Un monde d’adulescents

Et si on parlait du fait d’être adulte ! Chic chic !

Commençons par une petite définition.

J’en ai trouvé plusieurs :

  • Le Larousse nous dit qu’un adulte est un individu « qui est parvenu au terme de sa croissance, à son plein développement. Qui fait preuve d’équilibre, de maturité (par opposition à infantile) »
  • Wikipédia, quant à lui, définit l’adulte comme « un individu biologiquement stable qui, ayant acquis sa maturité sexuelle, est susceptible de se reproduire. »

Alors, en théorie, c’est bien joli tout ça, mais dans la réalité, les choses sont beaucoup moins nettes. On observe de plus en plus un phénomène étrange qui a pour effet de prolonger la période adolescente indéfiniment. On appelle cette période, censée être située entre l’adolescence et l’âge adulte, l’adulescence ! Un adulescent est un jeune adulte dont le comportement rappelle celui des adolescents.

Un peu comme si on voulait retarder le moment fatidique de sauter dans le grand bain.

Mais, en y réfléchissant bien, je me demande si les adultes existent vraiment… Quand je regarde les gens interagir les uns avec les autres, j’ai juste l’impression de voir des grands enfants dans la cour d’école, en train de se chamailler. Regardez les personnes que vous côtoyez au travail, des enfants tous des enfants.

Et même dans les plus hautes sphères de la société (politiques et autres) : des enfants encore !

Notre monde est gouverné par des enfants malheureux qui ont mal grandi… ce qui explique la tronche de la société dans laquelle on vit.

Je crois que personne n’a envie de devenir adulte. Et en même temps, qui voudrait se taper pleins de responsabilités plus chiantissimes les unes que les autres, ne plus avoir de liberté, ne plus pouvoir s’amuser, faire le pitre, être émerveillé, faire du toboggan, de la corde à sauter, de la balançoire… être heureux, quoi !

Pendant des années, j’avais une peur panique de passer à « l’âge adulte », comme on le nomme si bien. Mais, quel est cet âge, au juste ? A quel âge devient-on adulte ?

Est-ce qu’on peut considérer l’âge de la majorité comme un passage à l’âge adulte ? Je le croyais… avant d’avoir 18 ans.

On s’attend souvent, en changeant d’âge, à se réveiller un matin avec la sagesse, les « attributs », tous les outils dont on aura besoin pour être reconnu socialement… Mais, ce n’est jamais comme ça que ça se passe.

Personnellement, 18 ans, ça ne m’a fait ni chaud ni froid, ça m’a même plutôt amusée. C’est plutôt le passage à 20 ans qui m’a traumatisée (oui, je sais, je me traumatise d’un rien haha !)… J’ai eu la désagréable sensation de prendre 10 ans d’un coup, rien qu’en changeant de dizaine. Et, pour couronner le tout, j’étais plus perdue que jamais… j’étais à la fac… je ne vais pas me répéter dans cet article car ceux qui ont retenu ce que j’ai dis dans les articles précédents vont penser que je radote comme une vieille mamie…

En tout cas, j’ai beaucoup appréhendé le fait de devenir adulte, j’en avais des sueurs froides car je ne savais pas si je serai à la hauteur un jour… et aussi car je ne voulais pas avoir à dire adieu à ma joie de vivre.

Pourquoi voir le fait d’être adulte d’un œil aussi négatif ? « J’en sais rien, j’suis pas Julie Lescaut » (dédicace à une amie avec cette expression absurde haha)

Je ne sais pas d’où me vient cette croyance bien ancrée que l’âge adulte est morne, ennuyeux, synonyme de désespoir et de renoncement aux rêves les plus chers à notre cœur.

Peut-être car on entend trop souvent l’injonction selon laquelle il faudrait être raisonnable en devenant adulte, arrêter de rêver en couleur (c’est vrai que c’est tellement plus excitant de rêver en noir et blanc…), ne surtout pas croire à ses rêves car ils sont impossibles et irréalisables, farfelus, débiles, naïfs, enfantins… il ne sont que des rêves et les rêves ne sont pas faits pour réaliser, mais juste nous garder en mouvement, comme l’âne avec la carotte.

Le problème avec le fait de voir les choses de cette façon et de croire que nos rêves ne se réaliseront jamais, c’est qu’on se tue à petits feux, ces croyances sont du poison.

Ne vous êtes-vous jamais demandés pourquoi depuis quelques années, les bun-out ont explosés ?

Ma théorie, c’est qu’à force d’étouffer nos désirs, le corps dit juste « Stop ! »

Comment être motivé pour se lever le matin quand on mène une vie qui ne nous ressemble pas, qui ne nous fait pas vibrer et que l’endroit où on passe le plus de temps (au travail, donc) est un lieu qui nous donne des haut-le-cœur, avec des personnes qu’on aimerait plutôt claquer, mais à qui on est obligés de faire de grands sourires hypocrites ?

Et le problème de notre société, c’est qu’elle attend de nous qu’on devienne ces personnes fausses, bien lisses et bien rangés dans le troupeau, qui se nient pour ne pas être exclus, rejetés, bannis.

Il y a un certain mépris pour les personnes qui arrivent à rester connectées à leur cœur et à toutes ces belles choses qu’on a hérité de l’enfance.

Quand je me suis lancée en tant qu’illustratrice, j’ai eu beaucoup de critiques, on me prenait pour une folle d’oser croire pouvoir réaliser mon rêve d’enfant. Il y a même une personne qui m’avait dit que c’était un « métier fictif » (j’ai déjà mentionné ça dans l’article sur le travail passion, il me semble…)

Pourquoi autant de négativité, de mesquinerie et de pessimisme ? Pourquoi ne pas s’inspirer des gens qui osent réaliser leurs rêves ?

En tant qu’adulte, on a tous les moyens à notre disposition et la maturité nécessaire pour agir et créer, alors que quand on est enfant, on ne peut en général faire que rêver.

Pourquoi ne pas voir l’âge adulte comme l’opportunité de réaliser ses rêves d’enfant ?

Vu comme ça, c’est tout de suite moins stressant car ça sous-entend qu’on va pouvoir s’autoriser à rester alignés à notre cœur.

Donc, pour faire plus direct :

  • L’enfance est faite pour rêver, découvrir la Vie, trouver ce qu’on aime faire, faire ce qu’on aime
  • L’âge adulte est fait pour passer à l’action et rendre nos rêves réels, continuer à rêver encore plus, découvrir, faire ce qu’on aime et kiffer la Vie !

Moi, ça me donne la pêche de penser comme ça !! 😀

Much Love to you all ❤

TeeNa

L’art de la procrastination !

Je procrastine, tu procrastines…

Vous avez déjà sûrement entendu parler de la procrastination, non ?

Notre cher ami, le Larousse dit de cette dernière que c’est une : « Tendance pathologique à différer, à remettre l’action au lendemain » (j’adore le « pathologique », genre « t’es malade, mec ! » haha)

En fait, pour simplifier, c’est cette tendance à avoir la grosse flemme et à toujours repousser aux calendes égyptiennes les choses qu’on a à faire.

Et comme pour beaucoup, ça m’arrive souvent d’être atteinte de flemmingite ultra aiguë… je dirai même que ça m’arrive encore plus depuis quelques années. Ça devient même maladif…

J’ai remarqué que je procrastine encore plus quand je suis déprimée. Logique ? Oui, car, parfois, la procrastination peut être comme un mini buisson qui cache une gigantesque forêt de peurs, de doutes et d’angoisses qui nous tétanisent et nous empêchent de passer à l’action. Le plus dur est de réussir à prendre du recul pour identifier ce qui est vraiment en jeu derrière cette incapacité à agir.

Je me rappelle que quand je faisais ma BD, j’ai passé des années à procrastiner, à douter, à ne pas pouvoir dessiner. Et, en plus, je n’osais parler de mes blocages à personne car je redoutais la réaction des gens qui m’avaient soutenue, donc j’étais plus seule que la solitude, ce qui me faisait encore plus bader…

J’étais en fait censée avoir fini ma BD bien avant de lancer ma campagne de financement participatif… Mais, j’ai mis encore 6 mois à vraiment réussir à arriver au bout de ce projet. D’ailleurs, je ne le dis pas souvent car je ne comprends toujours pas comment j’ai pu réussir ce tour de magie : j’ai, en réalité, fait les 52 pages de ma BD (scénario du dernier chapitre, story-board, encrage et couleur) en 1 mois et demi… Je me levais à 6h du matin et je me couchais à 1h… Il y avait des jours où la matinée était consacrée à l’encrage et je faisais la colorisation des pages le reste de la journée jusque très tard dans la nuit… c’était un rythme hyper intensif, digne des pires usines à la chaîne. Je n’ai pourtant jamais supporté la pression…

J’ai plusieurs fois explosé en larmes en me disant que je ne finirai jamais à temps, que c’était impossible, autant abandonner. Je m’en voulais de n’avoir pas réussi à dessiner plus tôt et de m’être mise dans cette situation de stress, de rush et de deadlines. Je dormais très mal et j’avais constamment des angoisses, une espèce de boule au ventre et dans la gorge. J’incarnais parfaitement le mythe de l’artiste ermite qui n’a aucune vie sociale, je limitais les sorties au strict minimum pour pouvoir avancer…

Bref, on a compris le topo : le fait d’avoir procrastiné pendant des mois et des années m’a mise dans la m*rde pour ma BD !

Et je me suis doublement punie car en plus d’être au bord du burn out pendant des mois (mon corps a bien morflé…), je n’ai même pas pu savourer le fait d’être en train de réaliser mon rêve d’enfant… Tout ceci ressemble fortement à de l’auto-sabotage !

Je crois que la procrastination et l’auto-sabotage sont vraiment liés voire indissociables. En effet, ces choses qui semblent anodines mais qu’on ne fait pas, tout en sachant qu’on devrait les faire, montrent une aptitude au masochisme et donc à l’auto-sabotage.

Comment arrêter de procrastiner ?

Très bonne question, je dois dire… j’essaie moi-même de me défaire de cette addiction…

Oui car on devient très vite accro à repousser les choses et à ne pas agir. On finit même par se trouver des bonnes excuses de pas rien faire. Il y a toujours une bonne raison de procrastiner et on s’en persuade de façon si convaincante qu’il faut parfois un électrochoc pour nous réveiller…

Moi, mon excuse préférée, c’est : « j’ai des blocages » et ses variantes « j’ai peur » et « je suis perdue ». Mais, comme toute bonne excuse : c’est faux ! Je n’ai pas de blocages, je n’ai pas peur et je ne suis pas du tout perdue. ça m’arrange juste de le penser pour rester immobile et continuer à stagner en rêvant à la vie parfaite que j’aimerais tellement pouvoir créer et vivre…

Finalement, la procrastination nous sert à rester confortablement installés dans notre zone de confort… sauf qu’avec le temps, cette zone devient étouffante, oppressante et on en sort en mode violence, ce qui est dommage car auto-destructeur… On finit par se blesser soi-même en n’agissant pas. C’est une double punition. Mais, c’est comme si on avait parfois besoin d’aller au bout de nos schémas de souffrance pour ensuite pouvoir tout envoyer bouler, stopper le carnage et briser le cercle vicieux des répétitions.

Le mieux serait de réussir à agir sur le moment, pas à pas, dans la douceur, sans jugement et avec la plus grande compassion. C’est tout un challenge, mais c’est clairement une preuve d’Amour de soi.

Much Love to you all ❤

TeeNa

30 ans sinon rien ?

J’ai récemment regardé un épisode de Friends dans lequel Rachel fêtait ses 30 ans et ce changement de dizaine la déprimait au plus haut point. [non je n’avais jamais vu cet épisode car avant il y a quelques mois, je détestais cette série… et de toute façon je n’aurais pas compris le message à l’époque car j’étais trop jeune]

Ce qui la faisait surtout bader, c’était le fait qu’à 30 ans, elle ne soit ni mariée ni maman.

Apparemment, c’est établi comme un devoir de tout être humain. Seuls sont respectés ceux qui ont tous les attributs requis au passage de certaines décennies.

  • A 10 ans, on va à l’école… Bon c’est mieux si on a des bonnes notes et qu’on est bien poli, qu’on dit Merci à la dame, Pardon au Monsieur…
  • A 20 ans, on est à la fac (de préférence dans une bonne fac ou pourquoi pas une école prestigieuse !), toujours avec d’excellentes notes et on peut déjà être amenés à être hyper confiants et savoir précisément ce qu’on veut faire de nos 40 prochaines années de vie car c’est bien connu ♫ à 20 ans, on traverse les jours en chantant ♫ (Merci Lorie). Si on peut aussi rencontrer notre âme sœur à ce moment de notre vie, c’est que du bonus !
  • A 30 ans, c’est l’apothéose du génialissime !! On est sortis fièrement diplômés de notre fac ou école prestigieuse, avec les honneurs du jury puis on a commencé à travailler dans une boîte encore plus stylée qui nous paye généreusement pour le temps passé dans ses locaux. L’âme sœur rencontrée à 20 ans est aujourd’hui notre partenaire de vie, on est mariés depuis 5 ans, propriétaires d’une belle maison avec un chien, 3 chats, 15 cochons d’Inde et… notre deuxième ou troisième enfant est en route !

Elle est pas belle, la Vie ??! Et ne parlons même pas de ce qu’on est censés avoir à 40 ans, 50, 60 et plus…

Non, mais sérieusement… Ça vous fait vraiment rêver ça ??

Personnellement, je trouve ce genre de vie assez terne, sans saveur et oppressante… Aucune place pour la spontanéité, pour la découverte de soi, pour le fun et la Joie, pour la Vie, quoi !

Comment peut-on à ce point régler chaque détail de sa vie en fonction de notre âge ? Et si on n’est pas prêt à vivre les choses qu’on est censés devoir vivre à 20 ans, 30 ans et plus… est-ce que ça fait de nous un attardé ?

J’ai justement été moi-même confrontée à ce problème quand j’ai eu 20 ans. Alors, déjà, ce qui m’a perturbée à l’époque, c’était le sentiment d’avoir pris 10 ans d’un coup… et puis, j’étais à la fac et je ne m’y sentais pas du tout à ma place, mais je ne savais pas quoi faire d’autre de ma vie… En gros, j’étais plus perdue que la perdition !

Et, finalement, toute ma vingtaine a été rythmée de ces doutes, ces remises en question, ces prises de tête, ces perpétuels jugements sur moi-même et qui je devrais être pour être acceptée par les autres (surtout pas moi-même, d’ailleurs…)

J’ai mis énormément de temps à me connaître et savoir qui j’étais réellement. J’ai mis encore plus de temps à déterminer ce que je voulais vraiment. J’ai mis autant de temps à pouvoir assumer qui j’étais et ce que je voulais et le dire clairement devant les autres.

Après des années à essayer de rentrer dans le moule (quitte à nier ma personnalité et me blesser), il a très vite été clair que mon cœur m’incitait à ne pas suivre les chemins tous tracés, je voulais avoir le choix et décider de la vie que je vivrais. D’ailleurs, le mal-être et la dépression découlaient directement du fait que je ne m’autorisais pas à m’écouter et à laisser s’exprimer mon individualité. Je me jugeais en permanence !

Quand est arrivé le moment d’avoir 30 ans, donc de changer de décennie… j’ai ressenti une Joie immense !! Je sais, la plupart des gens trouvaient ça illogique voire révélateur d’un cervelet atrophié dans ma caboche. C’est vrai quoi : je n’avais ni mari ni enfants ni travail… En gros, je n’avais aucun des attributs qu’une adulte normalement constituée de 30 ans devait pouvoir présenter à la face de la société et pourtant… j’étais tellement heureuse !!! Tellement plus heureuse que beaucoup de personnes qui avaient justement réussi à accumuler tous ces « trophées » dans les temps. Bizarre, me direz-vous !

J’avais détesté ma vingtaine, (sauf les deux dernières années où je commençais enfin à être alignée) je savais enfin qui j’étais et exactement ce que je voulais, j’étais donc enthousiaste à l’idée de pouvoir tout recommencer à zéro avec un nouvel âge, une nouvelle dizaine !

Voir les choses sous cet angle m’a vraiment aidée à me réjouir. J’irai même plus loin en disant que c’était impossible de déprimer car j’accueillais mes 30 ans le cœur grand ouvert et plein d’Amour ! Je ne voyais donc pas toutes ces choses que je n’avais pas (aux yeux de la société), je voyais plutôt ce que j’avais déjà réussi à accomplir et les belles choses qui me restaient encore à découvrir et qui me permettraient d’être encore plus moi-même, plus authentique et plus heureuse.

Pourquoi continuer à se torturer en se concentrant toujours sur ce qu’on n’a « pas réussi » à faire au lieu de célébrer les choses qu’on a dépassées, nos exploits et nos victoires ?

Ça paraît trop « Bisounours » comme façon d’agir ?

En quoi l’inverse serait plus réaliste et plus « raisonnable », si c’est pour broyer du noir, se bloquer et/ou se juger ?

Et, pour finir, une citation de l’actrice anglaise Joan Collins qui m’a fait bien rire : « L’âge, c’est juste un chiffre. Il n’a aucune espèce d’importance, sauf si tu es une bouteille de vin. »

Much Love to you all ❤

TeeNa

Le champ lexical de la culpabilité

Je ne sais si vous utilisez souvent l’expression « j’avoue » ?

Elle a fini par se faire sa place dans le langage courant, au même titre que « bon courage » (à tout hasard).

J’utilisais cette expression à outrance, sans même m’en rendre compte et avec une amie, on l’avait même customisé et on disait « je nie » à la place, en mode private joke.

Mais, il y a quelques temps, une nouvelle phrase s’est tapé l’incruste dans mon vocabulaire : « c’est pas ma faute ! » Là, j’ai commencé à réfléchir à ce que tout ça pouvait réellement renfermer et j’ai fait un flashback au collège en relevant tous les éléments du… champ lexical de la culpabilité !! (sisi, le cours de Français et le Brevet !)

Bon, c’est pas super de se rappeler ce genre de termes pour ceux qui ont détesté passer leur Brevet et rechercher ces p*tains de champs lexicaux… Moi, j’adorais cet exercice ! J’avais l’impression de partir à la chasse au trésor (et elle en rapportait un paquet, des points sur ma copie !)… Bon je m’égare !

Dans nos sociétés modernes et judéo-chrétiennes (oui, encore une fois…), la culpabilité tient une place très importante. Elle est souvent dissimulée donc on n’y fait même plus attention, elle est comme normalisée. Il faut donc tendre l’oreille pour la repérer.

La preuve d’ailleurs, on a très souvent une tendance à dire « désolé », ce qui vient encore plus appuyer le fait qu’il faut s’excuser car finalement (même si on ne sait pas ce qu’on a fait) on est coupables, qu’on le veuille ou non ! Il faut donc demander pardon pour être absous de nos péchés… Je ne me lancerai pas sur le sujet du Péché originel, même s’il est très clair que toute cette culpabilité vient de là…

J’ai d’ailleurs l’impression que ce sont davantage les femmes qui se mettent dans cette position de fautives, de personnes à purifier car on le sait parfaitement : c’est la faute d’Eve si cet idiot d’Adam a bouffé le fruit défendu… Mec, prends tes responsabilités, j’ai envie de dire ! Elle te l’a pas enfoncée dans le gosier, cette pomme… T’es un grand garçon, ‘fallait pas la manger, pis c’est tout !

J’allais m’excuser de parler ainsi de religion… car ça peut être perçu comme du blasphème par certains. Mais, on est dans un pays libre et j’ai parfaitement le droit d’exprimer mes opinions, même si elles vont à l’encontre des croyances majoritaires et dominantes. J’aime juste remettre en question des choses que je trouve illogiques et qui ont contribué à faire disjoncter le monde dans lequel on vit actuellement…

Je la vois assez souvent sur les réseaux sociaux depuis quelques temps, cette invitation à arrêter de s’excuser. Je le dis donc haut et fort : Je ne suis pas désolée !

 

Much Love to you all ❤

TeeNa

Si le flux instinctif m’était conté…

Alors, le sujet de cet article peut déplaire à certains d’entre vous. J’annonce donc tout de suite la couleur (c’est le cas de le dire) pour que vous puissiez passer votre chemin si vous le souhaitez…
Je vais parler des…règles ! Oui, les règles… Non, pas les règles d’autorité, ni les règles pour tracer des traits…

Je parle bien ici du cycle menstruel ! Voilà, le mot est lâché !

Mais, contrairement à ce qu’on pourrait attendre de moi concernant ce thème, je ne vais pas parler des règles pour m’en plaindre ou en dire du mal. Non non ! J’aimerais plutôt apporter un autre regard sur le sujet.

Je pense que vous êtes nombreux à avoir vu ces pubs pour les tampons Tampax, il y a quelques années, avec une vieille bobo acariâtre censée représenter Dame Nature (ça se saurait si elle était aussi moche…) qui apporte un cadeau empoisonné à une pauvre femme innocente qui n’a d’autre choix que de subir son destin (donc d’avoir ses règles tous les mois et de se sentir plus sale que la saleté…) Dans la pub, la solution pour se sentir enfin bien, c’est de mettre ces couches. Désolée pour le terme, mais c’est la vérité. On nous bassine avec le fait de devoir devenir propre pour ne plus porter de couches quand on est petits, mais pour nous, les femmes, on trouve normal de se réhabituer à en porter dès l’apparition de nos premières règles. Bon, c’est vrai que c’est une fierté sur le moment, on se sent Femme et adulte… mais, c’est sans comprendre tout ce qu’implique réellement le port de serviettes hygiéniques…

Apparemment, ces bouts de plastique seraient censés nous offrir « la liberté d’oublier nos règles »…
On nous bassine avec nos règles depuis des millénaires en nous rabâchant que c’est dégueu, sale, que ça pue… Dans de nombreux pays, les femmes, à cette période du mois, sont considérées comme impures…

Et pour ce qui concerne les hormones soi-disant plus élevées et qui justifieraient des sautes d’humeur de bipolaires chez les femmes, j’y crois pas du tout.

Qui n’a jamais entendu « T’es chiante, t’as tes règles ou quoi ? » ou « Elle est soupe au lait ces derniers jours… Ah, c’est parce qu’elle a ses règles… » Tout autant de remarques qui enferment les femmes dans un état de dépendance et d’impuissance face à la force de la Nature… et des hormones…

Nombreuses sont celles qui se sentent condamnées à enchaîner et alterner toute leur vie les couches ou les tampons, et beaucoup ont hâte d’atteindre la ménopause pour ne plus avoir à subir ces douleurs et ces désagréments mensuels.

Dans le genre nouveauté, il y a désormais les cup, dernières trouvailles des industriels, qui sont censées libérer les femmes de leur misérable condition de raz-de-marée hémorragique ambulant mensuel, mais qui, au final, ne sont qu’un bouchon de silicone fourré dans la minette… Désolée pour la vulgarité, mais c’est la vérité !

Il y a 2 ans et demi, j’ai découvert une technique qui a vraiment révolutionné ma vie : le flux instinctif !!

Alors, qu’est-ce que c’est ? Pour faire simple, je dirai que c’est le fait de laisser la possibilité au corps de s’auto-réguler. En d’autres termes, on ne met aucune protection hygiénique, ni serviettes, ni tampons, ni cup… ni rien, et on laisse le corps gérer le débit de sang tout seul.

Quand j’ai testé cette méthode pour la première fois, j’avais peur de me retrouver au milieu d’un bain de sang, mais contre toute attente :  non, ça ne coule pas plus… bien au contraire ! Le corps comprend très rapidement qu’il n’y a rien pour récupérer le sang et il attend bien sagement qu’on aille aux toilettes pour « envoyer la sauce », c’est ça qui est fabuleux, carrément magique !

Et, ce qui est encore plus magique, c’est la sensation que j’ai eu en pratiquant le flux instinctif, comme si je venais enfin de comprendre mon corps et que j’étais totalement alignée avec lui, en paix.

Je conseille de tester cette technique comme un jeu. Ça devient excitant d’avoir ses règles, on a hâte de voir comment on peut réussir à « contrôler son flux » et je trouve ça beaucoup plus léger comme façon de voir les choses.

Voici une chose sur laquelle méditer !

Much Love to you all ❤

TeeNa

Childless VS Childfree

Depuis plus de 40 ans, il existe une tendance de plus en plus fréquente aux États-Unis : les parents sans enfants… par choix ! On les appelle les “Childfree”. Le terme est apparu pour la première fois en 1972, grâce à un journaliste du Times, qui voulait faire connaître au grand public la possibilité de choisir un autre style de vie, à l’opposé des diktats de la société, sans pour autant ressentir de la culpabilité. Au début, le terme était Childless, mais il y avait une dimension de manque induite dans le mot « less », donc ça a été modifié.

En France, ce phénomène est encore assez récent… et il reste surtout tabou. On est parfois un peu plus coincés de la rondelle quand il s’agit d’aller à l’encontre des systèmes établis depuis moche lurette. Mais, bon point pour nous, petits frenchies, ces dernières années, on a pu constater une augmentation des couples qui choisissent également, comme les cousins outre-Atlantique, de ne pas procréer.

Alors, certains pourraient penser que c’est contre nature car, comme on le sait tous, l’être humain est fait pour se reproduire, fabriquer des petits êtres qui lui ressemblent et qui constitueront sa descendance, son héritage, la preuve de son passage sur Terre… Joyeuse excuse pour faire des enfants, qui ne seraient donc qu’un objet destiné à satisfaire nos ego surdimensionnés ?

La pression sociale est encore plus forte pour les femmes, auxquelles on associe automatiquement ce rôle de reproductrice et poule pondeuse. En effet, la Femme est plus souvent vue comme une mère en devenir et ce, dès le plus jeune âge.

Moi, j’ai l’image d’une femme ressemblant à un four dans lequel on mettrait un moule rempli de « pâte à bébé » destinée à devenir les enfants de demain, confectionnés tels des petits gâteaux fourrés prêts à être jetés dans le monde… Vive l’angoisse !

 

Pour ma part, il y a quelques années, j’étais sûre et certaine de ne pas vouloir faire d’enfants. Ça me faisait peur et j’avais surtout peur de reproduire des schémas familiaux et de juste transmettre la pomme pourrie à la génération suivante.

J’ai été assez choquée des réactions de filles que je considérais comme des amies à l’époque.

En apprenant mon refus de procréer, l’une d’elles m’avait carrément dit que j’étais « égoïste » ! Euh… sauf erreur de ma part, il y a énormément de personnes qui s’occupent déjà très bien de peupler la planète donc la race humaine est bien loin de s’éteindre même si je ne fais pas d’enfants… Et moi, ce que je trouve égoïste, c’est plutôt de faire des enfants pour les mauvaises raisons et de les maltraiter, les rejeter ensuite car on les trouve trop gênants, encombrants pour nos projets… Je préfère quelqu’un qui réfléchit honnêtement à ce qu’implique le fait de devenir parent et qui fait un choix en fonction de sa capacité à assumer par la suite, aussi bien financièrement qu’affectivement. Parce que c’est bien beau de vouloir briller en société et de satisfaire les autres, en suivant bêtement le troupeau sans réfléchir, mais il faut avant tout penser aux futurs enfants et à la vie qu’on est capables de leur donner.

L’autre copine m’avait dit un truc encore plus débile et archaïque, en gros, je ne pouvais pas décider de ne pas faire d’enfants car : « une femme sans enfants n’est pas une femme accomplie ! » Alors déjà, de base, il me semble que mon utérus m’appartient et que j’en fais ce que je veux. Si je n’ai pas envie de faire le four, ça ne devrait regarder que moi et moi seule. Personne d’autre que moi-même ne devrait avoir quoique ce soit à dire concernant MON choix ! Et, je trouve ça tellement sexiste de réduire la Femme à un rôle reproducteur ! Il y a tellement d’autres façons de se réaliser dans la Vie, pourquoi toujours réduire les possibilités d’épanouissement… Et, surtout, je pense que vivre à travers les autres, même si ce sont nos enfants, donc une partie de nous-mêmes, c’est assez malsain pour tout le monde. Pour soi-même déjà car on va se focaliser uniquement sur les enfants et ne plus rien faire d’autre qui ne les concerne pas, au risque de devenir dépendant… puis malheureux quand ils quitteront le nid (à moins d’avoir un Tanguy, qui s’accroche à vous jusqu’à ses 60 ans… mais, ce n’est pas à souhaiter haha !) Ensuite, ce n’est pas sain non plus pour les enfants car ils pourraient avoir du mal à s’autoriser à grandir en sentant que vous n’êtes plus qu’un parent, ils pourraient sacrifier leur bonheur pour que vous puissiez vous sentir encore utile… Ils vous porteraient, d’une certaine façon. Or, ce n’est pas du tout leur rôle !

J’en parle en connaissance de cause car j’ai eu ce comportement vis-à-vis de mes parents pendant plus de la moitié de ma vie et ça a été très dur de couper cette dépendance au sacrifice… j’ai même parfois l’impression de ne pas avoir tout coupé encore…

Enfin voilà ! Tout ça pour dire que les enfants ne sont pas des objets faits pour combler des vides émotionnels, des manques affectifs ou des ratés. Ce serait bien de faire passer des tests aux futurs parents, pour vérifier quelles sont leurs motivations. Ça en dissuaderait plus d’un de procréer et ce serait peut-être pour le meilleur, qui sait !

Bon, après, faut aussi éviter de tomber dans le manichéisme. Je trouve ça bien aussi qu’il y ait une part de « hasard » et qu’on ne puisse pas tout programmer non plus car la Vie serait tellement fade sinon.

Quoiqu’il en soit, je pense que chacun devrait avoir le droit et le choix de se reproduire ou non et que personne ne devrait se permettre de juger les autres car ils ne font pas les mêmes choix de vie.

Après tout, si on est dans des pays libres, pourquoi être obligés de faire des enfants si l’envie n’est pas là ? Illogique, on est bien d’accord !

Aujourd’hui, je pense que j’ai envie d’avoir des enfants, mais je ne serai pas tyrannique avec moi-même et je me laisse la possibilité de changer totalement d’avis. Je ne sais même pas où je serai demain, comment être vraiment sûre que le meilleur choix pour moi est de procréer ?

Pour moi, il est plus sain de rester ouverte à la réflexion et de me donner le droit de changer d’avis aussi souvent que je le veux car je suis libre de mes choix tant que je choisis de l’être.

Much Love to you all ❤

TeeNa

 

La boussole de la Joie

Nos sociétés modernes sont basées sur la recherche et l’assouvissement du plaisir. Or, qui dit plaisir, dit forcément souffrance à un moment donné car, ce sont des opposés qui s’attirent l’un l’autre, comme deux faces d’une même pièce, pile et face. Prendre du plaisir à un moment induit obligatoirement la souffrance, ou une sensation de vide qui fait rechercher un nouveau plaisir à assouvir, quand ce plaisir s’évanouit.

S’il y avait bien quelque chose qui m’horripilait avant, c’était entendre cette vérité ! Et je crois que c’est parce que je ne l’avais jamais comprise en fait…

La première erreur est en fait celle de rechercher le plaisir, cet état éphémère, fugace qui, une fois qu’il n’est plus, est remplacé par une douleur plus ou moins intense. D’où les bad trips des drogués (est-ce que je m’égare ? je ne connais pas vraiment les effets des drogues, je le confesse…)

Personne n’aime souffrir, ni ressentir de la douleur. Alors, pourquoi chercher le plaisir ? car on ne cherche pas au bon endroit et surtout, on se trompe dans ce qu’on devrait chercher.

Il serait en effet plus judicieux de se mettre en recherche de la Joie !

« Oui bah la Joie, le plaisir, c’est la même chose, non ? » Non ! C’est la première erreur qu’on fait : confondre la Joie et le plaisir.

La Joie n’est pas une émotion, elle pourrait plus se définir comme un état d’être.

Ce qui est bien avec la Joie, c’est qu’elle n’a aucun opposé, contrairement au plaisir tout pourri, et qu’elle embrasse tout. Elle s’infiltre partout et transforme tout ce qu’elle touche.

Je pense même que cultiver la Joie est la meilleure chose à faire car elle seule est juste et mène à l’Amour et à la Paix !

Quand je dis que la Joie est juste, c’est qu’elle ne trompe jamais. Elle ne peut se faire passer pour autre chose qu’elle-même.

 

Pour moi, la Joie devrait être la Boussole du Bonheur !

 

Si on la laisse nous guider, la Joie nous amène toujours au parfait endroit, en train de faire les choses parfaitement alignées avec notre cœur et avec les personnes parfaites pour nous.

Voilà ce que j’ai compris ! Quel bel enseignement 🙂

Je pense que je vais consacrer 2018 à mettre de la Joie dans tous les domaines de ma Vie et j’ai envie de semer de la Joie dans tout ce que je fais pour en ressentir le plus souvent possible.

Cette résolution devrait être facile à tenir ! Ça vous tente ?

 

Much Love to you all ❤

TeeNa

2018, mange des huîtres… why not !

En ce début de nouvelle année, je tenais à vous souhaiter plein d’Amour, de Paix et de Joie ! Je suis persuadée que ce sont les 3 faces d’une même pièce qui contribuent à notre bonheur. Le Bonheur ! On en souhaite beaucoup dans les voeux de Bonne année et… on est censés être tous à sa recherche. Mais, qu’est-ce donc ?

Alors, non, je ne vais pas me lancer ici dans le développement d’une théorie sur le bonheur. J’ai lu une phrase qui m’a interpelée dans un magazine et ça m’a fait réfléchir. Cette phrase disait : « le bonheur se cache peut-être dans notre manière de voir le monde ».

Je pense que c’est du génie pur ! Et c’est tellement logique en même temps, qu’on n’y pense jamais…

Pourtant, c’est vrai : je crois que toutes les expériences qu’on vit sont, à la base, neutres. Et, c’est nous qui donnons une couleur à tout ça !

En gros, ce serait comme si on avait des lunettes pour chaque type d’événement de notre vie.

On pourrait dire que pour les choses qu’on considère comme « positives », on mettrait des lunettes aux verres teintés de rose ou de couleurs « chaudes » et joyeuses, qui nous aideraient donc à sublimer ce qu’on vit et à nous sentir encore mieux.

Pour les situations qu’on nomme « négatives », « malheureuses », « désastreuses » ou encore « dramatiques », on porterait alors des lunettes noires ou avec une couleur très sombre, ce qui nous ferait encore plus bader et provoquerait en nous les émotions appropriées pour mal vivre ces expériences et se sentir encore plus démunis, impuissants, minables.

La preuve que cette théorie se vérifie : 2 personnes qui vivent la même situation peuvent réagir de 2 manières totalement opposées.

Par exemple, 2 personnes qui vivraient un licenciement dans des conditions similaires : Marcel et Gertrude.

Marcel pourrait se sentir anéanti, victime d’un système qui a toujours voulu le broyer et croire qu’il ne s’en relèvera jamais.

Gertrude, quant à elle, pourrait en revanche se trouver chanceuse car elle sentait bien que son travail ne lui convenait pas mais elle n’osait pas le quitter car elle se disait qu’elle devait assurer pour sa famille et le fait de s’être fait licencier pourrait être comme le signal qu’elle attendait pour lancer sa carrière de fleuriste à domicile.

Marcel choisit de voir ce licenciement comme une malédiction, une malchance, une injustice et ne voit pas les opportunités que pourrait lui apporter un tel changement de vie. Gertrude voit au contraire ça comme une chance de tout recommencer et compte saisir cet évènement pour enfin réaliser des choses qui lui tenaient à cœur depuis longtemps mais qu’elle avait toujours refoulé.

J’ai pris cet exemple au hasard, mais je pense qu’on peut l’appliquer à toutes sortes d’expériences qu’on est amenés à vivre.

Je suis persuadée qu’on a toujours le choix !

Et même si les évènements arrivent parfois sans qu’on y soit préparés mentalement, on a au moins le choix de la façon dont on va les gérer et à travers quelles lunettes on va les observer.

Voili ! Je vous laisse vous pencher sur le sujet si le cœur vous en dit !

Much Love to you all ❤

TeeNa

Relations toxiques, Drama Queen, vampires et autres Détraqueurs

Avez-vous déjà connu une personne en présence de laquelle toute votre joie vous quitte instantanément ?

Si oui, vous êtes au bon endroit car ce qui va suivre pourrait bien vous intéresser !

Ah l’amitié ! Quelle belle invention… enfin oui, quand on est entouré des bonnes personnes surtout. Sinon, ça peut vite devenir un calvaire voire un cauchemar !

L’amitié, comme l’Amour, met en jeu des émotions et des liens très forts entre les « protagonistes » d’une relation, ce qui peut créer de la Joie, du bonheur, de la complicité… mais, aussi des situations douloureuses, des rancœurs, des déchirements ou des drames.

Ici, nous parlerons du Côté Obscur de certaines relations, mais aussi de « l’envers du décor » chez certaines personnes. Ces vampires, suceurs de bonne humeur, qui aiment se nourrir de notre joie, en nous laissant aussi vides et ravagés que des coquilles de noix…

Il faut être très vigilant car toutes les personnes de notre entourage peuvent être concernées. Il ne s’agit pas que de personnes sadiques et bien décidées à faire souffrir les autres. Il peut aussi s’agir de l’amie malheureuse qui ne fait que ressasser ses déboires, du cousin pessimiste, de la tante grognon, du conjoint qui est convaincu qu’il est malchanceux et traîne sa misère partout où il va, etc.

Je pense d’ailleurs qu’il s’agit bien plus souvent de personnes insupportables par accident.

Pour ma part, j’en ai connu pleins, de ces dépressifs anonymes, ces personnes qui étaient aussi joyeuses qu’un rat crevé. Parfois, j’avais même l’impression d’être un aimant et d’attirer tous ceux qui traînaient dans le coin. J’ai compris, bien plus tard, qu’ils n’étaient en fait que le reflet de ma propre détresse intérieure… Pas facile à accepter car on ne veut jamais faire partie des sources du problème… Mais, le jour où j’ai accepté de voir que le seul point commun entre toutes ces personnes qui me pompaient l’air…c’était MOI, je me suis paradoxalement sentie libérée !! Comme si je venais de trouver la clé qui m’aiderait à sortir de mes schémas relationnels.

Bon, il m’a fallu encore quelques années avant de tout bien comprendre et d’arrêter de me fader des relations pourries, mais j’avais au moins pu avancer sur un point ! C‘était donc le premier pas primordial à faire.

J’ai compris aussi ce qui entrait en jeu quand j’étais en contact avec ces personnes. Je dirais qu’ils agissaient un peu comme des « trous noirs sur pattes », qui absorbaient ma joie de vivre. Pour rappel, un trou noir est « un objet céleste si compact que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper ».

Donc, en présence d’un « trou noir sur pattes » (donc pas un vrai trou noir dans l’espace car si vous en croisez un un jour, c’est juste « Adieu »), il n’est impossible de ressentir de la joie ni aucune sorte d’émotion positive car illico, l’autre vous fait redescendre à son bas niveau vibratoire. Oui, parce que le trou noir n’aime pas déprimer seul, il lui faut des compagnons de déprime et plus il en a, plus il est rassuré et peut se vautrer dans son auto-apitoiement. Les autres se montrent alors compatissants de tant de malheur.

Ces trous noirs qui, comme les Détraqueurs dans Harry Potter, vous aspirent dans leur champ gravitationnel du malheur et du mal-être et vous emprisonnent en vous empêchant d’éprouver toute forme de joie ou de bonheur peuvent aussi être des Drama Queen en puissance.

Est-il encore utile de présenter sa Majesté la Drama Queen ? (qui peut d’ailleurs parfaitement être un mec malgré le terme « Queen »)

Les Reines (ou Rois) du drame sont très fortes aussi pour cultiver les situations désastreuses desquelles elles pourront se délecter en se plaignant à larmes chaudes, tout en attendant des autres qu’ils les consolent, sinon attention aux reproches et à la culpabilisation ! Je dirais que les Drama Queen sont des pros de la manipulation. Souvent, ils créent eux-mêmes des drames pour pouvoir se plaindre… et se faire plaindre.

J’ai connu plusieurs Drama Queen. C’étaient des personnes normalement constituées du cervelet et qui étaient, au premier abord, très gentilles. Mais, quand il s’agissait de se faire passer pour une victime, elles étaient championnes. Ce qui m’estomaquait le plus, c’était leur habileté à provoquer des situations dramatiques les unes après les autres. Parfois, elles me demandaient mon avis avant même de créer la situation problématique et je donnais des conseils judicieux (en tout cas, selon moi), Madame Drama Queen consentait à dire que c’était la meilleure décision à prendre…mais, Oh surprise ! Elle choisissait au dernier moment de faire totalement autre chose… qui faisait tout dégénérer et qui la faisait souffrir atrocement… Pourquoi ??? Pourquoi choisir consciemment l’option qui fait souffrir ?

Quand on est une Drama Queen, tout est bon pour attirer l’attention. Je crois qu’il y a même une addiction au drame et à la douleur. Je pense qu’à une certaine période de ma vie, j’ai été une mini Drama Queen… Voilà ! je l’ai avoué, maintenant je peux aller de l’avant haha !

C’est une sorte de cercle vicieux duquel on se retrouve prisonnier. Le pire, c’est de ne pas savoir à quoi on joue. Il faut quelqu’un qui trouve les mots pour nous ouvrir les yeux sans qu’on le maudisse. Il faut énormément d’humilité pour accepter d’écouter les autres et surtout de se remettre en question. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est vital !

Je pense que pour sortir de relations toxiques, se libérer de l’emprise des vampires, Drama Queen ou autres Détraqueurs, il faut une bonne dose de courage. Et si vous faites vous-mêmes partie de ces hurluberlus, c’est surtout l’humilité qui vous aidera à casser le cycle de vos addictions au malheur et au drame. Trouvez-vous des habitudes plus saines comme le tricot par exemple !

En tout cas, pour ma part, je suis bien contente d’avoir fait le ménage dans mes amis et je peux dire aujourd’hui que j’ai réussi à développer des relations beaucoup plus saines qui m’aident à grandir et à révéler ma plussoyance !

Pour moi, un ami devrait toujours souhaiter le meilleur pour vous, et, si ce n’est pas le cas, commencez à vous poser des questions…

Much Love to you all ❤

TeeNa

Le « travail passion », ce doux rêve utopique

Bien le bonjour! Guten morgen ! Aloha !

Dans cet article, j’ai envie de me pencher sur le travail. Alors, oui, il me semble que j’en ai déjà parlé dans un article précédent, mais là, j’ai envie de traiter un autre aspect.

Je vais donc m’intéresser aujourd’hui au fameux « travail passion ».

« Mais, qu’est-ce donc ? », me demanderez-vous.

Je ne suis pas sûre de trouver une définition assez juste donc je vous dis ce que j’en pense personnellement.
Pour moi, le « travail passion », c’est un travail qui nous passionne… (sans blague !) et qui attise notre « feu sacré » quand on l’exerce. C’est une passion qu’on a réussi à transformer en travail… Et qui dit travail dit aussi salaire normalement, mais on nous fera bien (trop) souvent remarquer que dans ce cas précis, le vrai salaire n’est pas une obligation… J’irai même plus loin en disant que si vous avez déjà la chance de faire ce que vous aimez au quotidien, vous n’avez pas en plus besoin d’argent. Contentez-vous des miettes qu’on vous donne et fermez-la ! Vous avez déjà la joie de vous adonner à votre passion tous les jours (au lieu de vous rendre à un job pourri à se pendre au lustre), vous n’allez pas non plus demander d’être payé et puis quoi encore ! Quel sacrilège d’en demander autant !

Vous devez d’ailleurs aussi subir le statut illégitime de ce que vous osez appeler votre « travail »… Oui, car dans l’inconscient collectif, une passion ne peut pas être un travail puisque le travail est une chose qu’on doit faire en souffrant sang et eau… (cf. la définition du mot travail pour comprendre, le tripalium, objet de torture tout ça tout ça…)

En tant qu’illustratrice free-lance, dès mes débuts, quand on me demandait quel était mon métier et que je répondais donc « illustratrice », j’ai eu droit à des phrases du style : « nan mais, c’est quoi ton VRAI métier ? » Et pendant longtemps, je ne me sentais pas légitime à dire que j’étais illustratrice, j’avais l’impression de passer pour une folle. Il y a même une personne qui m’a dit : « Ah oui ! C’est un métier fictif, ça ! » Un métier fictif, genre, il est tellement faux que je l’ai inventé… Comme certains mythomanes qui s’inventent une vie…

Puis, j’ai évolué. J’ai compris qu’en fait les gens n’étaient que mes miroirs, et qu’ils ne reflétaient que ce que je pensais de moi-même. Ils me montraient l’opinion que j’avais de moi tout au fond, derrière les faux-semblants. Ça paraît tiré par les cheveux mais j’ai pu constater qu’au fur et à mesure que mon estime de moi-même évoluait, le discours des gens changeait dans le même sens. On me trouvait plutôt courageuse d’oser être moi-même, de m’engager envers moi-même et de me donner les moyens de concrétiser mon rêve. Et quand j’ai parlé de sortir ma BD en auto-édition, les encouragements et les témoignages de soutien ont tout de suite fusé, ce qui m’a prouvé que j’étais parfaitement alignée avec mon rêve et que je commençais vraiment à me sentir à ma place. Bon, ça ne m’a pas empêchée d’être bloquée pendant plusieurs mois car je m’étais trop mis la pression et je voulais faire un travail parfait pour répondre aux attentes de tous ceux qui me soutenaient si chaleureusement… Mais, l’évolution de mon opinion de moi-même est juste flagrante ! je ne peux que me féliciter de cette nouvelle confiance acquise.

J’ai récemment remarqué que depuis toute petite, ma famille m’encourage à être dessinatrice. Aussi bien mes parents que mes frères et sœurs, c’est quand même dingue ! Mais, c’est possible que je me bloque dans une certaine mesure car j’ai peur de les décevoir, eux qui ont misé tous leurs espoirs sur moi… Est-ce mieux de tout saboter et de ne rien tenter tellement la peur de décevoir est forte ?

Depuis quelques mois, j’ai un job alimentaire qui m’a vraiment ouvert les yeux sur mes croyances et mes peurs ! Eh oui, je pense qu’on n’est jamais placé par hasard, on a toujours quelque chose à apprendre. Et, j’en ai appris des choses sur moi-même et sur les jeux que je joue encore.

Je me plais à imaginer la carrière professionnelle parfaite, mais tout reste bien au chaud, dans ma tête, bien à l’abri de tous, même de moi-même ! Je sais pourtant exactement quoi faire pour y accéder, à cette carrière, et la rendre réelle, mais c’est comme si à chaque fois quelque chose m’en empêchait… Ce « quelque chose », c’est Moi, bien sûr ! Donc, le diagnostic est tombé : c’est clairement un auto-sabotage…

Je pensais pourtant m’être libérée depuis longtemps de mes schémas autodestructeurs, mais ils étaient en fait juste très bien cachés… Enfin, je sais que je faisais l’autruche car j’ai toujours su que je les gardais avec moi, comme si j’avais peur d’être perdue sans eux… trop heureuse de pouvoir enfin être libre et d’exprimer ma plussoyance ?

J’ai été mise face à mes propres croyances sur les artistes et les free-lance. Je crois qu’au fond, je pense encore qu’il est impossible de bien gagner en étant à son compte et que la galère n’est jamais bien loin. Comment espérer réussir avec ce genre de pensées ? Pourquoi ne pas donner une vraie chance à mon rêve d’exister ?

Ma BD était un premier pas, la première pierre à l’édifice, mais je sens que je peux aller encore bien plus loin et ouvrir complètement la porte ! Je suis assez impatiente et je me juge de ne pas lâcher mes peurs plus vite, ce qui m’empêche de voir que j’évolue malgré tout : j’ai pu, pour la première fois de ma vie, parler de l’illustration comme de mon vrai métier ! Quel bonheur ça a été et quel cadeau je me suis fait ! Et, ce qui est encore plus jouissif, c’est surtout de voir les autres trouver ça normal.

Et ça devrait être normal d’exercer le métier où nos passions sont sollicitées afin qu’on puisse s’épanouir au travail ! Vous me trouvez utopiste ou fêlée du bocal ?

Moi, c’est cette société que je trouve pétée du bulbe… Mais, ça, c’est une autre histoire !

Much Love to you all ❤

TeeNa