent considérer cette pluralité professionnelle comme une qualité et la preuve d’une grande polyvalence, mais je me dis d’ailleurs que ça peut prêter à confusion et on peut penser que ça prouve plutôt que cette personne ne sait pas faire des choix et qu’elle s’éparpille. Donc c’est n’est pas forcément vendeur dans tous les cas de figure.

Pourquoi ne pas tout simplifier et ajouter de la fantaisie et du piment à la Vie et créer son propre métier ou inventer le terme qui lui correspond le mieux ?

Moi qui adore inventer des mots et jeux de mots, je me suis lancé le défi de créer une profession atypique et qui me représente bien. J’avoue commencer à me sentir à l’étroit dans les définitions « illustratrice », « auteure BD », « dessinatrice de BD »… c’est tellement stéréotypé, fade et réducteur que je n’arrive plus à m’y reconnaître aujourd’hui…

Je suis en plein « rééquilibrage professionnel » vu toutes les nouvelles cordes que j’ai récemment pu ajouter à ma harpe récemment… (Pourquoi dire un arc, au fait ? Il n’a jamais plus d’une corde à ce que je sache…)

Enfin voilà ! C’était tout…

Soyons fous et réinventons la langue française 😉

Much Love to you all ❤

TeeNa

 

L’auto-édition, le financement participatif ou la revanche des artistes

Ce titre sonne un poil Star Wars avec la Revanche des Sith haha ! Ça se voit à peine que je baigne dans la Pop Culture depuis mon enfance…

Mais, parlons plus sérieusement…

Dans un article précédent sur le quotidien des auteurs jeunesse, je parlais des conditions de vie dans le secteur de l’édition et des pratiques des éditeurs… Bon, j’avoue, je n’ai pas pu m’empêcher de cracher mon venin sur eux, (j’aurai l’air bien bête si un jour un éditeur honnête veut travailler avec moi xD) mais ce qui m’horripile, c’est l’inertie dans laquelle restent certains artistes, ce qui permet à ce système esclavagiste (utilisons les grands mots) de perdurer.

Si personne ne s’en plaignait, ce serait la belle vie sous le sunlight des tropiques, mais j’entends trop de personnes grommeler et ne rien faire pour changer les choses tout en continuant à subir…pour pouvoir continuer à se plaindre… c’est un vrai cercle vicieux, en fait !

Heureusement, Internet et sa magie ont permis de changer la donne ! Et, aujourd’hui, grâce à des sites comme Ulule ou Kickstarter et leurs amis, plus personne n’est obligé de dépendre du bon vouloir d’une poignée de gens coincés de la rondelle qui veulent garder le monopole…et le fric aussi. Le milieu de la BD n’est pas le seul touché. On retrouve aussi les mêmes pratiques dans le monde de la musique, voilà pourquoi beaucoup d’artistes cherchent des solutions pour se passer des grosses majors et c’est tout à leur honneur !

Revenons-en aux dessinateurs car c’est le domaine que je connais le mieux.

Au début, on pouvait imprimer ses propres livres grâce à des plateformes en ligne, mais une fois son livre imprimé, il fallait encore le diffuser et si on avait un très petit réseau, vu que peu de personnes étaient au courant de l’existence du livre, il était plus difficile de trouver des acheteurs.

Mais, aujourd’hui, la vraie révolution, c’est le financement participatif (ou crowdfunding… mot facilement imprononçable) !!

Le financement participatif, qu’est-ce que c’est ? Voici la définition officielle du gouvernement :

« Le financement participatif, ou crowdfunding  (« financement par la foule ») est un mécanisme qui permet de collecter les apports financiers – généralement des petits montants -d’un grand nombre de particuliers au moyen d’une plateforme sur internet  – en vue de financer un projet. Deux parties sont mises en présence : l’épargnant qui souhaite investir une certaine somme d’argent dans un projet auquel il croit et le porteur de ce projet qui ne possède pas les fonds nécessaires pour le mettre en œuvre.»

Donc, comme c’est si bien expliqué, Internet permet la rencontre du porteur de projet et des investisseurs (ou contributeurs).

Aujourd’hui, l’auto-édition est donc facilitée grâce aux plateformes de financement participatif. Pour moi, c’est la revalorisation du travail de l’artiste et tout l’argent lui revient (ou la majeure partie), ce que je trouve beaucoup plus logique ! En plus, le contact avec le public est différent, on crée une sorte de « famille » qui voit grandir le projet, (du stade embryonnaire à l’accouchement) et y contribue comme s’il l’avait créé avec nous. Les liens sont plus profonds et ça crée une vraie communauté autour de l’histoire et des personnages.

Pour ma propre expérience du financement participatif pour Rodham Willows, j’ai pu constater avec émotion l’implication de mes contributeurs. Ils connaissaient mes personnages et s’y étaient attachés avant même d’avoir lu ma BD ! En même temps, je m’étais donnée à fond : j’avais fait une vidéo (montée par moi-même YES !!), présenté les personnages principaux et montré quelques planches de dessins. Le but étant de donner envie aux gens de me soutenir d’en savoir plus et de me soutenir dans cette aventure en y prenant part.

Avec ce procédé, les gens se sentent donc bien plus impliqués que s’ils avaient seulement acheté ma BD après sa création.

Personnellement, voir autant de personnes que je connaissais ou non, me soutenir, m’a vraiment touchée. Ça m’a donné la force de continuer à dessiner dans mes pires moments de doute et d’angoisse car je savais que quelqu’un attendait de découvrir ma BD quand elle serait finie. Quand je croisais les gens que je connais qui avaient contribué à ma campagne, ils me demandaient toujours en premier lieu comment avançait mon projet et où j’en étais dans la BD.

Bon, j’avoue que ça m’a aussi mis le stress et amplifié certaines angoisses car j’avais le désir de perfection et la peur de décevoir et d’avoir vendu du rêve… Mais, à part ça, j’ai vraiment adoré partager ce projet qui me tenait à cœur depuis plusieurs années avec d’autres personnes.

Pour moi, c’est la clé du Salut, c’est donc ça : pas d’éditeurs, pas de diffuseurs, personne pour me saouler ni pour me brider et me dire de retravailler mon histoire, mes personnages, de changer de style de dessin, etc. Et personne pour m’enlever MON pain de ma bouche, non mais !

Après, chacun pense ce qu’il veut. Mais, j’aimerais que les personnes qui se plaignent des pratiques injustes des éditeurs et de leurs copains, se bougent pour trouver d’autres solutions et reprendre leur vie en main, au lieu de se lamenter continuellement sur leur sort… !

Ce sera mon mot de la fin !

Much Love to you all ❤

TeeNa

« Dans la peau d’un auteur jeunesse », l’expo

Je suis allée m’inscrire à la bibliothèque de Montreuil hier et je suis tombée sur une expo assez intéressante intitulée Dans la peau d’un auteur jeunesse.

Cette expo a été élaborée pour la dernière édition du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil par la Charte (des auteurs et illustrateurs jeunesse) et l’ADAGP (Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques) afin de défendre la création jeunesse en mettant l’accent sur la réalité du monde de l’édition jeunesse et du quotidien des artistes jeunesse.

J’ai d’abord été intriguée par le titre de l’expo car on ne parle quasiment jamais des auteurs jeunesse… et puis, je me suis sentie concernée car j’ai récemment sorti ma première BD, qui peut parfaitement trouver sa place au rayon BD jeunesse.

Ce que j’ai aimé dans cette expo, c’est l’humour avec lequel les artistes sont mis en scène pour parler d’une vérité que je trouve affligeante : le salaire misérable des auteurs, illustrateurs et des artistes, en général…

Déjà qu’un(e) auteur(e) ou un(e) illustrateur/trice dans le circuit « traditionnel » ne touche qu’entre 8 à 10% sur son œuvre (s’il a de la chance, bien sûr), dans le secteur jeunesse, ce n’est que 6% (allez donc savoir pourquoi, personne n’a de réponse)… Et encore, les 6%, c’est seulement s’il n’y a pas d’autres personnes à payer. Donc si par exemple il y a un(e) auteur(e), un(e) illustrateur/trice et un(e) coloriste, les 6% sont à partager entre ces trois personnes…..!!!!

Allô ???! Je trouve ça juste choquant !! Comment les artistes sont-ils censés vivre avec ces miettes ?! Quel est le projet au juste ? Où passent les 94% restants ???!!!

Ne cherchez pas plus loin, ce sont les éditeurs et les diffuseurs (Dracula ?) qui se taillent la plus grosse part du gâteau… ce qui est totalement illogique car sans les textes et les dessins, il n’y a tout simplement pas d’histoires à vendre…

Après, on peut dire que « quand même le boulot d’éditeur, ça gagne pas bien » donc c’est normal qu’ils prennent autant d’argent et idem pour le diffuseur… Pour moi, c’est du charabia et de la poudre aux yeux ! L’éditeur et le diffuseur (et je ne sais pas qui d’autre) qui prend une grosse part de pourcentage sur chaque contrat, chaque album, travaillent sur plusieurs projets en même temps. Alors que les artistes, eux, ne travaillent en général que sur un gros projet à la fois, donc, leurs 6% (ou moins si y’a partage), c’est tout ce qu’ils vont toucher sur l’année… et je ne sais même plus quand ils sont censés toucher cet argent…

Ne me demandez pas de vous expliquer comment marche le secteur de l’édition, je n’y ai jamais rien compris, trop de détours pour embrouiller l’esprit et justifier des salaires de misère pour les artistes…

Mais, voici l’explication qui est donnée pour présenter l’exposition :

« Pour chaque livre, l’auteur signe un contrat avec son éditeur, et touche un à-valoir, soit une avance sur les droits d’auteur qu’il espère engranger. Il doit ensuite le rembourser en cumulant les fameux droits d’auteur, c’est-à-dire un pourcentage sur le prix de vente hors taxe fixé par l’éditeur. Si et seulement s’il y parvient, il commence à gagner de l’argent sur la vente de ses livres.

En France, la moyenne des pourcentages est de 10%. Mais en littérature jeunesse, pour une raison obscure ne trouvant aucun fondement économique raisonnable, hormis un usage injuste, les pourcentages stagnent aux alentours de 6%. À partager généralement entre les auteurs des textes et des illustrations… Alors l’auteur jeunesse sort sa calculette : « Supposons que mon livre coûte 10€ TTC (soit 9,45€ HT). Si je touche 6%, tout livre vendu en librairie me rapporte 0,567€ »…

Et là, il pâlit : « Alors combien d’exemplaires de mes livres doivent être vendus pour que je m’offre un café à 2€ ? 4 livres ! Un paquet de couches à 15,90€ ? 28 ! Un poulet rôti à 9,90€ ? 18 ! »

Alors, comme vous me connaissez, je ne peux pas m’empêcher de donner mon avis sur cette question obscure de la rémunération des auteurs et de l’opacité des maisons d’édition…

Personnellement, j’ai vraiment beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce système qui justifie la précarisation des artistes. Ce qui me dérange le plus, c’est que personne n’a l’air d’oser contrer les maisons d’édition, qui ont le monopole du marché du livre. J’ai déjà eu l’occasion de rencontrer quelques éditeurs, à mes tous débuts (donc, quand je venais de m’autoriser à dire que j’étais illustratrice), et il y a 1 an, lors d’une journée professionnelle d’un salon du livre.

Pour être honnête, à chaque fois que je me suis retrouvée face à un éditeur, je me suis toujours demandé : « mais, qu’est-ce que je fais là ?! » (sans la censure, ça donne plutôt : « mais, qu’est-ce que je fous là, à lécher les bottes de ce crétin prétentieux qui me regarde de haut comme si j’étais une enfant de maternelle qui ne connaît rien de la Vie ?! » xD) Après, c’était peut-être ma perception qui n’était pas très juste car déjà « contagiée » par mon opinion non neutre sur les éditeurs, j’avoue… mais bon, quelque chose m’a toujours dérangée, et c’était bien avant que je sache de quelle façon les artistes sont traités dans le monde de l’édition.

Donc, oui, quand je vois la réalité de ce secteur, je suis littéralement écœurée… mais, ce que je comprends encore moins, c’est le fait que les artistes (auteurs, illustrateurs, etc.) se bousculent au portillon quand on leur fait miroiter un contrat d’édition et ils n’hésitent pas à se pousser du coude pour travailler avec ces mêmes éditeurs qui vont les exploiter par la suite… On marche carrément sur la tête, là !

Pourquoi ? Pourquoi vouloir entrer dans ce système dégradant pour les artistes et leur travail, tout en sachant parfaitement qu’il rime avec exploitation et malhonnêteté ? Perso, j’appelle ça du masochisme, désolée…!

Pourquoi ne pas se serrer les coudes et boycotter les maisons d’édition pour qu’elles soient obligées de mieux rémunérer les artistes ?

Le problème que j’ai aussi constaté en évoluant dans ce milieu, c’est la faible solidarité entre les artistes. Beaucoup sont prêts à marcher sur les autres pour avoir « l’honneur » d’être enfin édité (donc, pensent-ils, d’être reconnus par les différents acteurs du milieu).

Et, ça me fait penser à ma rencontre avec un des premiers dessinateurs français qui a introduit les comics américains en France, qui s’était retrouvé devant mon stand lors d’un salon de comics. Il m’avait complimentée sur mon travail et demandé si j’étais déjà éditée et quand je lui ai dit non, il a eu l’air tellement navré pour moi et m’a répondu plein de compassion : « Vous en faites pas, ça va venir ! » J’étais perplexe car je voyais qu’il voulait me rassurer en me disant ça, sauf que la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est : « Mec, t’en fais pas pour moi, j’en ai rien à foutre de pas être éditée par des voleurs, je vais très bien me débrouiller toute seule ! » Bon, je ne lui ai bien sûr pas répondu ça car ça partait d’une bonne intention de sa part. Mais, j’ai l’impression qu’on considère normal de passer sa vie d’artiste à attendre d’être remarqué par un éditeur et qu’on est censé se traîner à leurs pattes et se trémousser sous leur nez pour qu’ils daignent nous jeter un regard (si hautain soit-il) et qu’ils nous rendent enfin légitimes… Etre édité devient alors le Saint Graal de l’artiste et il court après cet objectif toute sa vie ! Mais, contre toute attente, quand il obtient ce Graal tant désiré, l’artiste déchante très vite. Financièrement, d’une part, et d’autre part, il réalise que c’est une quête qui n’a jamais de fin et qu’il ne suffit pas d’être édité pour avoir la reconnaissance dont il rêvait…

Je crois que le problème vient du fait qu’on nous a mis dans l’esprit qu’un « vrai » auteur/illustrateur doit être édité (par un éditeur, donc), sinon, il n’est pas reconnu comme étant un professionnel… en gros, c’est un imposteur tant qu’il n’est pas édité, une moitié d’artiste, quoi ! Et, je croyais ça, quand j’ai commencé, donc je me suis précipitée comme tout le monde (au salon de Montreuil) pour rencontrer les éditeurs… et j’ai été tellement refroidie par les contacts que j’ai eus que je me suis dit que j’allais trouver une autre solution pour être éditée ! Et, je l’ai trouvée, bien des années plus tard : l’auto-édition !!

L’autre problème (parmi de nombreux autres…), c’est que les artistes sont assez frileux quand il s’agit d’être autonome sur un projet qu’ils doivent mener de A à Z. Ce qui peut se comprendre, car il faut vraiment une persévérance et une confiance à soi à toute épreuve. Et, même si je suis passée par ce chemin, j’avoue ne pas avoir fait la fière tous les jours… Mais, mon projet était tellement plus grand que mes peurs que j’ai pu trouver la motivation et l’énergie pour le mener à bien…

Donc, pour que le système des maisons d’édition ne s’écroule pas, on fait croire aux artistes qu’il sera bien plus difficile de diffuser leur livre une fois s’ils sortent du circuit traditionnel. On fait courir le bruit qu’il faut des compétences en communication dont ils sont dépourvus et qu’ils ne pourront donc pas réussir à sortir leur épingle du jeu sans les éditeurs et leurs amis… Et, j’ai entendu ces peurs dans la bouche d’artistes que j’ai rencontrés.

Sauf que, soyons honnêtes, de nos jours, ces excuses ne sont plus valables avec l’émergence du financement participatif ! Ça règle tous les problèmes :

  • au niveau de l’argent, car ce sont les contributeurs qui fournissent les fonds en se cotisant
  • au niveau de la communication, car la campagne de financement participatif  sert de pub pour le produit final et le contact avec le public est déjà établi et l’artiste sait déjà si son produit va marcher
  • pour la diffusion, il suffit de faire des salons, il y en a un paquet tous les mois dans différentes régions de France. Le gros avantage est que vous touchez 100% de l’argent des ventes de votre produit !! Moi, je dis JACKPOT !!!
  • pour la distribution, il faut se rendre dans les librairies et leur demander si elles font du dépôt-vente ou si elles peuvent organiser une séance de dédicace pour que vous présentiez votre produit au public. Personnellement, je l’ai fait avec Cultura et une librairie à nation et ils m’ont dit oui tout de suite. Le gros intérêt, c’est que la commission dépasse rarement les 40%, donc vous toucherez 60% et plus sur votre produit, contre 6 à 8% en travaillant avec un éditeur. Je vous laisse faire le calcul vous-mêmes…

Il ne faut pas avoir peur du « non ». On s’en remet très vite et on passe à autre chose, je vous le garantis ! Pour un « non », j’ai reçu à chaque fois plus de 10 « oui ». Et j’ai pris cette habitude de toujours demander, car on ne sait jamais ce que les autres vont répondre.

Quoiqu’il en soit, il vaut mieux bien réfléchir avant de signer avec un éditeur, même si c’est le plus gros du marché…

Mais, je m’arrêterai ici car je sens que si je commence, je ne vais pas m’arrêter… Je développerai plus ces sujets (l’auto-édition et le financement participatif) dans un prochain article.

Pour l’instant, je vous laisse avec les quelques photos que j’ai pris de l’expo :

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Et voici le lien pour voir ou télécharger le pdf de l’expo avec toutes les photos : http://la-charte.fr/docs/DsLaPeau_web.pdf

Much Love to you all ❤

TeeNa

Le pouvoir de la Gratitude inconditionnelle

Ça fait des mois (voire des années) qu’on vous bassine avec ça. Vous n’en pouvez plus de lire des articles, de voir des vidéos Youtube sur ce sujet. On vous dit qu’il faut en avoir et en ressentir pour être heureux et vous sentir bien : la Gratitude !

Mais, qu’est-ce donc ?

Notre fidèle ami le Larousse nous dit que la Gratitude est une « Reconnaissance pour un service, pour un bienfait reçu ; sentiment affectueux envers un bienfaiteur ».

Ce que je remarque dans cette définition, c’est qu’il faut attendre d’avoir reçu quelque chose pour être reconnaissant et ressentir de la gratitude.

La véritable gratitude, je pense que ce n’est pas ça ! Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être heureux ni de recevoir ce qu’on veut pour l’exprimer. Certains arrivent même à en ressentir en plein milieu de la tourmente. Si si, je vous jure ! Et c’est ce qu’on appelle la Gratitude inconditionnelle.

Je pense qu’il est seulement possible de l’expérimenter à partir du moment où on lâche la croyance selon laquelle la Vie nous en veut personnellement et que son seul but est de nous faire mordre la poussière à chaque pas qu’on fait. D’une part, c’est faux et archifaux et d’autre part, ça nous enlève tout notre pouvoir sur nous-même et en plus, ça nous rend aigris…

Mais, finalement, quand on sort du rôle de victime, on peut alors commencer à éprouver un sentiment d’apaisement et tout se fluidifie. Tout devient tellement plus simple !

Vous voulez un mode d’emploi pour ressentir de la gratitude inconditionnelle ?… Ben, désolée, je n’en ai pas.

Par contre, je peux vous partager ma propre expérience sur le sujet. Comme tout le monde, il m’arrive parfois d’être contrariée par des évènements extérieurs, ou d’autres fois, par des émotions que je ressens et que je préfèrerais ignorer voire enfouir trèèès loin de ma conscience. Des hauts et des bas, j’en ai comme vous tous. Pendant très longtemps, je me positionnais en victime. A une époque, je pensais même qu’on m’avait envoûtée tellement je trouvais que j’avais la poisse…et effectivement, il ne m’arrivait que des galères car c’était la vibration que j’émettais, j’étais donc comme un énorme aimant à emmerdes (sur pattes). Et, plus j’avais la croyance que je n’avais pas de chance, moins j’avais de chance et moins j’avais de chance, plus je renforçais ma croyance d’être malchanceuse… Allô, Asile ?

Oui, je m’en arrachais les cheveux…et j’en ai gratté des pages de mon journal intime où je me lamentais sur mon triste sort… En relisant certains passages quelques années plus tard, j’ai d’ailleurs été hyper choquée de la violence avec laquelle je me parlais ! La personne qui me portait la poisse : c’était bien Moi ! Avec le temps, j’avais totalement oublié à quel point je me détestais à certaines périodes de ma vie… Comment espérer être heureuse en s’insultant de tous les noms et en pensant que je ne méritais pas de vivre ou que les autres seraient plus heureux si je n’existais pas ?

C’est impossible, on est bien d’accord…

Si vous adoptez ce genre de comportement à votre égard, ne vous étonnez donc pas d’être malheureux ou de toujours faire des choix qui vous rendent malheureux. C’est en tout cas primordial de prêter attention à votre dialogue intérieur vous concernant.

Moi, j’ai mis plusieurs années avant d’accepter de voir la dure réalité. Mais, vous n’êtes pas obligés d’attendre des décennies tout en continuant à souffrir. Encore une fois, faire preuve de compassion avec vous-mêmes peut être une clé très importante pour oser regarder en face tous vos travers, sans pour autant avoir envie de vous scarifier de la tête aux pieds… On entend souvent dire qu’il faut pardonner aux autres, mais je pense que le premier pardon devrait être celui à soi-même !

Se pardonner à soi-même ? Quelle drôle d’idée ! Et pourtant, quelle idée de génie.

Je crois que toutes les expériences ont un lien avec le fait qu’on s’aime ou pas, en premier lieu, mais le pardon à soi n’est jamais très loin. Les émotions dites négatives qu’on ressent sont d’ailleurs rarement causées pour les raisons auxquelles on pense.

Alors, quel est le rapport avec la gratitude inconditionnelle ?

Comme dirait David Laroche, elle découle du fait de réussir à voir les cadeaux mêmes dans les situations difficiles qu’on vit. La Vie nous envoie toujours des cadeaux, sauf qu’ils sont parfois très mal emballés et on les prend pour ce qu’ils ne sont pas : des malheurs, des malédictions et la liste est longue.

Souvent, au moment de recevoir ces cadeaux mal emballés, on est tellement à vif, à fleur de peau, qu’on juge ce qu’on vit avec des termes manichéens (bien ou mal, bon ou mauvais, etc.), sans prendre assez de recul pour évaluer la situation de façon neutre. C’est normal, me direz-vous, quand vous êtes sous le choc, c’est parfois difficile de faire pause pour réfléchir. On est tout de suite dans l’émotionnel et on réagit à chaud. Comment ressentir de la gratitude quand on perd son emploi, qu’on subit une séparation ou même un décès ?

Pour le décès, c’est plus délicat, mais la chose à faire pourrait être de se concentrer sur les bons moments partagés, après avoir laissé son chagrin s’exprimer, bien sûr. Mais, je ne m’étendrai pas sur le sujet car chacun vit son deuil comme il peut.

Pour les autres situations, c’est déjà moins compliqué de voir quels sont les bénéfices.

Ces fameux « cadeaux mal emballés » surviennent souvent quand on s’est engagés sur un chemin avec lequel on n’est pas aligné. On est tellement dans la peur qu’on n’ose pas se l’avouer, on se croit obligés de continuer à avancer coûte que coûte, on est déjà tellement engagés sur la mauvaise voie, autant y aller à fond et abandonner toute action pour s’en sortir. On prie au fond pour qu’un miracle nous sorte de cette prison sans qu’on n’ait à agir soi-même… ça arrive rarement ! Mais, les fois où ça arrive, on ne reconnaît même pas cette aide de l’Univers et on se plaint encore plus… L’être humain est tellement contradictoire. On est tous victimes du syndrome de Stockholm, en fait haha ! On nous ouvre la porte de notre prison, mais c’est comme si on s’y agrippait de toutes nos forces pour la refermer et rester bien au chaud dans nos vieilles habitudes. Elles nous font ch*er, mais au moins, on sait à quoi s’attendre, pas de surprises ! Pas de désillusions, pas de souffrance plus grande que celle qu’on s’inflige au quotidien… C’est rassurant, quelque part. Mais, ce qu’on ne voit pas, c’est qu’on meurt à petits feux et qu’on finit étouffés dans notre cage, comme la grenouille qui ne se rend pas compte qu’elle est en train de bouillir car la température de l’eau augmente au fur et à mesure.

C’est exactement ce qu’on se fait subir ! On est des milliards à s’infliger cette punition sans même le réaliser. Il faut parfois des maladies, des drames pour qu’on se réveille enfin et qu’on accepte enfin de changer de chemin !

Ça me rend folle de voir qu’on est à ce point ligotés par la peur qu’on s’oblige à frôler la mort en allant tellement loin dans la souffrance qu’on n’a plus le choix de changer de voie. Il suffirait pourtant de se réorienter dès qu’on sent un petit malaise, le premier malaise…

Je dis ça parce que je le fais aussi… Nos actions sont donc guidées par la nécessité de s’éloigner de la souffrance et de la mort (au niveau symbolique), au lieu d’être motivées par l’envie d’aller vers le bonheur et le bien-être.

Après, c’est vrai que je crois qu’on hérite de beaucoup de choses de nos ancêtres, donc de blocages et autres schémas répétitifs… Mais, je crois aussi qu’on a le libre arbitre et qu’on peut carrément juste décider de ne plus souffrir inutilement et de laisser à nos ancêtres ce qui leur appartient et qu’ils ne nous ont jamais demandé de porter pour eux…

Voili ! Je suis partie un peu en HS, mais bon, je suis toujours en mode freestyle de toute façon et c’est souvent là que je découvre des pépites rédactionnelles xD

Much Love to you all ❤

TeeNa

Les mouches à miel

J’étais en train de profiter du soleil sur mon balcon quand j’ai entendu une mouche se cogner frénétiquement sur la vitre pour rentrer dans mon appartement… (no comment, déjà)
Ça m’a fait réaliser quelque chose : on est tous comme des mouches !

Je m’explique…
Cette mouche est libre, elle peut aller où elle veut, aussi loin qu’elle veut… Et pourtant, elle vient se cogner la tête pour rentrer dans mon appartement, qui est un espace clos, fini, limité et restreint comparé à la vastitude du monde. Mais, elle ne le sait pas… Ce n’est qu’une fois entrée dans ce minuscule espace qu’elle se rend compte de son erreur et veut retourner à l’air libre (en se cognant la tête, en sens inverse, cette fois …)

On les juge bêtes, stupides et pire encore, mais on fait exactement la même chose que ces mouches… Pourquoi parler de mouches à miel ? Je ne sais pas, c’est ce qui m’est venu comme terme quand j’ai vu cette mouche. Pourtant, je viens de regarder la définition, et en fait, « mouche à miel », c’est le nom de l’abeille de type Apis. Donc, totalement HS haha !

Bref, en tout cas, dans mon exemple, ce serait une mouche attirée par du miel et qui se retrouverait ensuite engluée et prisonnière. Ça représente bien ce que je veux dire : On ne se rend compte de sa liberté qu’une fois qu’on l’a perdue…

Qui n’a jamais fait des pieds et des mains pour trouver un travail…travail qui lui donne envie de vomir et de se pendre au lustre au bout de quelques heures ?
Qui n’a jamais cherché obsessionnellement un partenaire…partenaire qu’on a envie d’étrangler et qui nous sort par les trous de nez, après une semaine de relation ?

Réponse : tout le monde a fait ces erreurs au moins une fois dans sa vie (ou sinon, bravissimo pour le discernement !!)
Je vous le demande : Pourquoi se faire souffrir pour obtenir des choses qui nous exècrent une fois qu’elles sont en notre possession ?
Pourquoi ne pas savourer notre liberté et faire des choses qui nous font plaisir, nous apportent de la joie et du bonheur ?
Pourquoi ne pas faire des choix plus judicieux et alignés avec notre vraie nature ?
Pourquoi faire sans cesse des choses qui nous rendent malheureux et nous font nous sentir prisonniers ?!

Moi, je dis STOP au masochisme !!!

Si vous ne vous sentez pas concernés par les propos que je tiens dans cet article, regardez attentivement votre vie actuelle et posez-vous ces quelques questions :
• Etes-vous heureux ?
• Vivez-vous la vie à laquelle vous aspiriez étant plus jeune ?
• Quel est votre état émotionnel le plus fréquent ? (Amour, Joie, paix, sérénité… Colère, tristesse, peur, doute…)
• Arrivez-vous à avoir une vision optimiste pour votre avenir ? Vous projeter dans 1 an, 5 ans, 10 ans ?
• Vous sentez-vous aligné avec votre nature profonde ?

J’ai mis des années avant de pouvoir répondre favorablement à ces questions. Il m’a fallu accepter de lâcher mes croyances et mes idées préconçues sur la Vie, les gens…et moi-même. Ce qui n’est pas toujours évident car on a nos habitudes et on ne veut pas qu’elles changent car ça nous rassure au fond, même si on en souffre souvent…
Il faut donc beaucoup d’humilité pour réussir à tout remettre en question, sans pour autant se jeter la pierre en pleine tronche. Beaucoup de compassion est aussi nécessaire pour ne pas tomber dans l’auto-flagellation et la culpabilité…

Voilà, sur ce, je m’en retourne kiffer le soleil !!

Much Love to you all ❤
TeeNa

Commencer par le meilleur !

Bien que le titre de l’article ne l’indique pas, je vais parler ici de l’adage bien connu selon lequel il faut toujours « garder le meilleur pour la fin ».

En prenant mon petit déjeuner tout à l’heure, j’ai eu envie de manger un chausson aux pommes, il y en avait deux, un très beau et l’autre un peu écrasé. Ma main s’est tout de suite dirigée vers le plus appétissant, mais d’un coup, je me suis arrêtée en me disant : « Mais non, je le mangerai plus tard, je le garde pour la fin ! » et je me dirigeais vers le moins beau quand je me suis stoppée net…

Pourquoi doit-on toujours commencer par faire ce qu’on aime le moins ?

J’ai réalisé que j’ai toujours fait ça finalement : commencer par les choses qui me font le moins plaisir pour finir sur le délice des choses que je préfère. Mais, je me rends compte aujourd’hui que c’est un peu du masochisme (bon, même si la douleur est moindre…) et que le temps de faire ces choses que j’aime moins, je reste dans l’attente de ce qui me fait vibrer.

Est-ce que le plaisir est diminué si on commence par faire ce qu’on aime le plus ? Où est la logique là-dedans ?

Certains diront que c’est justement pour se motiver, comme une espèce de carotte qui fait avancer l’âne (ici, l’âne, c’est nous !) Le problème, c’est que beaucoup s’arrêtent à cette carotte et passent toute leur vie dans l’attente d’un mieux, d’un ailleurs, tout en se refusant de créer et vivre ce qu’ils aiment vraiment. Un peu comme une punition au final. D’autres rêvent même à un futur meilleur dans l’au-delà… Mais, personnellement, je ne crois pas qu’on soit ici pour naître, souffrir et juste mourir. Après, chacun ses croyances, bien sûr, mais je trouve juste dommage de se contenter du minimum et des poussières de miettes en espérant avoir mieux un jour prochain, s’ils ont fait assez d’efforts et assez souffert…

J’en ai pour preuve une personne qui adore dessiner, mais qui se sent contrainte de garder son job alimentaire qu’elle déteste et qui m’a dit « C’est sûr, à la retraite, je ferai ce que j’aime vraiment ! » Cette personne a environ 37 ans…il lui reste donc plus d’une vingtaine d’années à « tenir » avant de s’autoriser à réaliser son rêve… C’est si peu à l’échelle d’une vie… haha !

Je me rappelle mon choc quand j’avais entendu cette excuse bidon… Et, j’ai pensé « Mais, mec, qui dit que tu seras encore vivant à la retraite ? Ta vie, c’est maintenant ! »

Son exemple est malheureusement trop répandu dans notre société…

Et, ça m’a, en tout cas, aidée à arrêter de me trouver des excuses pour mettre ma vie entre parenthèses et subir des choses que je déteste faire en attendant mieux.

Personnellement, je pense qu’en commençant, au contraire, par les choses qui nous font vraiment envie, on garde le plaisir intact et on savoure donc encore plus l’expérience. C’est pour ça que j’ai absolument voulu faire ma BD en tout premier, avant de collaborer avec je ne sais qui sur je ne sais quel projet qui n’est pas de moi. D’abord mes rêves, ensuite les collaborations !

Je le vois beaucoup dans les carrières artistiques car c’est le milieu dans lequel j’évolue, mais je vois bien qu’aucune catégorie professionnelle et personne n’est épargné par ce syndrome de « plutarité » (non, ce mot n’existe pas, mais il exprime bien le fait de remettre à plus tard)… ou de procrastination !

Pour remédier à tout ça et éviter de me forcer à vivre une vie merdique en demi-teinte le temps d’avoir le courage de vivre une vie remplie de couleurs chatoyantes, j’ai décidé de me lancer un défi : Toujours commencer par le meilleur ! Donc inverser mes habitudes, faire switcher mes circuits neuronaux en me concentrant sur ce que j’aime le plus faire et en le faisant en premier, avant tout le reste.

Et vous, y’a-t-il des choses que vous remettez sans cesse au lendemain ? Qu’est-ce que ça vous coûterait d’oser les faire ?
Et, finalement, qu’est-ce que cela vous coûte de ne pas vivre la vie dont vous rêvez ?

TeeNa ★

Dédicace Rodham Willows à Cultura !! ❤❤❤

Après toutes les péripéties pour l’impression de ma BD Rodham Willows, la récompense : ma dédicace à Cultura pour la sortie de l’album !

Je partage avec vous quelques images de cet évènement ^^

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(valise parée pour la dédicace !!)

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(première lectrice ^^)

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(dans la place !)

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(venez acheter ma BD hinhinhin)

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(séquence schizophrénique xD)

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(ma BD très bien placée parmi les meilleures ventes en BD jeunesse *O* !!!)

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(avec les amis ^^)

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(avec mes albums, au rayon BD jeunesse, parmi les meilleures ventes du moment !!)

Première séance de dédicace fabulistiquement kiffée par…

TeeNa ★

Quand je serai grande, je serai dessinatrice de bandes dessinées, et vous ?!

Il y a quelques mois, je vous parlais de ma campagne de financement participatif pour auto-éditer ma première BD : Rodham Willows !

Après moult péripéties, ça y est, l’album est imprimé et je l’ai reçu !!

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Jamais je n’aurais imaginé autant galérer à finaliser ce projet. Je pensais naïvement que je dessinerai comme je l’ai toujours fait quand je faisais mes BD en amateur étant enfant… Que nenni !

J’ai été submergée de doutes, de peurs, d’angoisses toutes aussi castratrices artistiquement les unes que les autres. Je n’osais le dire à personne au début, mais j’ai passé plusieurs mois à ne pas pouvoir dessiner une seule page, pas même une mini case, tellement mes blocages étaient énormes ! C’était comme un raz-de-marée, un tsunami d’angoisses qui déferlait à toute vitesse sur moi et me paralysait, me faisait perdre tous mes moyens et toute confiance en mes  capacités.

En boucle, dans ma tête, il y avait les fameuses phrases : « Tu te prends pour qui ? » et ses meilleures amies : « T’es personne ! », « En quoi t’es plus légitime qu’un(e) autre pour faire de la BD ? », « Laisse tomber, t’y arriveras jamais ! T’as pas assez de talent ! », « C’est pas parce que tu faisais des BD quand t’étais petite que tu peux en faire en tant que professionnelle, t’y connais rien ! » et « T’es une « imposteuse » ! Tu arnaques les gens, ils vont demander à être remboursés ! »

Je vous laisse deviner dans quel état nerveux j’étais… Le pire, c’est que ces phrases tournaient en mode gros traître de sous-marin, donc je les entendais pas clairement, j’avais juste les sensations négatives et les angoisses correspondantes et qui ont suffi à m’empêcher de toucher un crayon pendant des mois.

Ce qui m’a bizarrement posé un énorme problème, c’est aussi le fait de gagner autant d’argent et aussi rapidement pour un projet qui me tenait autant à cœur ! Mon ego (Doom =p) ne l’a pas supporté et il a tout fait pour que je m’auto-sabote afin de rester fidèle et très loyale aux croyances limitantes héritées de mes ancêtres, qui ont toujours guidé ma vie jusqu’à présent…

Grâce à un atelier The Work, basé sur la méthode mise en place par Byron Katie (j’écrirai un article à ce sujet prochainement ^^), j’ai eu un déclic et j’ai pu enfin dessiner à nouveau une fois que j’ai pu entendre ce brouhaha intérieur et voir qu’il n’était rien d’autre que des mensonges destinés à m’éloigner de mon épanouissement.

J’ai repris le dessin et l’histoire avançait très bien, j’avais un bon rythme de travail, mais sur la fin, je me suis quand même auto-sabotée. J’allais être en retard et sur la fin, j’ai dû passer toutes mes journées à ne faire que de la BD. Je me levais à 6h et je me mettais direct à coloriser mes pages parfois jusqu’à 1h du matin… Je devais même refuser des sorties, tellement j’avais peur de ne pas pouvoir finir à temps… Vive l’angoisse !

Les 23HBD m’ont permis de donner un coup d’accélérateur et de finaliser les pages encrées. Mais, la colorisation m’a pris énormément de temps aussi.

Mais, je ne savais pas que les impressions allaient aussi me prendre la tête ! J’avais envoyé mes fichiers début avril et pendant 6 jours, je recevais des mails me disant « fichier non conforme » et me demandant de renvoyer des fichiers adaptés. Je me suis arraché les cheveux ! Je commençais à stresser à fond car ma date de dédicace à Cultura approchait à grands pas…

La date de livraison ne cessait d’être repoussée… J’ai même eu une date après ma dédicace à Cultura, j’étais là : « Nan, mais SERIOUSLY ??? ». J’ai dû annuler la première commande et en faire une autre plus chère pour avoir mes livres plus tôt. Heureusement, je suis tombée sur une hôtesse très aimable qui m’a vraiment aidée et rassurée, elle était très patiente… Mais, les galères continuaient d’arriver par pelletées entières… A un moment, j’étais tellement excédée par tout ça que je me suis dit que ce n’était pas normal et que je ne devais peut-être pas aller à cette dédicace, c’était trop bizarre que ça bloque autant, ça ne m’était jamais arrivé avant… J’essayais de savoir si c’était moi qui bloquais tout énergétiquement parce que tout devenait concret et que ça me faisait peur… mais non ! Je me suis donc vue tout annuler : ma dédicace à Cultura, mes impressions et tout le reste ! J’ai totalement lâché prise et à la fin, je ne voulais même plus avoir mes BD tellement ça avait été épuisant de lutter pour les avoir.

Le week-end est arrivé trop vite et je n’ai pas pu appeler pour annuler ma commande. J’ai donc rappelé le lundi à la première heure, et là j’apprends quoi : mes BD sont parties en impression, la commande ne peut plus être annulée ! WHAT ???!!!

Je voulais récupérer mon argent parce que je ne trouvais pas normal d’avoir dû payer plus cher pour avoir une commande encore repoussée donc j’ai poussé un coup de gueule (pauvre mec innocent, quand j’y pense xD) ! Mais, il ne pouvait plus rien annuler vu que la BD était en cours d’impression… La meuf qui ne sait pas ce qu’elle veut et qui râle alors que ça fait des jours qu’elle attendait ce moment en mode obsession haha !

Et, ce qui m’a énervée encore plus, c’est quand il me dit que si je veux que mes BD arrivent plus tôt, il faut rajouter 100€ pour l’envoi en express par avion… Euhhh !! Tu m’as pris pour Crésus ou bien ?! J’ai refusé tout net en disant qu’ils se foutaient de ma gu****, en gros et que j’étais pas du tout contente (genre, trop menaçante, quoi !)… Mais bon, il ne pouvait rien faire donc on a raccroché là-dessus. Mais, j’ai de la ressource, donc j’ai eu l’idée de bloquer le virement pour que mon argent me soit remboursé, même s’ils ne voulaient pas et à ce moment-là, je m’en fichais totalement de ce qui allait arriver à mes BD déjà imprimées.

Plus tard, une femme toute mielleuse m’appelle en me demandant pourquoi j’ai bloqué mon virement (wesh xD) et j’invente un mytho en disant que j’avais bloqué avant de savoir que mes BD étaient parties en impression… Là, elle me dit un truc intéressant : si je débloque l’argent, mes BD me seront envoyées dès le lendemain (le 11 avril, sachant qu’elles devaient arriver le 14, la veille de ma dédicace) sans payer les 100€ de frais d’envoi express ! Même avec cette proposition alléchante, j’étais assez hésitante…Mais, j’ai fini par accepter du bout des lèvres.

Finalement, dans ma commande, la date de livraison était le 12 avril, mais c’était toujours mieux que le 14… Le 11 avril, je donnais un cours de dessin quand un numéro inconnu m’appelle. Un homme me dit : « Vous êtes bien Madame Stone ? J’ai 5 colis pour vous »… Et mes BD sont en fait bien arrivées le 11 ! J’ai pu les récupérer le soir, après mon cours.

C’était un peu long, mais je pense que j’avais besoin de me purger de tout ça à l’écrit !

J’ai retenu un très beau message de cette expérience : quand c’est compliqué ou douloureux, c’est que c’est pas le bon chemin ! Le lâcher-prise est la clé et la fluidité est la normalité !

A partir du moment où j’ai totalement lâché prise sur mes BD, c’est là que tout s’est accéléré et elles sont même arrivées en avance, tellement c’était fluide !

Souvent, on a le réflexe de s’acharner encore plus quand c’est dur et compliqué, en se disant que si on fait encore des efforts, ça finira par payer, qu’un peu de souffrance au début va nous amener une grande satisfaction à la fin…. On est bien d’accord sur le fait que ça n’arrive jamais, non ?!

La souffrance est banalisée voire normalisée et on l’accepte à tort et à travers, alors que si on ne l’envisage pas, elle ne pointe pas le bout de son nez. Certains disent que plaisir et douleur doivent être équilibrés dans nos vies…rendant donc la douleur légitime voire incontournable.

Je ne suis clairement pas d’accord avec ces théories ! Pourquoi devrait-on forcément souffrir ? En quoi est-ce plus normal de souffrir que d’être bien ?

Personnellement, je trouve que l’exemple de l’impression de ma BD prouve clairement le contraire. Quand j’étais dans la douleur et l’obsession, tout était bloqué et quand j’ai abandonné toute attente de résultats, tout s’est fluidifié !

Je ne veux pas forcément vous convaincre. Mais, je vous invite à regarder plus attentivement votre vie, vous y trouverez sûrement une foultitude d’exemples similaires à mon expérience.

Voili ! Je voulais partager avec vous l’aventure que j’ai vécue pour mettre au monde ma première BD Rodham Willows : mon premier bébé, en fait hihi ! Maintenant, c’est réel, c’est concret, c’est palpable. Ma BD existe, ce n‘est plus simplement dans ma tête ! Les gens l’ont lu et donné leur avis.

C’est donc officiel : je suis dessinatrice de bandes dessinées ! J’ai réalisé mon rêve d’enfant !! ❤

Il me faudra un peu de temps pour assimiler cette info. Mais, je sais en tout cas que le Tome 2 sera plus fluide, je connais désormais les pièges à éviter. Merci !!

Premier Tome de Rodham Willows surkiffé par…

TeeNa ★